TRAVAUX BRYOLOGIQUES DEDIES A LA MEMOIRE DE I*iprre-Tranqiiillc IIIXVII Botaniste normand Fondateur de la Revue Bryologique (1840 - 1929 ) Fasc. II Laboratoire de Cryptogamie MUSEUM NATIONAL DIIISTOIRE NATURELLE PARIS 1944 Source: MNHN, Paris SOMMAIRE a. Lb turn. - La corrcspondance de T. Husnot avee R. Le- normand.. I. Theriot. — Musci .. Margabet Fulford. - Vegetative reproduction in Bruopteris fra - ticulosa Tayl. G. O. K. Saibsbuby. — Nortiiern Mosses in New Zealand. Helmut Gams. - EeitrSgc anr Kenntnis der nivalen Lebermoose der Alpen. R Gaume. — Sur quelques groupemeuts muscinaux dc la foret de Huelgoat (Finistere). P. Duclos et L. Lavergne. - La Vegetation bryologique de la Cliataigneraie du Cantal. R POTIEB de la Vabdb. - Le Fl . siden , intralimbatas Rnthe dans les Basses-Pyr6nees. HEBMAM PEBSSOM. - Existence de Mousses an tend des lacs en Sudde. F. Koppe. - Das mediterrane Element in der Moosflora West- falens. M. J/eggli. — Bryophytes du Val Piora. Marthe Ernst-Scbwarzenbacb. La sexualite etle dimorphisme des spores des Mousses. G. Bimont. — Excursion bryologique a la tourbiere de la Cail- leuse (loret de Montmorency, Seme-et-Uise). M. Guillaumot. — Plantes rares ou nouvelles pour la France du Val d’lsere et de Peisey. Suzanne et Paul Jovet. - pourrissants et rochers (Haute-Savoie). - Peuplement bryologique des bois ombrages des environs de Samoens A. H. Magnusson. — Key to Hue’s Aspicilia . A. Bobos. - Nachtrige ram Artikel : Ueber einige interessante Lebermoose aus Ungarn. Th. Herzog. — Eine neue Plagiochila-Ail auf den Azoren .... V. Allorge. — Au sujet du Sphagnum molle Sull. en Espagnc et de sa varietd limbalum Wst. clans les Landes. 7 26 30 34 43 58 81 84 89 98 105 114 118 120 149 160 161 163 La correspondence de T. Husnot avec R. Lenormand par G. Le Test-u (Caen) L’Institut botanique de la Faculte des Sciences de Caen poss^de, dans les 27 volumes de correspondances revues par Lenormand, 75 lettres de Husnot. Toutes sont tres courtes ; une seule atteint la fin de la qua- trieme page d'un format 22.5 x 13.5. La plus ancienne est du 20 octobre 1863, la derniere du 18 aout 1871, precedant de 4 mois le dec6s de Lenormand. On sait ce qu’etait ce dernier : un collectionneur d’abord. 11 a, je crois, caresse le reve de posseder toutes les plantes vivantes : Phanerogames, Fougeres, Mousses, Lichens, Algues et meme Champignons. Pour satis- faire ses gouts, ll s’est fait algologue, algologue pratiquant, si je puis dire. Car non seulement, au moins dans la premiere partie de sa vie, il recueillait des Algues, les preparait, les nommait, — c’est sans doute ce qu'il a le mieux connu du regne vegetal, — et en inondait les herbiers grands et petits du monde enticr, mais il tachait a en recevoir de partout & 1 etat brut, en quelque sortc, s’offrant a les preparer lui-meme pour les collcctionneurs, a condition de pouvoir s’en reserver une bonne part. C est done comme possesseur de materiaux importants, etudies par tous les specialistes, authentiques par consequent, que Husnot entra en relations avec lui. Mais la correspondance n’entre autant dire jamais dans des sujets ou des discussions botaniques. Plutot que de lui ecrire, Husnot trouvait plus pratique, en cas de necessity de se rendre chez son ami avec les echantillons qu'il desirait soumettre a des comparaisons. Lenormand en 1863 etait deja vieux, il avait 67 ans. Je ne sais pas qui mil en rapport les deux botanistes, l’ancien et 1’apprenti. 11 est probable que ce fut sous sa propre inspiration que le second s adressa au premier : il hesitait sur la determination specifiquc d’un Gnmrnia, car, ecrivait-il, « il n’y a que 2 ou 3 mois que j’etudie serieuse- nient les Mousses et je suis souvent embarrass^ par les genres Hypnum, rinwiia, etc. » (26 fevrier 1864). Il semble n'avoir cu a cette epoque conime instrument de travail que le Synopsis de Schimper et l’ouvrage ,Je Wilson (l er mars 1864). Source. MNHN. Paris ESTU Son gout pour la botaniquc n’etait cependant pas nouveau. Ancien eleve de l'Ec.ole de Grignon. ses maitres avaient conserve le souvenir de ses capacites ; le Directeur Bella — il 1’indique dans une, lettre du 24 mai 1864 — lui avait deja offert d’abord une place de repetiteur, puis la chaire de Botanique et Sylviculture. Mais Husnot ne se souciait pas alors d'aliener sa liberte et il projetait dcs voyages. En mars 1864, il reve de parcourir le Dauphine, mais il est retenu par une maladie de sa mere qui mourra d'un cancer en juillet. Deux mois apres, il est decide a sollicitcr une place dans une expedition scientifique qui s’organise pour le Mexique. C'est Moriere et le D r Vaul- legeard qui lui en out suggerc la pensee. Et il demandc a Lenormand de le recommander au Comte Jaubert, botaniste amateur et membre de l’lnstitut (25 mai 1864). Ces projets de voyages lointains n’aboutiront pas et en attendant leur realisation hypothetique, Husnot fera son excursion dans le Dau¬ phine et les Alpes (aout et septembre). Lenormand l'aecreditera aupres de ses correspondants ; il ne rencontrera pas les uns, sera bien accueilli par d’autres, sauf par Jordan, qui lui a bien expose ses theories, mais lui a refuse l'entree de son jardin (26 septembre 1864). Plus tard, Husnot ficrira : « De tous les naturalistes que j’ai vus dans mes voyages, il n’y en a qu'un qui ne m'ait pas bien recu, c’est le fameux Jordan. Je me rappelle que vous m’aviez engage i\ ne pas aller le voir ; j’aurais du suivre vos conseils » (18 juillet 1868). Une ou deux fois, il manifestera dans.sa correspondance combien peu il partage les idees du botaniste lyonnais (5 janvier 1865). Lenormand met d’ailleurs son compatriote & contribution. La repu¬ tation de l’herbier du premier est 6tablie et on le sollicite de participer aux exsiccata qui se publient dans les annees qui precedent la guerre de 1870. Desmazieres, la Socicte Vogeso-Rhenane ont reclaim! son Concours. Mais, depuis longtemps, Lenormand ne sort plus guere ; il ne veut pas laisser sa femme seule. Elle a toujours ete valetudinaire, malade imaginaire sans doute, — les lettres de Mougeot & Lenormand sont farcies de consultations, — nevropathe k coup sdr, — sa m£re a etd en- fermee au Bon-Sauveur et y est morte, — et il compte sur ses amis. Husnot est du nombre. Celui-ci devait (3 juillet 1804) lui recueillir 230 echantillons du Ranunculus Lenormaridi, c'est le cliiffre «fasciculaire» de Desmazieres, avec lequel Lenormand est en relations depuis trente ans. Plus tard, c’est la Societe Vogeso-Rhenane ; mais Lenormand n’en attend sans doute pas grand'chose ; il est si riche ! Et c’est Husnot qui lui dira : Acceptez, je recolterai pour vous et pour moi (17 mars 1869). Et ce n'est pas une sinecure. A une offre de plantes normandes pour ses correspondants, Lenormand repond par une liste de 250 especes Source : MNHN , Paris UORRESFONDANCE DE T. HUSNOT AVEr. R. LENORMAND 3 (fin 1869) ct, plus tard, janvier 1870, par une autre liste dc 70. Et pour- tant Husnot ecrit: Je fais peu de phanerogamic I En efTet, ses gouts ne le portaient pas de ce c6te. Des la premiere lettre que nous avons citee, il est question de Mousses, et ces plantes conserve- ront sa predilection avec les Hepatiques, les Fougeres et les Glumacees. Pourtant son voyage aux Alpes en 1864 semble avoir eu pour objet les Phanerogames ; il n’a recueilli que « quelques Mousses, surtout des Bryum » (26 septembre 1864). En 1865, avril-mai, il passe 6 semaines en Angleterre a Southampton " pour l'etude dc la langue et des mceurs ». Et ce n’est pas la premiere fois qu’il traverse la Manche, car, a cette date, il courait deja Kew. A peine de retour, il se prepare a partir pour l’Allemagne, toujours pour la langue. Une foulure du poignet retardera son depart jusqu’au mois de juillet. Il rendra compte sommairement de son voyage a Lenor- mano, qui l'a encore recommandd a ses nombreux amis : il n’a pu voir Schimper a Strasbourg ; mais il a vu Bausch a Bade ; Martin etait absent, mais il a rencontre Loren tz et, en sa compagnie, il a visits le Tyrol et la Lombardie. Et il a rdcolte surtout des Mousses (25 novembre 1865). L'annee n'est point terminee, qu’il prepare une nouvelle expedition, aux Canaries. Car ses voyages sont prepares ; pour celui-ci, il a acquis la partie cryptogamique de l’ouvrage de Webb et une serie de plantes de Bourgeau (15 decembre 1865). Et le projet, malgre des difficultes amenees par le cholera, se realise. Husnot quitte le Havre le l" mars, Cadix lc 15, sera aux Canaries lc 18. Il les quittera le 14 juin, satisfait de ses recoltes. « Excepte dans * les genres Stmpervivwn et Stalice, encore peu en fleurs, j’ai trouve la « majeure partie des especes speciales » (4 juillet 1866). Mais il y a eu des incidents desagreables : « J'ai ete bien malheureux 5 la recherche du Slatice, ecrit-il le 26 no- * vcmhrc 1866 - Je n’en ai trouve qu’un seul, le plus petit; probablement * ( ! ue ces especes sont assez localisees, car il est impossible de passer * 4 c6t ® sans les voir. Je fis une course de 3 jours a la recherche de l’imbri- " ta ^ a% J etais pres d’arriver k 1’endroit indique, lorsque, traversant le * dernier village, je fus arretd par ordre de l’Alcade (le Maire) et conduit 8 devant ce magistrat. J’eus tort de dire que j’etais Fran^ais. On venait <■ d’apprendre a Teneiife que le general Priinm s’etait refugie en France. * iJ ° ur moi qui ne savais nullement dans quel pays etait ce general, <' ni ce qu il faisait, je fus fort embarrasse pour repondre aux nombreuses " questions qui me furent adressees k ce sujet. Monsieur le Maire en * c °nclut que j’etais probablement un officier de marine, envoye pour 8 tenter quelque coup de main sur ces lies ; et defense me fut faite, au 0 nom de la loi, et en presence d un public nombreux, d’approcher plus " pres du rivage. 11 me fallait obeir et dire adieu a ces rochers sur lesquels Source: MNHN, Paris G. I.E TESTU « je devais recueillir le SI. mbricala ; c’etait peu de jours avant mon « depart. » Et pourtant les voyages l'attirent loujours et ne cesseront de. 1 attirer jusqu’ii son mariage. A peine de retour des Canaries, sitot communiquees ses recoltes aux specialistes, les Mousses a Schimper, les Hepatiques a Gottsche. il songe au Senegal ct meme au Dahomey « oil on peut penetrer jusqua 25 ou 30 lieues dans l'interieur » (29 decembre I860). En I860, c'etait beaucoup dire ! II pensera meme au Gabon. Sagot lui a cependant represente le pays comme dangereux : « Ce ne sont pas des climats sains » (23 avril 1867). Decaisne est du meme avis, mais Aubry-Lecomte y est reste 6 ans ! (24 juillet 1867). En attendant, I-Iusnot etudie un peu les Algues et les Lichens qu il ne connait guere. II ne s’en occupera jamais beaucoup. Mais un projet de voyage succede. a l’autre. Husnot est attire par les pays tropicaux. II a reve Senegal, Dahomey, Gabon. Le 8 janvier 1867, il s’embarque pour la Nouvelle-Grenade ; il ne fera qu y toucher et revien- dra aux Antilles. Nous n'en trouvons pas la raison dans sa lettre du 5 mars 1868, datee de Matouba (Guadeloupe). Une seconde tentative ne reussira pas davantage, ou meme ne sera pas essayee. Le 24 juin 1868, il est de retour a Cahan. Il est curieux de connaitre comment il comprend un tel voyage et voici ce que fut son installation dans la vieillc lie fran^aise : « Je suis reste une quinzaine a la Martinique... Je suis ici (au Matouba) « depuis le 2 (mars) et j’y resterai un mois ou peut-etre deux. J’ai loue « une maison dans un village appele Le Matouba, situe au milieu des « forets, a 700 metres au-dcssus du niveau de la mer. C’est une contree « fraiche et boisee, tres riche en fougeres, surtout en Hymenophyllees. « C’est le Laularet de la Guadeloupe. Je me porte maintenant tres bien a et vais faire lous les jours de bonnes courses » (5 mars 1868). Des lors, ses preferences sont bien etablies ; il ne parle pas des Phane- rogames et n'enumere dans ses recoltes que des Fougeres, des Crypto¬ games et des Glumacees. Au 6 mai 1868, son tableau est le suivant: Fougeres.140 (nous avons ces recoltes) Glumacdes. 80 Muscinees. 9t> Champignons. 20 Les Algues ont ete negligees : un catalogue a deja ete publie; il y a des specialistes sur place qu’il mettra en relations avec Lenormand ; Schramm, Pun d’entre eux, remet k Husnot pour ce dernier un paquet d'echantillons. Source : MNHN , Paris CORRESPONDANCE DE T. HUSNOT AVEC R. LENORMAND En juin, il est dc retour en France; en aofit, il rend visite a Lenormand avec ses Cyperacees et celui-ci lui fait liberalement part de ses richesses. anguste prosen- chymatica-. Folia perigonialia e basi ovata breviter acuminata, leevia, sine rugis, cnervia ; anlheridia ellipsoidea, curvata ; paraphgses longiores. Folia perichxtialia erecla vel inlerdum patentia, externa brevia, obtusa, interna longiora et ramealium similia, sed marginibus superne angustissime revolulis et texto laxiore, enervia ; vaginula alte cylindrica, tenuibus, jlexuosis, fili- formibus paraphysibus veslita ; archegonia pauca ; seta rubra, lievis ; theca obovoidea-cylindrica, asymelrica, tenue curvata ; operculum conicum, bre- vissime apiculalum ; perislomii denies ferruginei, marginati, minute slriati, superne pallescenles et papillali, alte trabeculali; endostomii processus aurali, paullo breviores, carinati, papillati ; cilia brevia, solitaria ? Cryptoneurum acuminatum Ther. et P. de la V. Sericeum, intus brunneum, extus nitide lutescens. Caulis 3-4 cm. longus. Polia caulinaria circa 1,4 mm. longa, 0,5 mm. lata ; paraphyllia 0,25 mm. longa ; cellula’ basilares et alares 24-26 p. X 13-14 u, parietibus indistincle Source: MNHN, Paris 24 I. THERIOT punciatis, media: et stiperiores 48-50 p x 7-8 p; folia ramealia inferiora iantum 0,25 mm. longa, media et superiora usque ad 1,5 mm. longa. Anthe- ridia 350 X 90 p; Paraphyses longiores, erectx, plerumque trisepta:. Pedi- cellus 15 mm. altus ; theca operculata 2 mm. longa, 1 mm. crassa; spori minutissime verrucosi, viride ochracei, 12-14 p crassi (fig. 13). Haiti: Morne de la Selle, on shaded stones, 2.500 m. (n° 3177). Le g. Cryptoneurum semble devoir etre place dans le voisinage du g. Plychodium dont il se rapproche par les feuilles profondement plissees et par la nervure simple. Ce dernier caractere l’eloigne du g. Gollania, mais il faut cependant reconnattre que son port et l’aspect que prennent parfois les feuilles rameales en se tordant et se crispant, et aussi la rarete relative des paraphylles, indiquent quelques affinites avec ce dernier genre. Pogonalum tortile (Sw.) Par. Santo-Domingo, loc. I, Los Lagunas, 750 m. Poflonatum Ekmani Ther. sp. nov. Dioicum. Caulis erectus, 10-20 cm. longus, basi nudus, simplex vel sub perichxtio innovans. Folia sat conferta, sicca ereclo-flexuosa, humida erecto- palenlia, 6 mm. longa, e basi brevi laliore subhyalina, integra, cellulis internis rectangulis, mar- gines versus quadratis, lamina longe lanceolata acuminata, acu¬ ta, marginibus planis, serratis, dentibus magnis, acutis, versus apieem conferlis, cellulis margi- nalibus quadrato-roiundatis, 10 p, valde incrassatis ; costa percur- renle, lamellata fere tola obducta, lamellis numerosis, conferlis, in seclione transversali e 1-3 cellulis compositis, cellula marginali di- lalala, emarginalo-bifida. Pedi- cellus erectus, 25-30 mm. longus, capsula oblongo-cylindrica, erecta Fici. 14. — Pogonalum Ekmani Thi'r. — 1, feuillc ; 2, acumen ; 3, tissu (le la gaine ; 4, bord de la fouille et cellules marginales, 6, fragment de cette coupe ; 7, fragment d’une lamelle vue en plan. 4-5 mm. longa ( deoperculata), calyplra rufa tolam capsulam obtegens (fig. 14). Haiti: Massif de la Hotte, western group, Torbec, top of Mt Formon, on the ground, 2.225 m. (n° 7507). — A aussi eterecolte a Cuba, par le meme collecteur, E. L. Ekman, au pic Turquino (1915), et par l’ingenieur Source: MNHN, Paris MUSCI HISPANIOLENSES 25 Y. Acuna, au meme lieu en 1936; mais les echantillons cubains sont steriles. Cette belle espece a des affinites avec P. Pillieri R. C. du Costa-Rica ct P. ericmfolium Besch. du Mexique. Elle differe du P. Pittieri par ses feuilles deux fois plus petites et par les lamelles de la nervure composees au centre de 3 cellules (au lieu de 2) et aux bords d’une seule cellule, et du P. ericxfolium par sa grande taille, par les cellules de la lame et des lamelles plus larges, par ses feuilles vivement dentees depuis la gaine. Vegetative Reproduction in Bryopteris fruticulosa Tayl. by Margaret Fulford Plants of Bryopteris fruticulosa collected at Punta Gorda, British Honduras, November 1932 exhibit an interesting example oi vegetative propagation by means oi young shoots. These young shoots are oi two types, the one arising from leal cells and known as < Erntsprossehen ., and the other occupying the same position as the sexual branches on the stem and belonging to the category < Brutaste ». The • Brntspriissehen i usually arise on the dorsal sides of the ordinary, persistent leaves, especially after they are badly weathered or « eroded >. The propagula occur on any portion of the surface and show no periodicity in their development, one leaf often bearing brood shoots of different sizes (see Fig, 1). They also occasionally occur on male bracts. This type of propagulum on persistent leaves has been described in Plagiochila (1) and Bazzania (2). They are also frequent in many species with caducous leaves, and are associated with the caducous leaves. Evans (3) has described them in several tropical American genera, and more recently Degenkolbe (4) has given a comprehensive summary of « Brutsprosschen ». An ordinary leaf cell becomes more chlorophyllose than those adjacent and divides by means of a wall at right angles to the surface of the leaf (Fig. 2) and one or both of the newly formed cells bulge on the dorsal surface (Fig. 3). Then from one of these new cells one or two cells are cut off by transverse walls parallel to the leaf surface so that a very short filament" is formed. An apical cell with three cutting faces devclopes from the end cell after a few cells are cut off through anticlinal divisions. The new shoot is formed by the activities ol this cell. 1 he first cells cut off have bulging sides and can easily be distinguished even after the (1) Carl (H.), Ueber die blattbiirtigen BrutsprOsschcn bei Plagiochila (Ann. Bryol, 6, 15-19, 2 fig., 1933). . . (2) FULFORD (M.), The Genus Bahama in the Midland Nat., 17, 385-124, 12 fig.. 1930). (3) Hepatic® of Puerto Rico. VI. Cheilolejeum Pyrnolejeunea (Bull. Toney Bol. Club, 33. 1-25, 3 (4) llrutorgane bei beblattertcn Lebemioosen (rl United States and Canada (Amer. \ea, Redolejeunea, Cyslolejeunea and pi., 1906). Bryol, 10, 13-96, 112 fig., 1937). VEGETATIVE REPRODUCTION IN BRYOPTERIS FRUTICULOSA TAYL. 27 shoot has attained considerable length (Fig. 4 and 5). The first two leaves are very rudimentary consisting of only three cells each. Each succeeding leaf becomes larger, and on the fifth or sixth leaf rudimentary lobules become evident. These, too, become larger on succeeding leaves and are well developed on the ninth or tenth leaves. The typical (mature) leaves of these shootlets have more or less the same outline as the leaves of the parent plant, but they are, of course, very small, show no evidence of teeth on the margins and have proportionately larger lobules. The first underleaf usually arises after the formation of the fifth leaf and is very rudimentary (see fig. 5), triangular and consists of three cells. Each successive one is larger and more completely developed. The « mature » underleaf is oblong and emarginate. The « Brutaste » are much more abundantly produced, often hundreds °f them occurring on a single branch. They are characteristically on the primary branches but are not uncommon on the main axis. They 28 MARGARET FULFORD are produced in tufts of from ten to thirty or more just below a leaf, in the position of the sexual branches, often on the same axis with them (see Fig. 6). The sexual branches are of the Radula type, that is, they . arise m a cortical cell adjacent to the base of a leaf on the basiscopic side and in the ventral portion of the segment » (5) and each one has a well deve¬ loped sheath at its base. The tufts of brood branches arise m a similar position but do not develop such sheaths. The individual branchlets of the tuft originate in disc-like areas of cortical cells just below the leaves. A transverse section of the stem shows a medulla fifteen or more cells in diameter, surrounded by a cortex of one layer of cells more or less rectangular in outline, not unlike the structure of the stem of B. filicina described by Evans (6). The inner cells of the medulla have relatively thin walls and are little pigmented, but the cells of the outer two or three rows, those nearest the cortex, have very thick walls and are deeply pigmented an orange-brown color. The cortical cells are larger, with thinner walls, and are a little less pig¬ mented than the adjacent medullary cells. The cortical cells which give rise to the propagula are somewhat larger than those adjacent and do not have the typical deep, orange-brown color. In addition, the adjacent rows of cells of the medulla have thin walls and also lack the usual pig¬ mentation. In the formation of the propagula, a cortical cell of the sort just des- cribed becomes packed with material and divides by means of a wall at right angles to the surface. These new cells bulge out and each one through a wall parallel to the periphery of the stem becomes two cells. The outer cell, by a series of divisions at right angles to the stem axis, forms a mass of cells. Each one of these cells thus formed is capable of producing a new shootlet, through the formation of a fewcelled fila¬ ment, which in turn produces the apical cell of the new shoot, after t e manner described for the development of the brood shoots from cells of the leaves (see Fig. 7-10). As in the latter, the early cells cut oiT are rounded in outline and irregularly arranged; the early leaves are rudi¬ mentary, consisting, for the most part, of only three or five cells; the well developed lobules appear on the ninth or tenth leaves ; and e underleaves are at first very rudimentary, but successive ones become narrowly ovate, and finally oblong and emarginate (Fig. id). The branch- lets often become more than 1.5 mm. in length while yet attached » the stem. The point of attachment is a single cell (see Fig. 5 and 10- ) and the branchlets are easily separated by a slight movement. The rea (5) Evans (A. W.), Branching in the (6) The anatomy of the stem in tl 250-280, 8 fig., 1935). xfy Hepatica! (Ann. Bot.. Lejeunete (Bull. Toney l 26, 1-37, 36 fig., I" 12 '’ Hot. Club. 62, 187-211. Source: MNHN, Paris VEGETATIVE REPRODUCTION IN IiRYOPTERIS FRUT1CULOSA TAYL. 29 is schizolytic; Although there was no evidence in the material examined tliat these leafy propagula grow into normal plants, without doubt pro¬ pagation by this method frequently occurs. These brood branches are much less highly specialized than those described by Evans (7) for Leptolejeunea, Drepanolejeunea and Odonlole- jeunea, since they do not arise singly, do not possess sheaths, or develop the radicelliferous discs found in those genera. Degenkolbe (8) has discussed the development of « Brutaste » in his summary of the brood organs in hepatics. Similar slender llagelliform branches have also been noted in B. tenuicaulis Tayl. (9). In addition to the above mentioned material from British Honduras in the Missouri Botanical Garden, plants bearing similar « Brutaste » have been collected at Mirador, Mexico, by F. Muller ; the East Coast of Guatemala, by Sereno Watson no. 58 c ; and in Bolivia by White (Mulford Exp. Amazon Basin no. 2133 a) and are in the collection of the New York Botanical Garden. The writer wishes to express her appreciation to Dr. A. W. Evans of Yale University for his helpful criticism in the preparation of this paper. (7) Hepaticte of Puerto Rico. I, II, IV {Bull. Toney Bot. Club, 29, 490-510, 1902; 30, 19-55, 1903 ; 31, 183-192, 1904). (8) Degenkolbe, Brutorgane bei beblatterten Lebermoosen {Ann. Bryol., 10, 43-93, 112 fig., 1937). (9) Evans (A. W.), Hepaticte of Puerto Bico. VIII {Bull. Toney Bot. Club, 35, 533- 308, 3 pi., 1908). Northern Mosses in New Zealand by G. 0. K. Sainsbury (Wairoa, New Zealand) One of the most interesting features of the moss flora of New Zealand is the representation there of a number of genera and species which, according to our present knowledge, are otherwise confined to the northern hemisphere. The qualification is of importance because, to mention Aus¬ tralasia first, bryological research on the Australian continent has been so desultory that it is impossible to estimate the probability of any future discovery. The predominance of Australian species both in Tasmania and New Zealand, due of course to the ancient land connections, makes it likely that future research will show some Australasian extension of the distribution of these northern mosses. On the other hand it must be remembered that the New Zealand flora is a very distinct one, in many respects sharply cut of from that of Australia, and that so far as Tasmania is concerned there is less likelihood of the mosses in question having been overlooked, because there has been, proportionately to the size of the country, far more collecting done there than in Australia. Of the other parts of the southern hemisphere in which an extension of the distribution might be expected, South America is certainly indi¬ cated as the most likely region. The south-western part of the con linen has strong floristic affinities with New Zealand, and the antarctic land connection between the two countries appears to have been the bridge by which most of the northern mosses reached the antipodes. The subjoined list is of those that are confined to New Zealand, and also of a few other mosses whose distribution in this connection deserves notice. The information given as to the general distribution is derive from the Musci of Brotherus (2nd Edition), but details of countries and regions are omitted and the relative continents only are usually mentioned in the list. Unless individual mention is made to the contrary the species in question has been found in fruiting condition. Scania glaucescens (Hedw.) Broth. - Europe, Asia, North America and Hawaii. . The only finding in New Zealand was some 40 years ago on Mt m in the central southern region of the South Island, at 920 m. NORTHERN MOSSES IN NEW ZEALAND 31 Seligeria Bry. Eur. — Europe, Asia and North America. The two New Zealand species are sub-montane (at ca. 600 m.) and grow on calcareous rock. One, .S'. Cardotii R. Br. ter., is fairly common in the South Island, but has only been found once in the North Island. The first and only finding of the other, S. diminula (R. Br. ter.) Dixon, was at Castle Hill, Canterbury, South Island. Both species are very minute, and an extension of the distribution of 5. Cardotii will probably be established as the result of further research. This is less likely however in the case of S. diminula because. Castle Hill already has two mosses and one phanerogam which are endemic in its very restricted area. Eucladium Bry. Eur. — Europe, Asia and North America. The New Zealand species, E. irroratum (Mitt.) Par., is not uncommon in both islands on wet calcareous rock. It has been found at an altitude of ca. 600 M. but speaking generally it is a moss of the lowlands. Hymenostylium curvirostre (Elirh.) Lindb. The plant from Otago, South Island, that was formerly supposed to belong here is however Anceclangium Bellii Broth. Crossidium Jur. — Europe, Asia, North America and Perua. The Peruvian species are of course technically of the southern hemis¬ phere. The New Zealand C. Geheebii (Broth.) Broth, is near the European C. chloronotos (Brid.) Jur., but there are differences which are probably specific. The only specified station is Napier, North Island, the scene of a disastrous earthquake in 1931. There is reason to suppose that other unspecified early findings are also referable to Napier, where the moss was rediscovered recently on limestone boulders by the sea. Within the last century Napier was an island, though it is now completely joined to the mainland by earthquake upheaval and artificial reclamation. C. Geheebii is a tiny moss and may well have been overlooked in similar stations. Coscinodon Spreng. — Europe, Asia, North America and Bolivia. The Bolivian species are found on the high Andes, and must of course rank technically as southern mosses. The New Zealand species, which is not yet published, was found on stones in a damp open place on Mt Cassidy, Arthur’s Pass, Canterbury, South Island, at 1.400 m. associated with Andretea sp. Climacium dendroides (Hedw.) Web. & Mohr. — Europe, Asia, Japan and North America. This appears in the Musci as C. Novx Seelandinz C. M. It is confined to the South Island where it has been found in a few high and moun¬ tainous parts, and never in fruit. As is the case with the northern plant *ts habitat is marshy ground. Brachylhecium albicans B. & S. — Europe, Caucasus and North America. A recent finding on rock at De la Beche, Tasman Glacier (1.500 m.) 32 I. K. SAINSBURY in a remote part of the Southern Alps establishes it as indigenous. Other¬ wise it has been collected in a few North Island localities, but always in association with introduced pasture grasses, and under circumstances throwing strong doubt on its native status. Fruit has not been found in New Zealand. Eurhychium prielongum Hobk. — Europe, Asia, North America, Japan, Madeira, etc. Collected in several localities in both islands, and appears to be indi¬ genous, though in some of its stations it has probably been introduced. Barren. Lcplodon Smithii (Dicks.) Mohr. Has a wide distribution in the southern hemisphere, extending to South America and South Africa as well as to Australia and New Zealand. It is noticed here because of the remarkable fact that it does not occur in North America. Most of the northern mosses confined to New Zealand would appear to have found their way south through the North American continent, but L. Smithii must have reached New Zealand, as well as South America, along some other path. Pylaisia Bruch. & Schimp. — Europe, Asia, Japan and North America. The New Zealand species, P. australis Dix. & Sainsb., was discovered some years ago in Marlborough, South Island, and has not been found since. The plant was sterile. Hylocomium splendens B. & S. — Europe, Asia, Japan, North Africa, Canary Islands etc., North America. Although only discovered in New Zealand in recent years this species has been found to have a wide distribution in the central and eastern mountain range of the North Island, where it has been found in several localities growing in abundance at the top of the range, an altitude of ca. 1.500 m. So far it has not been reported in the South Island, and no fruiting plants have been found. Buxbaumia aphylla Hedw. — Europe, Asia, Japan and North America. Has been found at Atiamuri, in the central volcanic part of the North Island, in moss-covered pumice ground amongst indigenous scrub ; and also at Kaingaroa, not far distant, on the bases of introduced trees, such as larch and pine. Other species are found in Australia, Tasmania and New Zealand, but none belonging to the sub-genus Eubuxbaumia to which B. aphylla is referable. Polytrichum gracile Menz. — Europe, Asia, Japan and North America. There is only one New Zealand record — from Canterbury, South Island — where it was collected many years ago. P. formosum Hedw. — Europe, North Africa, Madeira, Caucasus, Syria, Japan and North America. After being found twice in recent years in mountainous parts of the NORTHERN MOSSES IN NEW ZEALAND 33 South Island, this species was again collected in a similar region of the North Island. These are the first records, but further findings in similar situations are quite probable. It will be seen that of the 8 northern species in the above list which are confined to New Zealand one half have never been found fruiting in that country, and further that these are all pleurocarpous mosses, whilst the fertile species are all acrocarpous. It would however be rash to assume that these pleurocarps, with the exception perhaps of Hylo- comium splendens, are normally barren in New Zealand, because syste¬ matic collecting has been far too scanty to warrant any such general conclusion. Beitrage zur Kenntnis der nivalen Lebermoose der Alpen von Helmut Gams (Innsbruck) H. B. de Saussure und L. Agassiz, die als erste nivale Flechten vom Mt. Blanc und der Jungfrau mitbrachten, Wui.een, Hoppe, Floerke und Sch-wegrichen, die 1799 und 1800 nivale Flechten und Laubmoose am Grossglockner sammelten, die Briider Schlagintweit, die 1850 eine Menge nivaler Flechten und Laubmoose aus den Ost- und Westalpcn zusammenstellten, Lorentz und Molendo, die auf der Adlersruhe des Glockners (3.458 m.) « das letzte Pulsieren des Mooslebens » auf « der hochsten sturmgepeitschten Moosstatte Europas » gefunden zu haben glaubten, Arnold, der bci seinen vieljahrigen « Lichenologischen Aus- fliigen in Tirol » auch Laub- und Lebermoose mitnahm, Bernet, der 1888 einen ersten Katalog der Lebermoose der Walliser und Savoyer Alpen gab, und viele andere Erforscher der alpinen Nivalllora fiihren aus dieser nicht ein einziges Lebermoos an. Die ersten Funde soldier in der Schneestufe machten 1880-1890 in den Westalpen Carestia, Camus u. a., in den Ostalpen R. Wettstein, J. Breidler und F. Stolz. Eine langere Liste von nivalen Lebermoosen gibt erst 1913 L. Vaccari aus den penninischen und grajischen Alpen, wo er 12 zumeist von Bryhn bestimmte Arten iiber 3.000 m. fand ; aber noch 1916 fiihrt K. Mueller aus solcher Hohe nur 3 Arten von Gymnomitrium an, die allein nach ihm « an den nackten Felsspitzen, die aus den Schneefeldern lierausragen, gedeihen ». Vereinzelte Angaben iiber nivale Lebermoose geben weiter Heinrich Handel-Mazzetti und F. Kern aus den Ostalpen, J. Amann, J. Braun, Th. Herzog und Ch. Meylan aus den Schweizeralpen, aus welchen Meylan 1924 bereits iiber cin Dutzend durchwegs akrogyner Arten iiber 3.000 m. lcennt. Aus dem ganzen Alpenzug kenne ich heute mindesten 27 Lebermoose aus iiber 3.000 m. Hohe, iiber der im grdssten Teil der Alpen unter 3.000 m. verlaufenden Schneegrenze mindestens 40. I. Die am hochsten steigenden Lebermoose der Alpen Den bisher hochsten Lebermoosstandort der Alpen (mit Cephaloziella grimsulana und einer weitern Cephaloziella neben 21 Laubmoosen) fand J. Amann 1918 am Combin de Corbassiere (Siidwallis) in 3.650 m. Hohe, BEITRaGE zur kenntms der nivalen lebermoose DER AI.PEN 35 den zweithochsten VaccarI am Antener ErzhaupL des Mte. Rosa 3.500 m. (mil Cesia corallioides, Pedinophyllurn interruplum, dessen Bestimmung allerdings mir und auch Meylan fraglich scheint, und Blepharosloma Irichophyllum). Die von K. Mueller u. a. von Wettstein und Kerner iibernommene Angabe, dass Cesia ( Gymnomilrium ) corallioides auf deni Habicht in Tirol 3.500 m. erreiche, ist irrig, da dieser Berg nur 3.277 m. Iioch ist. Als dritthoclisten Lebermoosstandort kann ich die CEtztaler Kreuz- spitze anfiihren, deren reiche Flechten flora schon 1877 Arnold untersucht bat. Bci 3.450 m. fand ich 1938 auf dem Gipfelgrat Cesia corallioides und in einer kleinen Mulde die friiher anscheinend nocht nicht iiber 3.000 m. beobachtete Cesia varlans. Es folgcn mil. 3.400 m. der Piz Linard (Barbilophozia gracilis nach J. Braun) und der Mte. Leone ( Cephaloziella Slarkii nach Meylan) ; zwischen 3.300 und 3.350 m. die hochsten Lo- phozien der Wcstalpen ( Lophozia longidens am Passo Garin nach Vaccari, Barbilophozia lycopodioides am Weisshorn iiber Gressoney nach Cares- tia). Die Angabe Breidlers fur Aslerella Lindenbergiana « am Manhart 2.000-3.300 m. » beruht wiederum nur auf einem Schreib- oder Druck- fehler, da dieser Berg nur 2.678 m. hoch ist. Erst dann schliessen sich an mit 3.277 m. der Habicht ( Cesia coral¬ lioides und concinnata nach Wettstein), mit 3.207 m. der Piz Sesvenna (Sphcnolobus minulus und Barbilophozia Hatched nach Meylan), mit 5.200 m. der Ilocheiser in den Hohen Tauern (Cesia corallioides leg. Cornelius del. Gams). Dass von den hoheren Gipfeln der Hohen Tauern, namenllich vom Glocknerg'ipfel selbst, wo auch ich vergeblich Leber- moose gesucht habe, bisher keine bekannt sind, kommt wohl daher, dass die meisten von ihnen aus sandig verwitterndem Kalkglimmers- chiefer oder nur schwach sauren Griinschiefern bestehen und die meisten nivalen Lebermoose streng kalkmeidend sind. Dasselbe gilt auch fur Andretea. Anthelia Juratzkana soil nach Stolz (bei Jack) im Gepatsch (Kau- nertal) bis 3.200 m. steigen. Ich fand sie susammen mit Lophozia alpeslris am Marzellkamm (CEtztal) bis 3.149 m., Rubel an der Bernina nur bis 2.955 m. ; Handel-Mazzetti Anthelia julacea am Becher in Ridnaun bis 3.170 m. Ausser weiteren Funden von Cesia corallioides und con- cinnala (Venedigergebiet 3.100-3.200 m., Becca di Nona 3.1G5 m. u. a.) lolgen mit 3.100 m. der Piz Fliana (Cesia revolula nach Herzog) und die Capanna Linty am Mte. Rosa (Leiocolea Mulleri, Sphcnolobus minulus, Scapania curia und die beiden Cesien nach Vaccari). Bis 3.060 m. fand ich am Marzellkamm Isopaches decolorans, bis 3.050 m. Meylan am Piz Sesvenna Tritomaria exsecta, bis 3.040 m. Vaccari in Cogne Barbi¬ lophozia barbata und gracilis, bis 3.025 m. Breidler am Sonnblick bei Malta Barbilophozia Floerkei mit den beiden Cesien, bis mindestens Source: MNHN, Paris 36 HELMUT GAMS 3.000 m. Meylan in den Sclvweizer Alpen ausser schon genannten Arten noch Marsupella sparsifolia, Lophozia alpestris und conferlifolia und Bazzania Iricrenata ; Kern Lophozia uentricosa und Killias im Unter- engadin als hochststeigendes thalloses Lebermoos Metzgeria furcala. Von den Marchantiaceen scheinen Marchantia polymorpha und Cono- cephalum conicuni nur 2.930 m. (Aostatal nach Vaccari) und Sautcria alpina 2.920 m. (Graubiinden nach Meylan) zu erreichen, aus welchen Hohen bereits eine grossere Zahl Akrogyner dazukommt. Dass sich diese seit 1880 und besonders in den letzten Jahren rasch vermehrt und noch vermehren wird, weshalb ich die Aufzahlung nicht weiter fortsetze, ist wohl nicht nur auf die bessere Durchforschung der Schneestufe zuriick- zufiihren, sondern auch auf das tatsachliche Ansteigen der Nivalflora, das schon viele Beobachter festgestellt haben und das in den letzten Jahren, entsprechend dem raschen Zuruckweichen der Alpengletscher und Ansteigen der Schneegrenze, immer auffalliger wird. So diirften z. B. die von mir 1938 auf der Kreuzspitze und auf dem Gipfel des Marzell- kamms gefundenen LebermoosstandorLe noch um 1920 unter Firn gelegen haben. Die bisher ostlichsten nivalen Lebermoosfundorte in den Alpen sind der Dachstein ( Sphenolobus minutus bei 2.990 m. nach Hinterhuber), der Hochgolling (2.850 m.) und der Sonnblick bei Malta (3.025 m.) in der Niedern Tauern (beide mit den beiden nivalen Cesien nach Breidler). In systematischer Ubersicht ergeben sich somit bisher folgende Hohen- grenzen : Metzgeriaceaj: Metzgcria Inrcata (L.) Lindt). 3.000 m. Mar-u } (Nees) Lair. 3.500, 3.450 in. Cesia eoneinnala (Light!,) Lindb. 3.277, 3.165 m. Cesia rarians Lindb. 3.450 in. Cesia re valuta (Sees) Lindb. 3.K'0 m. i . , i i mi. 3.000 ui. Epiruiiianilun ea- : Pnlinui ’ Hun inlcrruptum (Nees) Lindb. 3.500 m. (!)■ Sphtnolol Steph. 3.207, 3.100 m. Isopaches deealorans iLiinpr.) Buell 3.060 m. Leiocolea Miilh’ri (N. ■■<■) Jorg. 3.100 m. Lophozia alpestris (-••Ulciehev) Evans 3.149, 3.000 in. Lophozia confciiildlia sVhiffner 3.000 m. Lophozia venhieom (Licks.) Duin. 3.000 m. Lophozia longidens (Lindb.) Maeoun 3.350 m. Barbilophozia lyeopoi ioides (Wallr.) Lceske 3.300, 3.050 in. Barbilophvzki llatchi (Evans) Lceske 3.207, 3.050 m. Barbilophoz"! barbat. (Scbiuidel) Lceske 3.040 m. Barbilopho. i (Ortho :ulis Buck) gracilis (Schleicher) Lceske 3.400, 3.040 in. Barbilopho in (Oilhocatdis Buck) Floerkei (Web. u. Mohr) Lceske 3.025 m. Tritomaria exsecta (Schmidel) Lceske 3.050, 3.000 in. Scapaniacea: : Scapania carta (Mart.) Duin. 3.100 m. Source : MNHN, Paris BEITRaGE zur kenntnis der nivalen t.ebf.rmoose der ALPEN 37 Ceplialoziellacese : Cephaloziella grimsulana (Jack) K. Muller u. C. sp. 3.650 m. Cephaloziella Starkii (Funck) Schiliner 3.400 m. Lepidoziaeefe: Blepharostoma Irichnphyllum (L.) Dum. 3.500 m. Bazzania tricrenata (Wahlenb.) Trev. 3.000 m. Ptilidiacea;: Antlielia Juralzkana (Limpr.) Trev. 3.200, 3.149 m. Antlielia julacea (L.) Dum. 3.170 m. II. Zur Verbreitung der Ccsia corallioides (Nees) Carr, und der Cesieta. Trotz der irrigen Ilohenangabe fur den Habiehtgipfel bleibt die Tatsa- che bestehen, dass von alien HepaLicie Ccsia ( Gynmoinilrium ) corallioides als die extremste Polsterpflanze unter den arktisch-alpinen Lebermoosen am regelmassigsten iiber die Schncegrenze steigt. Ich Kcnne bislier aus den Alpen mindestens 15 Vorkommnisse zwi- lien 3.000 und 3.500 m., mindestens doppelt so viele als von C. concinnata und omal so viele als von irgend einem andern Lebermoos. Sie gehtich seltener als alle andern ahnlich hoch steigenden Arten unter die P umgrenze hinunter. Ihre untere Grenze schwankt im grossten Teil c' r Zentralalpen zwischen 2.100 und 1.900 m. Als tiefster Standort in den Ostalpen gait bisher der vom Pleschitzgraben am Baclier 1.100 in. (Breidler), der selbst tiefer als alle bisher aus den Sudeten und Karpaten bekannten liegt. Eine altere Angabe fur Bozen in einem der warmsten Becken Siid- tirols (Bausch bei Jack 1898) schien daher iius.serst unwahrscheinlich, und doch konnte ich sie selbst 1936 bestatigen : Ccsia corallioides wachst tatsachlich auf Porphyrblocken der Eislocher iiber Eppan bei Bozen in nur 520 m. Hohe, zusammen mil Sphenolobus minulus und Flechten. W. Pfaff, der mit vieljahrigcn 1'emperaturmessungen die Erkliirung fur das seltsame Phiinomen gibt (nur 8 Monate mit Mittel iiber 0°, auch im Hochsommer nie iiber 5°, somit Temperaturen, wie sie normalerweise erst in der alpinen Stufe auftreten), fiihrt aus den Eislochern 20 zumeist schon von IIeufler gesammelte Akrogyne an, darunter aber nicht unsere Art. Obgleich diese demnach in den Alpen eine Vertikalamplitude von gegen 3.000 m. hat, ist sie doch nichts weniger als eurytherm, wie es B. Cephaloziella Slarkii und Blepharostoma sind, sondern hochgradig mikrotherm. Sie wachst z. B. auch in der unteren alpinen Stufe vorzugs- weise an Nordhangen, ist aber unter den mikrothermen Lebermoosen zweifellos, dank dem dichten Zusammenschluss der oberwarts friih absterbenden und ausbleichenden Blatter und der ganzen Sprosse, die gegen Austrocknung und Wind- und Schneegeblase weitaus am besten geschutzte Art. Sie ist wohl von der vorwiegend chasmophytischen, subalpin-alpinen C. concinnata als epipetrischer CEkotyp abgezweigt, vielleicht erst im Lauf der Eiszciten, Im Gegcnsatz zu Andresea und den Grimmiaceen CAMS 38 HELMUT halte ich bei ihr die epipetrische Lebensweise fur durchaus sekundiir; ebenso auch, mit Gojgel, den Verlust des Perianths, das bei der dichten Beblatterung der Cesien iiberflussig geworden ist. Sporogone scheinen ubrigem nur outer der Schneegrenze gebildet zu werden. Wahrend C. corallioides auf den Sudgebirgen (nach Hesselbo auch auf Island) ganz vorwiegend epipetrisch auf geneigten bis senkrechten Felsflachen lebt, besiedelt sie im arktischen Fennoskandien auch schwach geneigte bis ebene Schutlboden. Dass sie (und ebenso Andreiea) solche auf den Sudgebirgen im allgemeinen meidet, komrnt wohl daher, dass derartige Boden dort sehr viel grosseren taglichen Tempcraturschwankungen ausgesetzt sind. C. corallioides ist wohl im ganzen Zentralalpengebiet von der Steier- mark bis zum Daupliine verbreitet, dagegen von den andern sud- und mitteleuropaischen Gebirgen bisher nur von wenigen Fundorten bekannt : im Westen aus dem Plateau Central und den Pyrenaen (Husnot u. a.), im Oaten aus den Sudeten (Nees u. a.) und Karpaten (Szepesfalvy u. a.), dem Kaukasus (Kasbek), dagegen noch nicht aus dem Ural. In Nordeuropa liegen die siidlichsten Fundorte am Snowdon in Carnarvon, auf den Grampian Mountains, in Saetersdal und Valdres. In der Arktis ist C. corallioides eins der am weitesten zirkumpolar verbreiteten Leber- moose ; sie reicht in Ostgronland bis mindestens 73°30\ an der sibirischen Kuste bis 78°20’, im Franz Josephs-Land bis 80°30' (nach Savicz), ist aber dabei (so auf Gronland, Island und in Fennoskandien) an den schnee- reichen Westkiisten viel seltener als an den schneearmen Ostkusten und geht erst auf den Faeroern und im nordlichsten Norwcgen bis zur Kuste hinunter. Bei solchen Klimaanspriichen kann sic sehr wohl alle Eiszeiten sowohl an den Kiisten Gronlands und Finnmarkens wie auch auf den Zentralalpen iiberdauert haben. Zu ihren regelmassigen Begleitern gehoren in erster Linie vorwiegend epipetrische Flechten (Arten von Ochrolechia, Parmelia, Alecloria u. a.), die mit ihr zusammen « Cesiolichen »-Vereine (Vkstergren) bilden, in zweiter andere Cesien (besonders concinnata und revoluta) und Andreiea- Arten (besonders petrophila), in dritter Grimmiaceen, Dicranaceen (besonders Dicranoweisia und Paraleucobnjum) und andere Laubmoose. Sowohl im Wallis wie in Tirol fand ich sie mchrmals mit dem Sulfatmoos Mielichhoferia nitida (s. Gams 1927 S. 238). Von Algen scheint ein Stigo- nema ziemlich haulig vergesellschaftet. Bei den von Nordhagen 1936 aus Finnmarken erwalmten basiphilen Soziationen mit Cesia corallioides diirften diese wohl schwerlich unmittel- bar auf dem Kalkgestcin sitzen. « Cesieta pura » hat m. W. zuerst 1887 B. Hui.t aus Enare-Lappmark beschrieben, « Cesiolichen »-Vereine T. Vestergren 1902 und Arnell und Jensen 1907 aus dem Sarjek-Gebirge. Sie sind auf den ostskan- Source: MNHN, Paris BEITRaGE ZUR KENNTNIS NIVALEN LEBERMOOSE ALPEN 39 dinavischen Gebirgen, wie ich aus eigener Anschauung bestatigen kann, fur die obere alpine Stufe ebenso bezeichnend wie die Grasheiden. Ihre Zusammensetzung und Vertikalverbreitung behandelt besonders Du Rietz 1925 fur das zentralnorwegische Gebirge und 1926. fur das Kebne- kaise-Gebiet, wo er 5 Zonen mit Cesiolichen- Soziationen fand, die unterste mit Wiesen und Weidengebiischen, die mittleren mit Loiseleuria- und andern Zwergstrauchhciden, die oberste mit Cesiolichen allein. Seine 1924 geausserte Ansicht, dass die Cesiolichen-Veget&tion « den Alpen vollkommen fclilt », konnte ich schon in den folgenden Jahren widerlegen, indem ich solche in der Silvretta und in den Tiroler Zentralalpen in weiter VerbreiLung fand, meist in Verbindung mit Junccta Irifidi und Loiseleuriela, also ebenfalls, wie bereits Vestergren festgestellt hat, durchwegs an Often ohne langdauerndc Schncebedeckung. Dadurch unterscheidet sich C. corallioides scharf von der entschieden schneeschutzbediirftigen, vorwiegend chasmophytischen C. concinnala und erst recht von C. varians und alpina, die ebenso wie die Anthelien und Cephaloziella grimsulana echte Schneebodenmoose sind und damit dem Pohlietnm gracilis und Polytrichetum sexangularis naherstehen als den Cesiolichen-V ereinen und den diesen okologisch nachststehenden und sic oft durchsetzenden Andreieeta. Cesiela varianlis beschreiben u. a. Samuelsson 1916 von der I-Iardanger-Vidda, Nordhagen 1927 von Sylene, Frey 1922 und Du Rietz 1924 aus dem Berner Oberland. Frey bewertct sie als Vorstufe des Pohlietnm gracilis, m. E. kaum mit Recht, da auch dieses oft erster Pionier und das Cesietum varianlis oft durchaus stabil ist. (Ekologisch verhalt sich C. varians zu C. concinnala ungefahr wie Anthelia Juratzkana zu A. julacea, doth scheinen die Cesien im Gegensatz zu den Anthelien nie mykotroph zu sein. Uber ihre Herkunft sind naturgemass nur Vermutungen moglich. Phylogenetisch sind sie wohl jiinger als die besonders auf der Sudhemis- phare viel weiter verbreiteten und artenreicheren Andreeeen und Rhaco- milrien. Ein praglaziales Entwicklungsgebiet (kaum das einzige) durfte urn die Nordsee und das Eismeer herum gelegen haben, von dem aus sie, vielleicht wahrend der erstcn quartaren Eiszeiten, die SUdgebirge besiedelt haben, doch scheint mindestens fur C. corallioides auch der umgekehrte Wcg nicht ausgeschlossen, wie er fur den im grossen ahnlich verbreiteten Ranunculus glaciulis immer wahrscheinlicher wird. 111. Die Hohengrenzen der nivalen Lebermoose innerhalb der Unterzonen der Schneestufe Norman (1851), Sendtner (1854), Lorentz und Molendo (1864) haben bereits innerhalb der Schneestufe oder Nivalrcgion eine untere Zone der nivalen Blutenpllanzen und eine obere der Kryptogamen unter- schieden. Weitergehende Gliederungen liaben fur die Alpen u. a. Muhry 40 HELMUT GAMS 1879, Drude 1896 und Braun 1913 (vgl. die Zusammenstellung bei Schroter 1926), fur Skandinavien Vestergren 1902, Samuelsson 1916, Du Rietz 1925 u. a. gegeben. Die reine Flechtenzone der hochsten Alpengipfel (Muhrys « atlier- mische Region ») enthalt wohl die aussersten Vorposten epipetrischer Laubmoose (besonders Griinmiaceen), aber nach den bisherigen Beobach- tungen weder Lebennoose noch Bliitenpflanzen. Die darunter folgende regenlose « Region des Rieselschnees » (Muhry, Drudes « supranivale Formation ») reicht ungefahr von der Grenze der dikotylen Polster- p(lanzen, die von etwa 3.300 m. in den Hohen Tauern aufuber 4.000 m. in den Fenninischen Alpen ansteigt, bis zu derjenigen von Ranunculus glacialis, die in den Zentralalpen ungefahr mit der des reichlicheren Vorkommens von Rhacomilrium lanuginosum und andern Grimmiaceen zusammenfallt, wogegen am Grossglockner und in Skandinavien Ranun¬ culus glacialis hoher steigt als diese. Dieser Zone gehoren wohl die obersten Vorposten der genannten Ccphalozicllen und Cesien an, doch habe ich selbst solche nie holier als Androsace alpina, somit eine dikotyle Polster- pflanze, gefunden, die in den penninischen Alpen mehrfach bis 3.500, vereinzelt bis 4.200 m. steigt. Muhrys Firngurtel (Drudes <. Chouard signale dgalemeut VU. tunbndgerue Sm. A la « Grotto d'Aitus »(23). Source: MNHN, Paris 50 ft. iJALMli duquel coule un ruisselct torrentiel, m’a paru particulicremenL riche au point de Vue bryologique. Sur les rocherS dc granite. Sous le cotiVert des arbres; j’ai riicoltc : Rhabdoweisia striata (Sehratl.) Kindb. Campylopus flcxnosus (Heilw.) Brill. IHcmn uni svopariuni Hedw. D. Scottianum Turn. Mnium, hornum L. Plerogonium gracile Sw. Heterodadium heteropterum (Bruch) Br. eur. Cirriphyttilin crassUiervium (Tiijrl.) FI. IsotheciuPi myoShroides (Dill.t L.) Brill. hsopterygium elegdns (Hook.) Linill). Pidgiolhecium silvaticum B. et S. ilypnuin vkpresSiforilie L. Metzgbria eonjugdtd Lllnlb. MarSupella emarginaid (Elirh.) Dum. Avec les espeees ci-dessus, on rencontre aussi, sur les roehers siliceux ombrages de la foret, ctes Mousses lerricoles provenant du sous-bois cnvi- ronnant, parmi lcsquellcs les grandes Hypnacees dominent : Pleurozium Schreberi (Willd.) Mitt., Plagiolhecium undulatiun (Hedw.) Br. eur., Hylocomiurn proliferiun (L.) Lindl)., Rhylidiadelphus loreus (Hedw.) War ns l., R. Iriqueter- (Hedw.) Warnsl.. Ltxskeobrywn brevirostre (Ehrh.) FI., Tkuidium iamariscinum (Hedw.) Br. eur., Dicranim majus rum., Leucobruiini gtaucum (Hedw.) Schimp., Polytrichum formoslim Hedw., qui se deVelopperit plutot sut la couverture d'humus qui coifTe certains de ces blocs granitiques que sur la roche elle-meme ; ce sonl des humi- coles et non des saxicoles a proprement parler. L ’Humenophyllum tun- hridgcnse Sm. se localise dans les anfractuosites les plus fraiches de ces roehers sur lesquels Umbilicus pendulinus DC. est frequent. L Hymeno- phylliuh uriildlerale Bory, que je n’ai pas rencontre, se trouve egalement sur Its rdchers de Huclgoal (28-30). Le peuplement niuscinal des blocs de granite ombrages de Iluelgoat correspond a 1’Association des roehers siliceux a Isothecium myosuroides decrite pour la premiere fois par P. Allorge dans la region parisienne (2). Par la presence d’especes lilies que. : Dicranum Scotlianum, Plagiochila spirullosa, Scupania gracilis, ce groupemenl a id un caractere euallantique bien marque, renforce encore par 1'adjonctioii des Hymenophylles. Plagio¬ chila spinuloSa et Scapania gracilis sont tres abondants sur les roehers ombrages de Huelgoat; ils y torment des touffes etendues et profondes frequemment gafnies de perianthes. Le Dicranum Scollianum est assez commun et souvent fructifie. On remarquera que la plupart des Muscinees qui figurent sur la liste ci-dessus comme se trouvant sur les blocs de granite ombrages ne sont pas exclusives de ce substratum : Mnium hornum L., Mursupella emar- ginata (Ehrh.) Dum., Diplophyllum albicans (L.) Dum. sont plus repandus sur les talus ombrages ; un certain nombre d’autres espeees colonisent aussi les ecorces. C'est sur des roehers ombrages que F. Camus a trduve ■i Huelgoat: Cyiiodonliiun Brunloni (Sm.) Br. eur., Cephalozia media (= C. lunulifolia Dum.), et le rare Diplophyllum ooalum Steph. (= D. Dicksoni Dum.). 11 faut souligner particulierement la presence ici, sur Lophozin ventricosa . (Dicks.) Dum. Plagiochila asplenioides (L.) Dum. P. spinulosa (Dicks.) Dum. Loplwcoleu bidentnta (L.) Dum. Bazzonid Irilobata (L.) Dray Lepidoeia replans (L.) Duili, Diplophyllum albicans (L.) Dum. Hrapania gracilis (Linah.) Kaal. Sc. um brosa (Schvad.) Dum. Mtidotheca licvigata (Sc.lirad.) Dum. Lejennea carijolia (Ehrli.) Lintlb. Microiejeunea ulicina (Tayl.) Evans Drepanolejeuned hamatijolid (llook.) S cliff n. Fnillanid Tantdtisvi (L.) DuuJ; Source: MNHN, Paris '.r,wi_ , ti.M'.iN I.-, MUM.INAL X DE LA FORET DE HUELGOAT 51 dcs rochers, du Scapania umbrosa, hepatique montagnafde qui est presqUe loujours stricteraeilt lOcalisee sur les souches pourrics ; j’ai trouve cetlfe espece sur deux points differents, mais assez rapproches, de la foret La dec ° uverU : de cc Scapania a HueJgoat est due a F. Camus (20). Une autre Muscinee montagnarde de rochers siliccux umbrages aurait ete autrefois recoltOe par Le Dantec en Finistere aux environs de Brest iZ re ron°n LA ^ . ( - A 1 Iuscim ' es de f^nce), c'est le Grimmia Harlmani Schp. (-1). II est mteressant de signaler ici que plusieurs Muscinees, qui sont assez repandues sur leS rochers siliccux umbrages de la region pari- sienne, les gres de la ioret de Fontainebleau par exemple, n'ont pas encore etc trouvees ou sont rarissimes en Finistere ; telles sont : Orlhodicranum montanum (Hedw.) Lceske, Georgia pellacida (L.) Rabenh., Aulacomhium androgynum (L.) bchyviegr., Orlhotrichutn rupeslre Schlcich., Sematophylium denmsum Mil Dolichotheca silesiaca (Selig.) Fleisch., Sphenolobus 'exsec- liformis (Breidl.) Steph., Blephaiosloma trichophyllum (L.) Dum. J’ai pu examiner quelques rochers ensoleilles clissemines dans les clai- nercs de la Ion?I et dans les landes du voisinage, et ai note sur quelques- uns de ceux-ci les especes suivantes qui caracterisent bien l'Association a Hedwigiu albicans (Hedw.) Br. eur. : Andrecea Rothii Web. et Mohr GrUhtnia decipiehs (Schultz) Lindb. G. patens B. et L. (RR) Ivhacomilrium heterostichum Britl. Rhacomitrium lanuginosum Brid. Ptychomitrium, polyphyllum Fuern. Hedwigia albicans' (Hedw.) Br. eu P oly trie hum piliferum Schreb. L Andreiva Rothii est assez repahdu et forme des petites taclles noi- ratres sur les blocs de granite. Le Rhacomitrium heterostichum est repre¬ sente iti par line forme dont les feuilles ont un poil terminal Ires'court et des Uges dicombantes; c’est la var. gracUescens B. et S. Le Grimmia patens nouveau pour la Bretagne, est une espece montagnarde de plus a ajouter a la flore bryologique de cette province (29). Des recherches plus attentives m’auraient peut-etre permis de trouver sur ces rochers decouverts les especes suivantes signalees en Finistere et qui preferent ce genre de station : Dicrdnoweisia cirrata (L.) Lindb., Grimmia campeslris Hruch, (,. trichophylta Qrev., Frullania fragilifolia Tayl. Deux Mousses assez communes sur les gres eclaires dans la region parisienne, en foret de Fontainebleau par exemple, Campylopus introflexus (Hedw.) Mitt, el biota amencana (Palis.) Limpr., sont Ires rates en Finistere ; F. Camus lait remarquer que la seconde est rarissime dans l'Ouest (22). UHedwini- iiun unberbe( Shi.) Br. eur., qui n’a ete trouve jusqu’a present qu’Urte seule lois en Bretagne, en Loire-Itiferieure, par E. Bureau (15), est d rechercher sur les rochers ensoleilles de la region des Monts d’Arree oil sa presence est probable. Les blocs de granite qui garnissenl le fond et les bords des ruisseaux de la foret possiklehl une [lore muscinale tres interessante. On peut distinguer ici, comme l’a fait M. des Abbayes pour les Lichens (I), trois mveaux difFrents sounds a une inondation plus ou moins prolongee et caractetises chacun par une population muscinale speciale. Les rochers qui garnissent le fond du lit des ruisseaux et sont presque vante" Ue k ’ mint ^ ^ 1 C ° Urant rapk ' e P r6sefttent k ’ s especes sui- Source: MNHN, Paris R. GAUME Fontinalis antipyretica (L.) Hedw. F. squamosa Schp. (1) Rhynchoslegium rusciforme Br. eur. Scapania undulala (L.) Dum. Madotheca Porella (Dicks.) Nees. Les Fontinales et Madotheca Porella caracterisent surtout ce niveau inferieur le plus souvent inonde. La partie moyenne des blocs granitiques, qui emerge cn 6te au-dessus des basses eaux et est submergee durant les crues d’hiver ou apres les grandes pluies d’orage, est colonisee par le groupement le plus riche en especes, conslitue par des Muscinees amphibies pouvant supporter une secheresse prolongee. J’ai note h ce niveau : Fissidens Curnowii Mitt. Grimmia alpicola Sw. var. rivularis Brid. Bhacomitrium aciculare Brid. Didymodon cylindricus Br. eur. Thamnium alopecurum (Hedw.) Br. Brackythecium plumosum (Sw.) Br. eur. B. rivulare (Hedw.) Br. eur. Hyocomium flagellare (Dicks.) Br. eur. Isotheeium rivulare Holt Aneura sinuata (Dicks.) Dum. Chiloscyphus polyanthus Lceske (2) C’est ici que doit se trouver Fissidens pusillus Wils. indique a Huelgoat par F. Camus. II n’existe evidemment pas de limite absolument tranchee entre les deux niveaux precedents et la transition s’opere souvent insen- siblement de l’un a l’autre en ce qui concerne la repartition des especes qui les caracterisent. Enfin, sur la partie superieure des rochers soumise aux eclaboussures de l'eau se rencontrent des Muscinees recherchant une atmosphere saturee d’humidite ou simplement la fraicheur: Mnium punctatum (L.) Hedw. Conocephalum conicum (L.) Dum. M. undulatum (L.) Weis Saccogyna viticulosa (Mitt.) Dum. Eurhynchium Stokesii B. et S. Grimmia alpicola var. riuularis, Rhacomitrium aciculare, Brachythecium plumosum, Fontinalis squamosa sont communs dans les ruisseaux de la foret. I,'Isotheeium rivulare, espece atlantique signalee par P. Allorge dans le Pays Basque (9), n’avait pas encore ete indique en Bretagne a ma connaissance. Pour beaucoup d’auteurs, VI. rivulare n’est qu’une variete hygrophile de VIsotheeium myosuroides ; cette plante attire 1’at¬ tention par sa couleur d’un beau brun dore. Le Fissidens Curnowii, dont les jeunes feuilles d’un vert glauque tranchent sur les feuilles plus agees d’un vert brun, parait assez frequent a Huelgoat; M. Potier de la Varde, qui a trouve ce Fissidens a la Roche Maurice (Finistere), pense qu’il est assez repandu en Bretagne (-42). Le F. Curnowii, indique au Pays Basque par P. Allorge (8), est, d’apres lui, une espece euatlantique. On peut encore souligner la presence ici de Didymodon cylindricus, espece nettement montagnarde, dont la decouverte a Huelgoat est due h F. Camus. CHaplozia pumila (With.) Dum., signale a Huelgoat par ce meme bryologue, doit se rencontrer sur les rochers du lit des ruisseaux. Enfin, pour en terminer avec les Muscinees rheophiles, je dirai qu ’Amblystegium fluviatile B. et S. et deux Hepatiques nettement montagnardes, Alicularia (1) Lc /■'. squamosa Schp. a ete trouviS fertile ft, Huelgoat par M. Potier de la Varde (20). (2) C’est aussi ft ce niveau que se trouve Fissidens polyphyllus Wils. signal* en plu- Source: MNHN, Paris GROUPEMENTS MUSCINAUX DE I,A FORET DE HUELGOAT 53 compressa (Hook.) Nees et Marsupella aquatica (Lindenb.) Schiffn., ont dte recoltes en Finistere dans 1’Elorn par F. Camus (21). Je n’ai pu retrouver le Jubula Hutchinsix (Hook.) Dum. au voisinage de la cascatelle ou l’avait decouvert F. Camus : cette jolie Hepatique, que Mmc P. Allorge a recoltee dans une station identique & la Rhune (Basses-Pyrenees) (5), se rencontrera peut-etre ailleurs en Bretagne, ainsi que Dumorliera hirsula SchfTn., sa compagne habituelle, qui reste a trouver dans le Massif Armoricain. Des rochers suintants doivent probablement exister dans la forSt de Huelgoat; c’est 1& que Ton pourrait observer, avec Sphagnum quinque- farium Warnst., indique dans cette locality par F. Camus, Rhacomitrium prolensum A. Br. et Amphidium Mougeotii (Br. eur.) Sclip., rencontres sur d'autres points du Finistere. F. Camus fait remarquer que I'Amphi- dium Mougeotii est tres rare en Basse-Bretagne (20). 3. Les Talus Les talus ombrages de la for&t hebergent les Muscinees habituelles a ce genre de station qui constituent l’association decrite par P. Allorge dans le massif de Multonne (3); on trouve, surtout dans les parties abruptes, les especes suivantes : Pogonalum aloides P. B. P. urnigerum P. B. Diphyscium foliosum Mohr Ditrichum homomallum Ilampe Dicranella heteromalla Schp. Pissidens bryoides Hedw. Bartramia pomijormis Hedw. Mnium hornum L. hopterygium elegans Lindb. Reboulia hemispharrica (L.) Raddi Marsupella emarginata (Ehrli.) Dum. Calypogeia argula parait plus particulierement localise dans les anfrac- tuosites du sol. Lorsque les talus sont en pente douce, ils sont envahis par les grandes especes des parties plates du sous-bois : Polylrichum formosum Hedw., Dicranum scoparium Hedw., Dicranum majus Turn., Eurhynchium striatum B. et S., Thuidium lamariscinum B. et S., des Plagiothecium, des Rhytidiadelphus, etc. IV. L es elements de la /lore bryo/ogique du Finistere Le Finistere, plus encore que les autres departements bretons, est caracterise par le grand nombre de Muscinees atlantiques (& divers degres) que l’on y rencontre ; le climat doux et tres humide de ce departe- ment est tout a fait favorable aux plantes appartenant a cette categoric. Les especes euatlantiques sont bien representees en Finistere, ainsi que les euryatlantiques et les subatlantiques, mais les m^diterraneennes- atlantiques, dont le nombre est plus grand, refletent mieux encore les conditions metdorologiques de la peninsule armoricaine. Parmi les especes euatlantiques trouvees en Finistere, il faut citer: Alicularia scalaris (Sclirad.) Corda Haplozia crenulata (Sm.) Dum. Lophezia bicrenata (Schmid.) Dum. Lophocolea bidentata (L.) Dum. Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. Calypogeia Trichomanis (L.) C'orda C. arguta Nees. et Mont. Lepulozia replans (L.) Dum. Diplophyllum albicans (L.) Dum. Scapania compacta (Roth) Dum. 54 ft. GAUME Oampylopus subulatus .''dip. Dicranum Scotliqnupi Turn. Fissidens algarvicus Splnis F. ('urnpyii Mitt. F. polyphyllus Wils. Pottia crinita Wils. Trichoslomum Uttarqle Mitt. Zygo.don copgideua Hopk. et Tayh Orlhodonlium gracile Seliwtcgr. Uryphsea Lamyana Mont. Eyacomium fagellare (Dicks.) Br. eur. Isothecium rivulare Holt Plagiophila spinulosa (Dicks.) pum. Adelanthus decimeps (Hook.) Mitt. Lcpidozia pinnata (Hook.) Dupi. Scapcmia gracilis (Lindb.) Kaal. Colura calyptrijolia (Hook.) Dum. Drepanolejcunea hamalijolia (Hook.) Seliiff. Jubula Hulehinsiic. (Hook.) Dun). FrnUania microphyUa (Gottsdie) Pears Marchesinia MaCkayi (Dum.) Gray A pote ties especes de la liste ci-dessus, qqj sont, pour la pluparl, Iiini- tees aux differenls secteqrs atlantiqqes de ( Europe et a la Macaronesie, il ep existe qn plus grand nombrp qui penelrent plus ou inoins profonde- ment en Europe Centralc qu nieme se retrouvent hors d’Europp ; ce sont les subatlantiqueS et les euryatlantiques. Ces especes atlantiques de second ordre sont repandues en Bretagne, particulierement en Finistcre ; on peut mentionner pour ce (lepai Andreiea Rotliii Web. ei Mohr. Cynadontium Bruntoni (Sin.) Br. eur. Cqmpylopus atrovirens tie Not. C. brevipilus Schp. C. fragUis B. et S. Fissidens pusiUus Wils. Qrimmia deripiens Lindb. Plyvhomitrium polyphyllum Puern. Leplodontium flexifolium (Dicks.) Hampe I lain phyllantha Brid. Orthotrichum pulchcllum Sm. Diphyscium joliosum Mohr Fontinalis squamosa L. Cryphwa arborea Lindb. Eoolceria lucens Sm. >ment les suivantes : Hcterodadium heteropterum B. et S. Sderopodium c&spilosum B. et S. I'lagiothecimn undulatum B. et S. Isopterygium elegqps (Lindb.) Broth. Hypnum resupiuatum (Wils.) Sphagnum molle Still. Sph. Pylaiei Brid. Fossombronia pusilla (L.) Dum. Odonioschisma Sphagni (Dicks.) Dum. Calypogeia argnta Nees et Mont. Sacco gyna viticidosa (Sm.) Dum. Madotheca Porella (Dicks.) Nees Microlejeunea ulicina (Tayj.) K.vans Harpalejeuneq ovata (Hook.) Sehifin. Riccia Euebeneriana Lindenb. Enfin, les esp&ces qui ont leur centre de dispersion dans la region mediterraneenne el empruntent les seefeurs atlantiques pour remontcr vers lc Nord sont nombreuses en Finistcre oil ellps trouvent un climat qui leur est favorable ; parmi ces iqediterraneennes-atlantiques, il convient tie citer : Ditrichum subulalum Ilainpe Tortula atrovirens Lindb. T. cwneijolia Rotli T. marginata Spruce Tortella nitida (Lindb.) Broth. Trichoslomum flavovirens Bruch pialytrichia inucronqtu (Bri|l.) Ljmpr. Funqria atlenualu Lindb. Philonotis rigida Brid. Epipierygium Tozcri Lindb. Bryypi alpinum Iluds. B. Doniqnum Grev. R. murglc Wjls- P{erogonium gracile Sw. IIabmdoq per.pusiUus Ljmjl|. Leptodon Smithii Morh Sderopodium illecebrum B. et L. Oxyrhynchium pumiluiq (Wils.) Broth. Scorpiurium circinatum (Brid.) Riccia nigrella DC. Fossumbrunia anqulom (Dicks.) Raddi Gopgylanlhus ericelorum (Raddi) Neep Lfiocplea turbinata (Raddi) Buell Cephalonella Turneri (Hook.) K. M. Scapania c.ompaeta (Roth) Dum. !\Ia “ lion 9“ Orimmia mcnlana dans PO de poSs i Ik"™'™ 6SPteS ’ W ™ q ™ rares ' SOnt i #f|Skes i divers se^?,iw7“ m brachydmlium e s L une espcce submediterran&nne ob- tcaa de ChanlefeT 0 ” 1,r f g “ s l i' un ™“ x P™‘ Mr Ic CiU sous le Chd- enhe MaSs rt Rnl ° *S r 1115 micaschistes desagreges et humides hemlpSZa “ T “ Am ' ,Miiwn M ° “9“'" <* iMouiid d> fl Cha°u™ £T1 SU | l>l0C de t T rtz sous Ia CMtaigneraie du Cl,Mean w Uraules. Cest cn Auvergne la troisieme iocalite de Cette esncce de '?*“'?? anterieuremenL dans la Haute Vallee de la (2_) et dans la vallee de la Cere a Lamativie (10). Pont U ltT n " Un ( \ nc { r r°' Jl,mm sur rochers anfractueux ties humides au de cette ei r rarfXn;i'ta!. a ta S r. C0 * ** coaaaissi ™ miSk7 ft r- /, a°n““'u 0ropl,yte cli!scellll “ des montagnes snr les var ^ Fo " molllis ' associ& 5 Dicrcmella heteromaUa <***<*! OMeptionuel dans la Chataigneraie (roehers Pres Maurs as s d A S ris « ™ le Moulin ,le Sdnergues Plus al ° rs qu il est tepandu 7 ,, na ^ dans la vallee de la Cere vers Aurillac. ttoidtum delicatulum sur roehers frais au bois de Lacan prds Mouriou St une acquisition nouvelle pour la {lore d’Auvergne. P (58 1>. DUCL.OS ET L. LAVEHGNE En outre, deux, especes n’apparaissant pas sur nos releves se rencon- trent ca et la : Antitrichia curlipendula et Anomodon viliculosus. Mais ces tochers ombrages sont surtout caracterises par une nombreuse population d’Hepatiques souvent banales. Diplophyllum albicans couvre de ses touffcs pales ou jaunatres la plupart des blocs avec Scapama nemorosa (et sa var. uliginosa au Pont de Cros), Cahjpogeia Tnchomams, Leieunea cavifolta, Plagiochila asplenioides, Marsupella emargina a. Les caracteristiques sont bcaucoup plus rates : Lophocolea cuspidata dans le vallon du ruisseau de Lestrade; Sphenolobus minutus desccndu des regions montagneuses au Roc de Lafargue dans la vallee de a Ressegue ; Lophozia quinquedentata est un peu plus repandue, dans la region de Maurs, la vallee du Cele et jusque dans la vallee du Lot ou, au Pont de Coursavy, des rochers au nord offrent une colonie luxunante de la plante male ; Lophozia barbala est par contre rare ; Pleuroschisma trilobaturn est repandu au Chateau de Chaules et au bois de Lacan ; Jamesomella autumnalis sur blocs do quartz aux Neuf-virages pres Lauressergues, c’est la deuxieme station en Auvergne de cetle espece, signalee seulement jusqu’ici dans la vallee de la Rhue (22). Nous en avons d ailleurs observe une troisieme localite sur notre limite septentrionale, dans la cote du bois du Laurent. . ... ' ., Les rochers ombrages de la Chataigneraie, stations froides et humides, sont done occupes en grande partie par une flore bryologique a affimtes montagnardes. ... Parfois ces rochers offrent des conditions locales particulieres : leur humidite s’accroit, un filet d’eau suinte de la roche, une source parait a leur base avec un petit groupement fontinal: Brachxjihecium rivulare. Philonotis jontana. Calliergonella cuspidata. PeUia epvpnyua. Eurhynchium Stolcesii. Fegatella cornea. Mais Philonotis fontana y reste rabougri. Deux autres petits Philonotis existent egalcment dans les points sourceux : Philonotis marchica, medi- terraneen a Port d’Agres et Saint-Projet dans la vallee du Lot et Plulo- nolis capillaris, atlantique, au Pont de Cros sur la Veyre et sur la route de Quezac. , Une seule station de Sphagnum quinquefarium existe dans la Uhatai- gneraie, sur les rochers humides surplombant le Cele au bas de la cote de Fournoules (alt. 350 m.). D’autres points sourceux a eau plus mineralisee montrent: Brgum venlricosum et Cratoneurum filicinum (Rochers de Cabran). Un autre facies de vegetation muscinale se rencontre sur les rochers exposes au Nord quand l’humus est devenu assez abondant a leur surface : ils sont recouverts en totalite par un tapis continu de grandes Pleuro- carpes sociales descendues de la forct sus-jacente. Telle est la grande paroi rocheuse longee par la route de Calvinet au-dessus du Chateau de Chaules qui presente : Hylocomium proliferum. Rhyliadelphus iriquetrus. Pleurozium Schreberi. Pseudoscleropodium puruvi. Eurhynchium striatum. Isolliecium myosuroides. Ctenidium molluscum. Plagiothecium denticulatum. Hypnum cupressiforme. Neckera complanata. Thuidium tamariscinum. Madotheca platyphylla. Plagiochila asplenioides. Source: MNHN, Paris VEGETATION BRYOLOGIQUE DE I,A CHATAIGNERAIE DU CANTAL 69 Les rochers de micaschistes sont souvenl disloques par clivage hori¬ zontal de la roche, d’oii fissures, excavations plus ou moins remplies d humus. Leur florule n'a rien de special : Bartramia pomiformis y est largement repandu, Isopterygium elegans et sa var. nnnum, frequent, Cynodontium Brunloni et Rhabdowcisia striata, dissemines 5a et la. Diphyscium sessile est assez frequent sur les bandes terreuses des rochers et a la base des surplombs, c’est la sa station habituelle dans notre region ou il est exceptionnel sur les talus. Zygodon rupestris, espece nouvelle pour l'Auvergne, existe dans les fissures des rochers de Cabran et dans les fissures d’un vieux pont sous le Chateau de Chaules. Dans ces deux stations, la plante est plutot lninii- cole que saxicole. Campylopus fragilis existe cgalement dans les fissures du Rocher de Cabran, c’est sa deuxieme localite d'Auvergne, H£ribaud ne 1’indiquant que dans la valiee de la Rhue, de meme que. Campylopus flexuosus (22). L'absence de ces deux Campylopus d’Auvergne est un fait difficilement explicable. Campylopus fragilis, espece de l’Europe occidentale, Campy¬ lopus flexuosus, euryatlantique, devraient se trouver dans notre region ; nous les y avons vainemcnt recherches et pourtant leurs stations favorites ne manquent pas dans la Chataigneraie. Enfin, les Hcpatiques sont rares sur 1’humus des fissures : Cephaloziella Starkei, Cephaloziella Limprichtii au Tunnel du Bos, Lophozia bicrenala aux Rochers de Cabran. Groupements des eaux courantes A- — Au fond des ravins, la Chataigneraie mixte arrive en bordure des ruisseaux a cours rapide ou torrentiel (ruisseau de 1’Arcambie, ruis- seau de Lestrade a Maurs ; Celd sous le Chateau de Chaules ; Auze h Saint-Projet). Sur 1'humus ombrage et sature d’eau, entre les blocs proches des rives, apparaissent sous les grandes Filicinees les Muscinees des berges des ruisseaux boises de 1’Europe occidentale. Ce groupement est bien caracterise, notamment au bord du Cel6 sous le Chateau de Chaules au pied d’une grande Chataigneraie, ainsi que dans le ravin de Lestradotte pres Maurs, a l’ombre d’une foret de Sapin (plantee). 11 comprend : Tric'nocolea tomentella. llookeria lucens. Mnium punctatum. Fissidens osmundoides. Brachytheeium- rivulare. Bryum ventricosum. Pellia epiphylla. Aneura pinguis. L’absence de Sphagnum est un fait notable. La presence de Fissidens osmundoides a cette basse altitude (il existe egalement vers le barrage de St-Constans & 250 m. d’altitude) est conditionnde par le climat atlan- tique : cette orophyte a, en elTet, ete observee en Bretagne et en Nor¬ mandie ou elle apparait comme une relique glaciaire (2). Dans notre contree, elle semble plutot etre descendue des montagnes le long des torrents, grace & des conditions climatiques favorables. *L — Les torrents et ruisseaux issus du socle cristallin de la Chataigne¬ raie sont tres faiblement mineralises, leur cours est generalement torren- tid, entrecoupe de blocs, de cascades ; leurs eaux sont agitees, aerees et, d’autre part, froides et limpides. L’Association b Rhacomilrium aciculare et a Scapania undulata est ici 70 p. nucLOS nr l. i.avergne a son lieu d’election sur les rochers de micaschistes submerges dans le lit des rivieres ou sur les blocs ruisselants ou pdriodiquement exondes des rives : c’est le groupemcnt rheophile des ruisseaux siliceux de l’Europe occidentale. Le tableau suivant resume quelques releves caracteristiques de ce groupement tres repandu dans la Chataigneraie : Groupements rheophiles de la Chataigneraie et du Bassin oligocene Chataigneraie Bass i oligoefen 1 2 3 4 5 6 7 8 Caracteristiques Rhacomitrium aciculare . q. Sca/pania undulala . + + + + Brachylhecium plumosum . + + + Fonlinalis squamosa . -j- + + Ilyocomium flagellare . + Hygrohypnum eugyrium . + 4- Accessoires Hygroamblystegium fluviatile . + + + Fonlinalis anlipyretica . + Chiloscyphus rivularis . + Platyhypnidium rusciforme .... + + +• + Thamnium alopecurum . -1- + Brachylhecium rivulare . + + + Grimmia apocarpa . + + Grimmia rivularis . + 1, Ruisseau de Lestrade ; 2, Ruisseau do l'Arcambie (affluents de la Ranee) ; 3, Veyre a Roquetaniere ; I. Cele a Chaules ; 5, Auze A St-Projet ; 6, Cele A Nt-Coustaus ; 7, Ranee A Maura ; 8, CAIe A la Planchc de Villedieu. II faut d'abord remarquer la frequence des rheomorphoses des Pleuro- carpes dans ces ruisseaux & courant rapide : telles sont Brachylhecium rivularc var. fluilans, et var. cataractarum, Platyhypnidium rusciforme var. calaraclarum. Une seule espece reste constamment submergee, Fonlinalis squamosa, qui forme des tapis ondulants, d'un noir a relicts metalliques sur les roches du fond des ruisseaux. Dans son ensemble, ce groupement rheophile se presente ici sous son type atlantique : il est caracterise par la presence d’Hyocomium flagellare, espece oreo-atlantique, tres bien developpee et fructifiee sur les rochers de la rive gauche du Cele sous le Chateau de Chaules, au bas de la Cote de Fournoulcs ; par la presence de Fonlinalis squamosa frequentc dans la Veyre, le Cele, les petils affluents torrentiels de la Ranee. Hygrohypnum eugyrium, « hygrothermique mediterraneen » d’apres Amann, est une orophyte qui descend jusqu'au Lot dans la vallee de l'Auze au Moulin de St-Projet (altitude 192 m.) oh il se presente sous sa belle var. Mackayi non sans analogic d’aspcct avec Brachylhecium plumosum. Enfin, Grimmia rivularis est exceptionnel a ces basses altitudes (Cele au Moulin de Sadours); par contre, Grimmia apocarpa var. irrigala Warns!. (211) se rencontre assez souvent sur les pierres arrosees des ruis¬ seaux. Aux ruisseaux peuvent aussi se rattaeher les rochers et pierres humides, ponts, murets de leur voisinage immediat. Dissemines ?a et la, ils sont caracterises par Brachylhecium populeum et accessoirement: Source: MNHN, Paris VEGETATION BRYi GIOUE DE LA CHATAIGNERAIE 71 Girriphyllum crassinervium. Scleropodium ciespitosum. Rhyncostegiella atgiriana. Ilnmalia trichomanoides. Orthotrichum rivulare. Trichostomum brachydontium. Madotheca Ixvigata. Madotheca platyphylla. Des qu’elles abordent le plancher du bassin oligocene, les caractdres dcs rivieres se modifient: vallees plus larges, cours ralenti, enfin eau plus mindralisee. La (lore bryologique est tres appauvrie, on n’observe plus guere qu’Hygroamblystegium fluviatile, frequent dans les rivieres du bassin oligocene et en France dans le domaine subatlantique, el Mado¬ theca Porella, Hepatique atlantique sur les pierres du Cele en aval de Saint-Constans (22). La vallee du Lot forme la limite meridionale de notre region : le Lot v entre a Vieillevie h 225 m. d'altitude (le Port) dans un couloir oriente d'E en 0 : le (leuve possede un courant encore rapide, sujet a des crues lorrentielles. L’eau du Lot a vraisemblablement un dcgre de mineralisa- Lion assez eleve du fait de la traversee du Lias et du Jurassique dans la region de Mende. La flore bryologique ripariale y est pauvre, elle est constitute par quelques elements de l’Association rheophile calcicole et surtout d’especes meditcrraneennes ou atlantiques. Ainsi a Agres, confluent du Mourjou, sur les pierres ct racines des berges se rencontrent, avec le banal Cinclidotus fonlinaloides, deux allantiques, Ortholrichum rivulare et Scleropodium aespilosum, deja observes par Heribaud (22) sous le Chateau de Chaules dans le Cele. Plus en amont, au pont de Cour- savy, les rochers des berges montrent Scorpiurium deflexifolium espece mediterraneenne, associec a deux especes montagnardes Orthotrichum eupulatum var. riparium et Grimmia rivularis, probablement descendues de la haute vallee de la Truyere. De Saint-Projet a Vieillevie, les rochers ensoleilles des rives presentent en toulTes grisatres encombrees du limon des crues : Grimmia commutata, Grimmia apocarpa var. irrigala, Orlho- Irichum eupulatum var. oclostriatum, Rhyncoslegium confertum. C'est dans retie region, sur les pierres de la rive droite, qu’a ete decouvert Fissidens Julianus (22). Groupement des prairies Dans la region etudiee, arrosee de ruisseaux multiples, les prairies sont Ires developpees : elles realisent le type des prairies hygrophiles sur les pentes ou le fond des ctroites vallees de la Chalaigneraie proprement dite, et le type des prairies mesophiles dans les grandes vallees de la Ranee et du Cele sur le bassin oligocene et du Lot a notre limite meri¬ dionale. A. — Les prairies humides des pentes, les prairies des fonds de vallees presentent un Lapis profond de grandes Pleurocarpes hygrophiles : Galliergonella cuspidata. Climacium dendroides. Rhytiadelphus squarrosus. Mnium undulatum. Ce pre tourbeux acide a Sphagnum est rare. Le plus bel exemple est la prairie tourbeuse de la Vaysse sur les bords du ruisseau de Leynhac, au niveau du plan d'eau de la rivifere h 450 m. d’altitude, avec ilots de •Sphaignes et quelques Muscinees : Sphagnum plumulosum. Dicmnum Bonjeani. Sphagnum inundatum. Aulacomnium palustre. Sphagnum cymbifolium. Campylium siellatum-. P. DUCLOS ET L. LAVERGNE En descendant la vallee, les pentes s’accentuent, les pres s’asseclient et les Sphaignes se localisent dans les fosses en se rarefiant: Sphagnum inundatum. Sphagnum subsecundum. Un autre fragment de pre tourbeux acide a Jonce.es et Cyperacees se rencontre sur la rive droite de la Veyre, en amont du Pont de Cros. La (lore bryologique y est assez riche : Aneura sinuala. Philonotis fontana. Galliergon stramineum- Drepanocladus vernicosus. Sphagnum teres. Sphagnum subsecundum. Sphagnum inundatum. Chiloscyphus pallescens. Calypogeia sphagnicola. Ce petit, marecage sur une pente exposee au N-E, dans une vallee profonde dirigee du N au S, presente une (lore a affinites montagnardes qui n’est pas sans analogic avcc celle des tourbieres de la Haute-Auvergne. Toutes ccs especes n'ont pas encore ete mentionnees jusqu’ici dans la zone silvatique inferieure de l’Auvergne : Calliergon stramineum et Drepa¬ nocladus vernicosus sont localises avec Sphagnum teres dans les hautes tourbieres du Union et de Pra-de-Bou. Les deux dernieres Hepatiques, sphagnicoles montagnardes, sont nouvelles pour le Cantal. Plus appauvrie est la flore des pres tourbeux du ravin de Rimal aux Estresses (alt. 500 m.). Ce ravin, draine par un ruisseau rapide a Rhaco- mitrium aciculare et a Platyhypnidium, presente sur ses pentes des pres marecageux avec : Sphagnum plumulosum. Sphagnum laricinum. Sphagnum■ cymbifolium. Fissidens adianthoides. A ulacomnium paluslre. (iimacium dendroides. Sphagnum laricinum etant une espece montagnarde comme Sphagnum teres. Enfin, quelques autres petits marccages a Sphaignes se rencontrent qa et la, plutot fosses herbus de chemins humidcs oil ne vegetent guere que les especes de la section Subsecunda. B. — Dans le bassin oligocene de Maurs, les grandes prairies mesophiles d’alluvions (Ranee et Cele) livrees au paturage ne montrent qu’une vege¬ tation bryologique discontinue et fort pauvre en especes. Dans les fosses humides : Oxyrrhynchium prielongum, Calliergonella cuspidata, Cratoneurum filicinum, Leptodidyum riparium, Mnium undu- latum, Climacium dendroides ; dans les haies argileuses, Cirriphyllum piliferum, rare dans la region ; dans les trous d'eau sourceux ombrages, Riccia fluilans ■ sur le bord des routes seches, Thuidium Philiberli. La region de l'Etang de Trioulou est dessechee depuis longtemps et les especes signalees par Heribaud ont disparu (22). Cependant sur les argiles et sables quartzeux oligocenes, sous le bois de Montagnac, une. vaste prairie declive a la tete d’un vallon montre encore quelques Hots de Sphaignes dans ses bas-fonds et ses fosses de drainage : Sphagnum cym- bifoliiun. Sphagnum ucutifolium, landis qu'a sa partie superieure, en lisiere du bois, un taillis tourbeux est occupe par un peuplement dense et profond de Sphagmun crassicladum. En resume, la vegetation bryologique prairiale n’offre aucun interet, VEGETATION BRYOLOGIQC'E DE LA CHATAIGNERAIE DU CANTAL 73 si cc n’est les quelques pres acides, stations froides qui hebergent un certain nombre de Sphagnum et d’especes montagnardes. Groupements arboricoles des prairies Dans le bassin oligocene, les arbres torment un mince rideau le long des rives de la Ranee ct du Cele (Chene pedoncule, Frene, Aulne, Peu- pliers). Leur (lore corticole est pauvre, dc caractcre xerophile, e’est une Association a Tortula lievipila ct a Sircemia oblusifolia tres reduite. Ainsi sur les Chenes des rives de la Ranee, ou sur les Peupliers des prairies de Maurs, on note les especes suivantes : Tortula lievipila. Tortula papillosa. Orlhotrichum tcnellvm. Orthotrichum affine. Leucodon sciuroides. Ilomalothecium sericeum. Frullania dilatata. Radula com.planata. II y a lieu de noter la frequence d’ Orlhotrichum lenellum, la rarete de Sircemia oblusifolia, d’ Orlhotrichum diaphamun. Leucodon sciuroides acquiert ici un beau developpement, presque partout fructifie, ainsi que sa forme meridionale, var. morensis. La base des arbres dans les berges est occupee par l’Association a Tortula latifolia avec Leskea polycarpa, Dialytrichia mucronala et Tortula latifolia. Beaucoup plus digne d’interet est la flore corticole dans la vallee du Lot. £a et la, quelques prairies plantees de Peupliers bordent la riviere, a Agres notamment. Les troncs sont assez ombrages, l’atmosphere y est plus humide : aussi aux Sircemia oblusifolia et Orlhotrichum affine voit-on s'ajouter Lejeunea cauifolia, Zygodon viridissimus et Neckera pumila. La base de ces arbres montre les especes de l’Association a Tortula lati¬ folia, en touffes grisatres encombrees de limon designant le niveau des crues habitueiles du fleuvc : Tortula latifolia. Barbula sinuosa. Dialytrichia mucronata. Cinclidotus fontinaloides. Leskea polycarpa et var. paludosa. Scleropodium exspitosum. Plus en amont vers Saint-Projet, Vieillevie, la flore arboricole, comme la flore saxicole, revet un caractere mediterraneen. Aux Cambous de Saint-Projet, sur une haute terrasse sableuse en plein midi, dominant la riviere, au flanc d’un coteau couvert de vignes, des Noyers et des Peu¬ pliers montrent une flore riche ou apparaissent des especes mediterra- neennes : Hahrodon perpusillus. Sircemia ohtusifolia. Tortula Uevipila. Dialytrichia mucronata. Orlhotrichum affine. Leucodon morensis. Tortula muralis. Grimmia apocarpa. Anomodon viticulosus. Homalia trichomanoides. Frullania dilatata. Madotlieca platyphylla. flabrodon perpusillus, nouveaute pour i’Auvergne, est une espece ther- niophile caracteristique de la race mediterraneenne de l'Association a lortula Uvvipila. Notre localite relie les stations du Bas-Vivarais oh elle est abondante (20) a celle de Floirac (Lot) dans la traversee des Causses do Quercy par la Dordogne non loin du rebord cristallin du Massif Central egalement (10). Dans la region mediterraneenne, Habrodon est generate- 74 DUCLOS ET L. LAVERGNE ment associe a deux autres petites Pleurocarpes : Fabronia pusilla et Lepiodon Smilhii. Dans la vallee du Lot, Fabronia pusilla existe non loin de la, mais exclusivement saxicole, dans les fissures des rochers entre Saint-Projet et Vicillevie (22) et au Roc de Gerles pres Livinhac-le-Haut (Aveyron) oil le Fr. Saltel la decouvril. Quant au Lepiodon que nous n'avons pas rencontrd dans la Chataigneraie, il y a cependant et6 observe en quelques localites (Bois de Lacan, Rochers de Cabran) (22). A ces especes, Leucodon morensis, tres robuste, couvert de longues capsules arquees, ajoute encore un element mediterraneen. Remarquons egalement la presence de Dialytrichia mucronala qui, sur plusieurs Peu- pliers, s’eleve jusqu’a 1 m. 80 an-dessus du sol, dans les crevasses de l’ecorce, bien au-dessus du niveau des crues du fleuve. Enfin, quelques touffes d’Orthotrichuin slramineum detonnent dans ce milieu mediterraneen et doivent provenir de la Cliataigneraie de la rive opposee du Lot. Groupement des cultures Les cultures ont peu d’extension dans la Chataigneraie. C’est la llore bryologique des moissons argilo-siliceuses qui s’y rencontre avec peu d'especes d’ailleurs : Pottia truncatula. Ephemerum serratum. Entosthodon fascicularis. Weisia mueronatn. Bryum erythrocarpum. Pleuridium subulatum. II Les Hautes-Buttes calcaires oligocenes A la Chataigneraie calcifuge du socle cristallin du Massif Central s’oppose la region calcaire du Bassin oligocene de Maurs. Sur le plancher de ce bassin lacustre. (alt. 250 m.) sc dressent les buttes a flancs blancha- tres couronnees de bois de Chencs de la Garenne de Saint-Santin, de la Garenne de Montmurat avec la Butte de Rogiers et comme fond de ta¬ bleau, affaissde, la longue echine grisatre du Causse de Gratacap (table resistante de calcaire tongrien, vers 400 m. d'alt., recouvrant les marnes). Cette region tres differente de la Chataigneraie permet d’observer le contact de celle-ci avec la flore submediterraneenne des Gausses, au nord du Lot. C’est sur le Causse de Gratacap, longue pelouse xerophytique rocail- leuse, que la flore bryologique est mieux caracterisee et plus riche que sur les buttes voisines, par le fait de cette station decouverte et ensoleillee et de la presence de nombreux bancs calcaires et de pierrailles denudees. Les bancs rocheux secs et cliauds donnent asile a une serie d’Acro- carpes thermophiles et photophiles, la plupart mediterraneennes de l’Asso- ciation des rochers calcaires chauds h Grimmia orbicularis : Grimmia orbicularis. Trichostomum crispulum et v(U'- Tortella nitida. Tortella Bambergeri. Hymenostomum tortile. Barbula rigidula. Orthotrichum saxatile. Tortula montana et var. calva. et d’apres IUcribaud (22) Crossidium squamigerum. Aloina stellata. Tortula inermis. Trichostomum bravhydontium. Gymnoslomum calcareum. Didymodon luridus. Bryum torquescens. VEGETATION BRYOLOGIQUE DE LA CHATAIGNERAIE DU C.ANTAI. 75 et comme accessoires : Grimmia pulvinata, Grimmia apocarpa, Barbula reooluta, 7 orlella lorluosa, Aloina eriaefolia , Fissidens cristalus. Les pleuro- carpes, rares, se rencontrent uniqucment sur les versants a l’ombre : Ctenidiwn molluscurn var. gracile, Homalothecium sericeiun, Neckera crispa, Madolheca plalyphylla. Les cavites fraiches y sont rares, tapissees de Rhyncostegidla algiriana ct d'Eucladium verlicillatum, auxquels s’ajoute Seligeria pusilla a la grotte de Montmurat (22). Les pelouses calcaires a Festuca duriuscula montrent sur leurs parties denudees des tapis etendus et denses d'especes xerophiles et photophiles : 1,‘hncomilrium canescens et v. ericoides. Rhytidium rugosum. Abietinella abietina. IMnchum flexicaule. Thuidium Philiberti. I'tenidium molluscurn. Pleurochxte squarrosa. < 'ampylium chrysophyllum. A 1’ombre des bosquets de Genevriers, seul lieu du Causse oii persiste un peu de fraicheur, s’abritent quelques especes moins rigoureusement xerophiles: Hypnum cupressiformc v. lacunosum, Pseudoscleropodium purum, Camptolhccium lulescens, Oxyrrhynchium pnelongum. Sur la terre nue des pelouses et des rochers, toute la serie des petites Bryac^es thermophiles : Hyrnenostomum tnieronto mum. Barbula gracilis. Barbula vineaUs. Barbula rmguiculata. Bryum atropurpurewm. Bryum aespiticiuni. et d’aprOs IIAribaud (22) Pottia bryoides. Pollia recta. Ephemerum recurvifolium. Pottia lanceolata. Pottia minutula. Pottia Starkeana. Anisolhecium rubrum. A cette flore surtout terricole se rattache le groupement des murettes des vignes sur les pentes des buttes calcaires. Ainsi a Montmurat leur sommet terreux se recouvre de Abietinella abietina et Pleurochxte squar¬ rosa, et sur les pierres ou dans leurs interstices terreux : Aloina eriaefolia, Didymodon rubellus, Hyrnenostomum tortile, Grimmia apocarpa, Grimmia pulvinata, Torlula montana. Lnfin quelques Acacias sur la Butte de Rogiers prescntent deux especes niediterraneennes, Torlula leevipileeformis et Leucodon morensis. Dans toute cette. region calcaire permeable, les points d’eau sont rares : le lavoir de Montmurat montre un petit groupement d’especes calcicoles hygrophiles et thermophiles : Didymodon tophaceus et Eucladium verti- nllatum sur des blocs quc recouvre. egalement Cratoneurum filicinum var .tenuis. Quant a la Fontaine de Sainl-Santin oii vivait autrefois Fissidens Julianus (22), on n'y rencontre plus actuellement que Lepto- diclyum riparium et Platyhypnidiunx rusciforme. Parmi les calcicoles precedcntes presque toutes mediterraneennes, trois seulement sont saxicoles exclusives : Grimmia orbicularis, Ortho- trichum saxatile, Torlula montana; les autres sont terricoles, ou vivant sur les replats terreux ou dans les fissures. Celles-ci comprennent Hyme- noslornum tortile abondanL et fruclifie et toute la serie des Trichostomees, parmi lesquclles domine Trichoslomum crispulum et ses var. datum et orevifolium, repandu partout. Tortella nitida est une espece nouvelle pour 1 Auvergne, Tortella Bambergeri egalement, en meme temps qu'elle Source: MNHN, Paris 1». DUCLOS ET I.. LAVERGNE 76 doit Sire rare en France. Nos eclianlillons sont conformes aux descriptions et figures de Limpricht (27) avec un faisceau central bien developpe et constanl. T. Bambergeri se rencontre egalement sur les orthophyres du houillcr (porphyrites basiques) un peu en amont de Figeac : ces roches presented la un complexe d'especes calcicoles et calcifuges du a leur composition chimique: Campylqpm intro flexus, Scapania compacla, Torlclla Bambergeri , Pkurochivle squarrosa, Barbula fallax. Orthotrichum saxalitc, Gymnostomum calcareum var. mulicum et h quelque distance de la Eucladium verlicillalum. Quant a Tortella torluosa, elle n’est pas exclusivement calcicole : cette especc se rencontre dans la Chataigneraie sur les micaschistes secs au Chateau de Murat pres Maurs oil elle couvre des blocs entiers, ct sur les rochers face au Don a Roquemaurel-sous-Cassaniouze oil elle est associee a Grimmia commutala et a Plagiothecium elegans. Tortula monlana se presente ca et la sur les calcaires durs du Caussc sous sa var. calva, race therm ophile. Rhacomiirium canescem couvre de grandes etendues a l’etat pur sur le Causse de Gratacap, le plus souvcnt sous sa var. ericoides qui fruclifie. Cette espece xerophile semble done assez tolerante vis-a-vis du calcaire, dur et compact tout au moins, car elle vegete ici sur de la pierraille qui n’est rccouverte d’aucun humus. Thuidium Phitiberli est egalement assez frequent sur le Causse, sa station d’eleclion. 11 se rencontre, egalement au bord des routes sur les talus secs et ensoleilles de la region des micaschistes (route de Bagnac a Maurs, Chateau de Murat, terrasse de Cambous a Saint-Projet). Enfin, deux especes manquent ici : Entodon orthocarpus qu’ecartent deja les influences mediterraneennes et Tortella inclinala. En resume, la flore bryologique de la region du calcaire oligocene du Bassin de Maurs renferme encore un nombre appreciable d’especes medi¬ terraneennes, calciphiles strides pour la plupart, qui s’arretent 1& en avant du socle siliceux plus froid du Massif Central. Groupements urbains Les groupements bryologiqucs urbains n’ont ete etudies que dans la ville de Maurs. Les vieilles ruelles sont bordees de murs en pierres seches plus ou moins degrades, a joints terreux. Leur flore bryologique est constituee en ma- jeure partie de Bryacees ubiquistes : Tortula muredis. Tortula monlana. Barbula revolula. Aloina ericiujolia. Orihotrich urn anomal ut Grimmia pulvinata. Grimmia apocarpa. Bryum nmspiticium. Bryum argenleum. Homalothecium sericeum. Sur une longue muraillc de soutenement a l’extremite de la rue Figea- guaise, en plein midi, mais avec quelques plages ombragees et humides, des especes meridionales s’ajoutent aux precedentes : Crossidium squamigerum. Barbula vinealis. Grimmia orbicularis. Barbula rigidula. Didymodon lurid us. Especes auxquelles Heriraud (22) ajoute Tortula alrov'renset Grimmia Source: MNHN, Paris VEGETATION BRYOLOGIOUE DF. LA CHAT V1GNERATE DU CANTAL 77 crinita : nous n’avons jamais rencontre cettc derniSre qui doit etre rare en raison du substratum special (mortier calcaire desagrege) qu’elle exige. Pour en terminer avec cette florule urbaine, mentionnons le groupe- ment corticole des Platanes des avenues. Ici, les vieux arbres conservent en partie leur ecorce du cote de l'O ct la s’observent quelques especes : Frullania dilatata , Torlula papillosa, Orlholrichum affine, Ortholrichum lenellwn, ce dernier se presentant sous une forme a long pedicelle. qui n'est pas sans ressemblance avec Orlholrichum pulchellum. Conclusions L etude de la population muscinale de la Chataigneraie nous a montrd dans sa composition : des especes atlantiques, des orophytes, des medi- terraneennes, l'absence de certaines especes (element negatif), des especes nouvelles pour la flore d'Auvergne. Especes allantiques. — Liees au climat oceanique, caracterise par une pluviositc abondante, une temperature hivernale relativement elevee, une temperature estivale moderee, conditions realisees dans les vallons ombrages oil l'etat hygrometrique reste eleve et les oscillations de la temperature restreintes, les especes atlantiques sont nombreuses dans la Chataigneraie. Parmi les plus remarquables, il faut citer : Subatlantiques Prionolobus Turneri. Sr.apania compacta. Frullania fragilifolia. ('ampylopus introflexus. Campylopus fragiMs. Rha co m i trium ac iculare. Ptychomitrium polyphyllum. Ortholrichum rivulare. Fontinalis squamosa. < 'ryphwa arborea. Hookeria lucens. Hygroamblystegium fluvialile. Brachythecium plumosum. II est a remarquer que les Muscinees atlantiques sont ici apparemment plus nombreuses que les Phanerogames atlantiques. Orophyles. — « Le regime atlantique combine a des pluies abondantes est la cause principale de l’abaissemcnt de nombreuses limites biologiques. Nombre d’especes montagnardes se maintiennenl dans les plaines k climat oceanique » [J. Braun-Blanquet (7)]. Et confirmant cette obser¬ vation, un certain nombre dc Muscinees montagnardes, d’orophytes, descendant des cretes du socle cantalien, se rencontrent dans la Chatai¬ gneraie (alt. 350 m.-250 m.) et m6me dans la vallee du Lot (alt. 210 m.). Telles sont: Atlantiques Cidypogeia argukt. Microlejeunea ulicina. Mculotheca Porella. Trichostomum littoralc. Philonotis capillaris. /rygodon conoideus. IIyocomium flagellare. Scleropodium aespitosum. Hphcnolobus minutus. hophozia nuinquedentata. Jamesoniella autumnalis. 1 hiloscyphus pallescens. Oalypogeia sphagnicola. Sphagnum teres. Sphagnum laricinum. Fissidens osmundoides. Bichodontium flaveseens. uicranum fulvum. Grimmia rivularis. Grimmia montana. A mphidium Hougeotii. Viola Ludwigii. Ortholrichum cupulatum. Orthotrichum speciosum. Ileterocladium heleropterum. Hygrohypnum eugyrium. Drepanocl ad us vernicosus. Calliergon stramineum. Source: MNHN, Paris Toutes especes suivant les especes atlantiques dans les ravins ombrages, sur les rochers humides, dans les prairies tourbeuses oil l’etat hygrome- trique eleve et I'ombrage les protegent centre les rigueurs de l’ete meri¬ dional, « colonies des gorges » de J. Braun-Blanquet. Especes mediterraneennes. — Depuis longtemps les phanerogamistes ont mis en evidence le caractere meridional de la flore vasculaire du Bassin oligocene et de la vallee du Lot | Heribai d (23), Lavergne (2G), Braun- Bi.anquet (7), Luquet (30)]. Parallelement, les Muscinees mediterraneennes sont nombreuses dans notre region aussi bien sur les micaschistes ensoleilles de la vallee du Lot, leur couloir d’immigration, que sur les hautes buttes calcaires du bassin oligocene. Elies s’eteignent a la base des rochers siliceux des fonds de vallees abrites et chauds de la Chataigneraie et rares sont celles qui penetrent plus avant dans le Cantal. Les plus importantes sont: Targionia hypophylla. Grimaldia dichotoina. Hymenostomvm tortile. Trichostomum crispvlum. Trichostomum brachydontium. Tortdla nitiila. Tortella Bambergeri. Tortula ouneifolia. Tortida atrovirens. Tortula hevipihvjormis. Pleurochivte squarrosa. Crossidium squamigerum. Grimmia crinita. Grimmia orbicularis. Funaria mediterranea. Anomobryum julijorme. Bartramia stricta. Philonotis mar chic, a. Leptodon Smithii. Leucodon morensis. Habrodon perpusillus. Fabronia pusilla. Scorpiurium circinatum,. Scorpiurium deflexi/olium. Sderopodium illecebrum. Enfin quelques elements sarmatiques ( Rhytidium , Abietinella) rejoignent ces especes mediterraneennes sur le Causse, region a caracteres substep- piques. Elements negalifs. — Un certain nombre d’especes manquent a notre region oil Ton pourrait s’attendre a les y rencontrer, d’autres sont rares et de ces faits il y a peu d’explications valables. Telles sont: Campylopus flexuosns (absent). Campylopus jragilis (tres rare). Dicranum spurium (absent). Dicranum undulalum (abs.). Leucobryum glaucum (rare). Tortella inclinata (absent). I lota americana (absent). Brachy thee item albicans (abs.). BrachythccAum glareosum (abs.). Entodon orthocarpus (absent). Especes nouvelles pour l’Auvergne. — Enlin l'etude de la (lore bryo- logique de. la Chataigneraie nous a permis de preciser l’aire de distribution d’un certain nombre d’especes et de rencontrer quelques especes nou¬ velles pour l’Auvergne ou le Cantal comme : Calypogeia arguta. Prionolobus Turneri. Tortella nitida. Tortella Bambergeri. Grimmia trichophylla v. meridionalis. Funaria pulchella. Anomobryum julijorme. Zygotlon rupestris. Zygodon conoideus. Thuidium deUeatulum. Habrodon perpusillus. Platygyrium repens. Scleropodium illecebrum. En resume, sur le versant meridional du Massif Central, la Chataigne¬ raie de Maurs et le Bassin oligocene situes aux confins du Domaine atlan- tique (secteur aquitanien) et des Causses, « avant-postes de la region Source: MNHN, Paris VEGETATION BRYOLOGIQUE DE LA CHATAIGNERAIE DU CANTAL 79 mediterraneenne », presentent une vegetation bryologique & caracteres mixtes, atlantique avec orophytes dans la Chataigneraie fraiche et sili- ccuse, mediterraneenne sur les calcaires secs et chauds du Bassin oligo- cene et sur les micaschistes ensoleilles de la vallee du Lot. Bibliographie 1. Allorge (P.). — Les Associations vegetales du Vexin francais (Rev. aen Bot., 1921-1922). * 2. Allorge (P.). — Muscinees rares ou interessantes de Haute-Normandie (Bull. Soc. linn. Normandie, 7, 1924). 3. Allorge (P.). — Etudes sur la flore et la vegetation de 1’Quest de la Prance. I. A propos des espfeces atlantiques de la flore francaise (Bidl. Soc. bot. Fr., 71, 1924). 4. ALLORGE (P.). — Schedx ad BryotMcam Iberivam. Paris, 1928-1938. 5. Allorge (P.)- — Notes sur la brvologie de la Peninsule ibcrique (Rev. bryol. et licMnol., 1934). 6. Arbos (Ph.). — L’Auvergne, Paris, 1932. 7. Braun-Blanquet (J.). — L’origine et le developpement des floras dans le Massif Central de Prance (Bull. Soc. linn. Lyon, 1921-1930). 8. Brotherus (V. P.). — In Engler u. Prantl, Die naturlichen Pflanzen- familien. X Band, Musci, Leipzig, 1924. 9. Camus (D r P.) et Charrier (J.), — Etude prelim inaire sur les Muscinees du departement de la Vendee (Bull. Soc. hot. Fr., 58. 1911). 10. Camus (D r F.). — Muscinees du departement du Lot (Rev. bryol., 1930). 11. CrEgut (R.). — Frere lleribaud, notice biograpbique (Bull, histor. et scienti/. de l'Auvergne, 1919). 12. Culmann (P.). — Contribution a la flore bryologique du bassin superieur de l’Alagnon (Oantal) (Rev. bryol., 1923). 13. Cui.mann (P.). — Contribution a la flore bryologique du bassin superieur de l’Arve (Bull. Soc. bot. Fr., 70, 1930). 14. Culmann (P.). — Un ilot de Mousses atlantiques dans les Alpes francaises (Rev. bryol. et licMnol.. 1933). 15. Dismier (G.). — Le Frullania fragiUfolia Tayl. aux environs de Paris; dtude sur sa distribution geograpbique en France (Bull. Soc. bot. Fr., 49. 1902). 16. Dismier (G.). — Contribution la flore bryologique des Alpes-Maritimes (Bull. Soc. bot. Fr.. 62, 1915). 17. Dismier (CL). — Trois Muscinees nouvelles pour la rogion parisienne. Platygyrium repens Br. eur., Llwchloena laneeolata Ners. et JamesonieUa aulumnalis Stepb. (Bull. Soc. bot. Fr., 66, 1919). 18. Dismier (G.). — Additions a la flore bryologique des Alpes-Maritimes et du Var (Bull. Soc. bot. Fi., 67, 1920). 19. Dismier (G.). — Note sur le Zygodon conoideus (Dicks.) Hook, et Iayl., d’aprcs le travail dc N. Malta (Rev. bryol., 1922). 20. Dismier (G.). — Les Muscinees du Vivarais (Rev. bryol., 1928). 21. Gaume (R.). — Notes bryologiques sur la foret de Fontainebleau. IV (Rev. bryol. et licMnol., 1936). 22. HAribaud (Fr. J.). — Les Muscinees d’Auvergne ( Mim. Acad. Sc., Belles- Lettres et Arts de Clermont-Ferrand, 14, 1899). 23. H^ribaud (Fr. J.). —- Flore d’Auvergne. Paris, Tours et Clermont-Ferrand, 1915. 24. Husnot (T. ). — Muscologia gallica. Paris, 1884-1890. 25. Lachenaud (G.). — Muscinees nouvelles pour le departement de la Haute- Vienne (Rev. bryol., 1902). 26. Lavergne (L.). - Contribution a la connaissance de la flore d’Auvergne et en particulier dc ceUe des bassins de la Ranee et du C61e (Bull. Soc. bot. Fr., 61, 1914) (avec carte de la region). 27. Limpricht (K. G.). —Die Laubmoose Deutschlands, Oesterreiclis u. dec Schweiz., Leipzig, 1890. 28. Lceske (L.). — Die Laubinoose Europas. 1 ( Grimmiacn), Berlin, 1913. 29. Lceske (L.). — Kritik der europadsoken A nomobruen (Rev. bryol. et licMnol., 1932). Source: MNHN, Paris 80 . DUCLO ET I.. l.AVE on t.ttouet (A ). — Reckerches sur la g6ograpkie botamque du Massif Central. Les colonies xerothermiques de l’Auvergne. Aurillac, 1937. 31 Malta (N.). — Die Gattung Zygodon Hook et Tayl. eine monographisclie Studie (Acta Bot. Univers. Latviensis, I. Riga, 1926). 32 Martin-Sans (E-). — Un kerbier de Fr. Saltel, Mousses et Liekens de la collection Herrmann (Bull. Soc. hist. mat. Toulouse, 1927). 33. Muller (K.). — Die Lebermoose Deutschlands, Oesterreichs u. der Schweiz, Leipzig, 1906-11. 34 Phii ibert — Funaria pulchella sp. nov. (Rev. bryol., 1884). 35 - . Warnstokf (C.). — In Engler, Das Pflanzenreick ( Sphagnales ), Leipzig, 1941. Source. MNHN, Paris Le Fissidens intralimbatus Ruthe dans !es Basses-Pyrenees par R. Potier DE LA Varde (St-Pair-sur-Mer) Dans les dermers jours de 1943, peu de temps avant d’etre brusque- ment enleve a la science et a ses amis, le tres regrette directeur de la Revue Bryologique m’cnvoyait pour la determination un lot de Fissidens voltes par lui et par Mme Allorge dans la Peninsule Iberique et dans le Pays Basque. Parmi diverses especes, j’ai reconnu F. intralimbatus Hu the. L etiquette portait la mention suivante : « N° 126, avec Southbua Sticillidiorum, talus argilo-calcaires, route d’Hasparren a Briscous (Basses- Pyrenees), 24.IV. 1940 ». Comme il s’agissait d'une espece rarissime qu’il avait longtemps recherchee, je me suis empresse de faire part de ma constatation a M. Allorge... Ma lettre est malheureusement arrivee trop tard pour lui donner la satisfaction de sa decouverte. F. intralimbatus peut, en effet, etre considere comme une des grandes raretes de la llore europeenne. Public en 1870 par Ruthe qui l’avait distingue entre des plants de Fissidens incurvus recoltes par Solms- Laubach, en 1866, dans le sud du Portugal, pres de Tavira, il fut retrouve en 1892 par Fleischer en Ligurie, pres de Rapallo, et encore reconnu par Ruthe parmi de jeunes tiges de F. taxifolius. Dans ces deux stations le support est argileux. Ces deux localites ont iRe longtemps les seules oil 1’espece avait etc observte. Assez recemment, le D' Latzel, d’Olmiitz, a fait connaitre un nouveau centre de dispersion en indiquant plusieurs stations sur substratum argilo-calcaire, en Dalmatie (cf. Latzel, Vor- arbeRen\Zu einer^Laubmoosflora Dalmatiens. Beihefle zum Bot. Cenlralb., La plante des Basses-Pyrenees correspond en tous points k la descrip¬ tion tres complete de Ruthe et est identique aux recoltes de Latzel que j’ai jadis dessin^es. Comme l’a fait remarquer Philibert (Rev. Bryol., IB annee, 1884, P- 57), cette espece est tres voisine de F. subimmarginalus Phil, dont en 1-rance trois localites sont seulement connues : 1“' Aix-en-Provence oii 1 1 a ete decouvert par Philibert, 2° Gap (leg. Girod), 3° dans les Alpes- Mantimes, Esterel (leg. Dismier) (Cf. Dismier, in Bull. Soc. bot. Fr '*7, 1920). Les differences donnees par Philibert (e descriplione) et precisees plus tard par Ruthe (Cf. Limpricht, Die Laubmoose, 3, p. 672), si dies paraissent assez subtiles, se verifient cependant facilement. J'y ajouterai une remarque personnelle : chez F. intralimbatus les feuilles etant lin- OTIF.B DE LA VARDF, 82 guides, la courbe dessinee par le bord de la lame dorsale est tres pcu accusee, Landis que chez F. subimmarginatus ellc est du type parabolique, surtout dans les feuilles superieures. II est certain que ce sont deux especes aflines, mais distinctcs. Si, d’autre part, aucun doute n’esl possible sur l’identitd de la plante des Basses-Pyrenees avec F. iniralimbatus, il semble, par contre, qu une discussion s'impose sur la place systematique dc cette espece et de 1 espeee voisine F. subimtnarginalus. Ruthe et Philibert, frappes de cette limitation du limbidium a la partie engainante (ou lamina veta), limitation tout a fait insolite dans la flore europeenne, ont immcdiatement fait un rapprochement avec cei- taines especes cxoliques, actuellcment classees dans la^ section Semi- limbidinm. Brotherus, de son cote, dans son Genera, n a pas hesite a les inscrire en tete de cette section avec F. exiguus Sull. ((.f. cd. II, p. 148). Quelqu.es lignes plus haul cepcndant, il avail bien specific que les especes de la section Semilimbidium ont. des cellules petites, prcsque opaques (undurchsichtig) et densement papilleuses. Or rien dc tout cela ne se constate dans les deux especes qui nous occupcnt: le tissu relativement a la largeur des lames est plutot lftche et parfaitement translucide ; aucune. papille ne peut etre observee sur le lumen des cellules qui sont done completement lisses. 11 est vrai que dans la section Semilimbidium, plu- sieurs types de papilles peuvent etre distingues (Cf. Potier de la Varde, Ann. de crypt, exot., 4, 1931). 11 exist© meme un groupe que j’ai appele sublucidi ou ces papilles tres fines et souvent distantes n ont pour effet que d'obscurcir tres legerement le tissu. Pour les decouvrir, decolorants ou eclaircissants sont indispensables. Or dans le cas de F. iniralimbatus et de. F. subimmarginatus, quel que soit le precede d’obscrvation employe et quel que soit 1’artifice d’eclairage utilise, les cellules apparaissent tou- jours lisses. 11 faut done conclure que si I on s’en tient aux termes de la definition de la section Semilimbidium, e’est ailleurs qu il faut recherchei les afiinites de ces especes. Deux directions semblent possibles : la sect. Brgoidium et la sect. Aloma. Evidemment ceci pourra parailre paradoxal: la premiere etant caracterisee par des especes dont les lames sont toutes bordees par un limbidium et la seconde par 1’absence (confomie a l'etymologie) de ce limbidium. Cependant nombreux sont les exemples dans la sect. Brgoidium d’especes qui poussent des re jets aux feuilles parfaitement immarginees, ou ayant des limbidia incomplets. Pour ne pas sortir de la flore d’Europe, les F. pusillus Wils. el F. minutulus Sull. oftrent souvent au debut de leurs existences des formes singulierement embarrassantes pour les debu¬ tants, en raison de l’absence ou de l’intcrmiLLence du limbidium. On peut en dire autant du F. Bambergeri Schp. et du polymorphe F. Warns- lorfii Fleisch. On doit toutefois reconnaitre que dans les especes de la sect. Brgoidium, ce limbidium exisle loujours virtuellement, apparaissant ?a et 1© sous forme de vestiges sur une lame quelconque. Ces vestiges deviennent des ebauches de plus en plus accentuees dans les feuilles plus evoluees et finissent par se transformer en vrais limbidia. Nous ne voyons rien de sembtable chez F. iniralimbatus et especes voisines. Reste done la possibility d'affiniles plus reelles avec la sect. Aloma. Si 1’on se place sur le terrain de l'etymologie, cette pretention parait absurde. Dans le tome XIII de cette Revue, a propos de Fissidens afri- Source: MNHN, Paris 1.13 FISSIDENS INTRAL,IM BATUS I BS BASSES-J’YRENKE cains de la sect. Aloma, j’ai montre que cettc section n’etait pas homogene et que des limbidia rudimentaires pouvaient v etre constates § Je pense done finalement que e’est dans cette section que l’on doit rechercher les affimtes reelles de F. intralimbatus et de F. \ubimmarqi- nalus. Cette conclusion rejoint en partie cello de Casares Gil (Flora lberu - u ’ 1 ou r preciser davantage, je rappellerai que dans la note precitee j indiquais que l'on pouvait considerer dans les Aloma africains un groupe qu, tendait vers la sect. Bryoidium. C’est evidemment dans cc groupe que doivent prendre place : F. exiguus Suii. de l’Amerique * nNord, Finlrahrnbatus Ruthe, F. subimmarginaius Phil, et F. Kosanini Latzel, de Dalmatie (Cf. Latz., loc. cit.). Existence de Mousses au fond des lacs en Suede par Herman Persson (Stockholm) En 1870, se trouvant au lac de Stavsjon en Suede, Hj. Mosen fit la decouverte surprcnante que le fond etait couvcrt d’un tapis um de Mousses a une profondeur de 2 m., sur une etendue d’environ 3.000 m. Examinant ces Mousses, il constata qu’elles ne se composaient que d’une seulc et unique espece presentant de grandes difficultes & identifier. Perseverant dans ses recherches, Hj. Mosen arriva enfin a trouver qu’il s agissait d'une forme de Rhynchoslegium riparioides (Hedw.) C. Jens. (Hypnum rusciforme Neck.), sensiblement modifie et dont il donnait la description sous le nom de var. lacustrc Mos. En 1883, H. W. Arnei.l (1886) trouva, de son cote, des grandes parties des fonds des lacs Glappsj-m et Torpsjon couvertes de Mousses jusqu’a une profondeur de 6 m. et composees d’une quantite de differentes especes. Examinant la litterature bryologique, il ne trouvait que fort peu dc renseignements les concernant et, bien quo certaines especes, telles que Fissidens Jiilianus (Sav.) Scbp. et Fontinalis hypnoides Hn., fussent deja connues de differents lacs, leur existence n’y avait ete constatee que par petites quanlites et toujours dans des eaux peu profondcs. D un autre cote, le Thamnium alopecurum (Hedw.) Br. eur. nous est mdique, dans ce sens, par Arneix comme existant dans le lac de Geneve a une profondeur de 60 m. (Schnetzler, 1885). Quelques decades se passerent ensuite avant que les Mousses des fonds de lacs fussent de nouveau mises a l’etude d’une fa?on plus circonstanciee ; ce fut le commencement des recherches limnologiques dans divers pays qui, en meme temps, reveilla 1’in tore t pour elles. Quoique notre connais- san’ce de leur existence au fond des lacs en ait pas mal profitc, il reste cependant beaucoup a faire dans ce domaine et de grandes parties de l’Europe ct du globe sont encore entierement inexplorees. Sur ce sujet, la Suede peut etre consideree comme le pays oil 1 on a fait les recherches les plus approfondies ct je pense qu’un expose des resultats obtenus pourrait ainsi etre a sa place ici. Trois cents lacs environ ont, de ce fait, ete examines, plus ou moms consciencieusement. Ainsi, G. W. F. Carlson (1902) a trouve dans le Smaaland (Suede meridionale) que les Mousses des lacs de cette province y jouaient un role preeminent et il en cite 13 especes differentes. Apies lui, trente annees s’ecoulerent sans recherches de grande importance et ’ce nest qu’a partir de 1928 que celles-ci ont ete reprises par G. Eo hammar, qui les continua jusqu’en 1937 (1938) ; pendant cette penode, EXISTENCE DE MOUSSES AU FOND DES LACS EN SUEDE 85 il a explore environ 150 lacs de la Suede centrale et septentrionale. Ses recherches visaient, en premier lieu, les conditions hydrologiques, ainsi que les plantes superieures; toutefois, un bon nombre de Mousses fut aussi recolte et ce materiel a etc determine par moi, mais non encore publie. Depuis, M. Lohammar a continue ses recoltes de Mousses dans les lacs des parties meridionales et. centrales du pays dont j’ai regu du materiel provenant d’environ 75 lacs. Le professeur T. G. Halle, qui a explore environ 70 lacs, m’a aussi fourni un materiel important et de grande valeur en ces dernieres annees et qui a fait l’objet, egalement, d’examen de ma part et dont une partie a dejh ete publiee (Persson, 1942). Des Mousses ont 6te trouvees dans les deux tiers des lacs examines. L'cxamen a porte sur une profondeur d’au moins 1 m. et s’cst fait gene¬ ralement sur 2 m. ou plus, les Mousses croissant a fleur de l’eau ou imme- diatement au-dessous n’ayant pas ete comprises. Comme la plus grande partie des lacs n’a pas ete exploree en detail, il est permis de prevoir qu’on trouvera des Mousses dans beaucoup de lacs ou, jusqu’a present, on n’en a pas signale. Souvent aussi, c’est seulement dans une certaine partie d’un lac que les Mousses se presentent, par exemple. dans une baie, etc., et il en ressort done une importance considerable jouee par la vegetation des Mousses au fond des lacs suedois, surtout que celles-ci existent en masse. En general, elles se tiennent sur des fonds de 1 & 5 m. de profondeur, variant ainsi dans les lacs. Rarement on les trouve plus profondement et la plus grande profondeur d’ou elles ont ete pSchees en Suede se tient a environ 15 m. Dans les lacs ayant fait 1’objet d’examen, l’ensemble des especes ren- contrees est d’environ 45 et le nombre maximum trouve dans un seul lac est de 15. Plus souvent, cependant, ce n’est qu’une demi-douzainc, voire mSme qu’une seule espece qui alors, generalement, se presente en masses enormes comme, par exemple, les Fontinalis antipyietica Hedw. et Scorpidium scorpioides (Hedw.) Limpr. qui sont les pius frequents et qu’on a bien trouves dans une centaine de lacs. Je considere le F. goiica Card, et Arn. comme une forme du premier, ayant remarque tous les passages au F. anlipyretica normal. C’est une forme extreme, grele, a feuilles etroites, et dont les contrastes sont representes par les var. lalifolia, etc., formes robustes & feuilles larges, croissant dans les lacs calcaires. Parmi les especes les plus communes se trouvent ensuite les Calliergon megalophyllum Mikut., Drepanocladus exannulatus (Gumb.) Wrnst., D. Sendlneri (Schp.) Wrnst., I), capillifolius (Wrnst.) Wrnst., ainsi que lc Fontinalis hypnoides Hn., qui ont ete trouvees en 50 lacs environ. Calliergon megalophyllum Mikut., connu dernierement grace a R. Tuomikoski (1937, 1940), est tres repandu dans rhemisphere Nord (Persson, 1942), pour manquer entierement en Europe centrale. Il joue 1111 grand role dans les lacs suedois du Nord. Drepanocladus exannulatus est certainement compose d’un nombre de petites especes qui ont ete soumises a une etude approfondie par Tuomikoski. A cause de la guerre, 11 n’a pu achever ces interessantes recherches. Drepanocladus capillifolius est prouve par Tuomikoski etre une espece bien determinee, opinion a laquelle je me rallie aussi. D. Sendlneri se presente, generalement, s ous une forme fort contrastante aux fonds des lacs. La nervure est Source: MNHN, Paris 86 faiblissime et de 50 u (contre ordinairement 75-125 (<) de largcur seule- ment, finissanl au milieu de la feuille, el cette Mousse aurait facilement pu etre prise pour unc espece speciale si, en des cas rares, on n avail, pas rencontre de Sendtneri plus typique, ainsi que sous des formes qui, tout, au moins, auraient pu etre supposees etre des varietes. Commc pour le Calliergon megalophyllum , il parait ne pas exister en Europe ccnlralc ; toutefois, il esl bon de noter que les lacs de cette region sont loin d’avoir ete aussi bien examines que ceux des pays nordiques. Comme especes abondantes suivent ensuite les Drepanocladus aduncus (Hedw.) Mdnkem., D. trichophyllus, Bryum pseudolriquctrum (Hedw.) Schwsegr., D. tundra ? Arn., Colliergonella cuspidata (Hedw.) Lske, Cam¬ py Hum polygamum (Br. et Sch.) J. Lange et C. Jens., Fissidens Julianus (Sav.) Sehp. et Rhgnchoslegiwn riparioides (Hedw.) C. Jens. (R. rusci- forme Br. eur.) qui ont etc trouvees en 25 lacs environ. Drepanocladus trichophyllus et D. lundnv constituent deux des especes considerees par Tuomikoski comme appartenant a D. exannulatus et toutes les deux paraissent faire defaut eu Europe centrale. Campylium polygamum n’avait guere ete demontre commc existant au fond des lacs, et etant donne sa frequence a ces cndroits, il faut convenir que 1’eLude des Mousses de lacs a etc bien negligee jusqu’a present. Les Mousses pleurocarpes sont, apparemment, plus communes que les Mousses acrocarpes, les Hepatiques et les Sphaigncs, provenant de ce que celles-la, fort longues et branchues, sont plus facilement attrapees au fond que les autres Mousses, souvent plus courtes et sans branches, ou, en ce qui concerne les Hepatiques et les Sphaigncs, asscz fragiles et ainsi susccptibles d’etre brisces. Des observations directes ayant 6tc failes sur ce point, il a ete demontre, en tous cas, que les Mousses pleuro¬ carpes dominent absolument. Il a <5te rendu compte dans ce qui precede des Mousses importantes des lacs sucdois. En dehors de celles-ei. il existe un grand groupe de Bryophytes rencontre.es dans une dizaine de lacs seulement, parmi les- quelles je cite ici les Calliergon trifariiun (W. et M.) Kindb., Chiloscyphus pallescens (Ehrh.) Dum. (C. fragilis (Both) Schiffn. : C. Nordstedtii Schiffn.), C. polyanthus (L.) Corda, |C. rivularis (Schrad.) Lceskej, Cladopodiella fluilans Jdrg., Climacium dendroides (Hedw.) W. et M., Fissidens adianthoides Hedw. et F. osmundoides Hedw., Fontinalis dale- carlica Schp., ainsi que Sphagnum conlorluni Schultz (avec var. platy- phyllum (Sull.) Aberg) et S', subsecundum Nees. Le Fontinalis dalecarlica apparait sous des formes tres differentes de l’aspect de l’espece habituelle qui croit dans l’eau courantc. Une partie se rapproche le plus de la var. microphylla (Schp.) Limpr. et j’avais d’abord rapporte une de ces formes au F. dichelymoides Lindb. (seul representant de la section Stenophyllce Card.), mais il y aura probablement lieu de la ranger plutot sous I'- dalecarlica comme une forme extreme. Les deux Sphagnum ci-dessus, ainsi que d’autres, sont presque impossibles a reconnaitre comme appar¬ tenant h ce genre quand ils poussent sur les fonds de lacs et lcur deter¬ mination est sujette a de grandes dillicultes et complications. Il y a enfin un groupe assez considerable d’especes qui n’ont ete trou¬ vees que dans quelques lacs, voire meme qu’en un seul lac : Amblystegium riparium (Hedw.) Br. eL Sch., A. lenax (Hedw.) Dix. (A. irriguum Br. et Sch.), Blindia acuta (Hedw.) Br. et Sch., Calliergon giganleum (Schp.) Source: MNHN, Paris Kindi)., Calypogeia submenu (Am.) Wrnst., Campylium helodes (Spr.) Broth., Cinclidium slygium Svv., Dichelyma capillacewn (Dicks) Hn Drepanocladus revolveris (Sw.) Wrnst.., Hygrohypmun ochraceum (Turn.) l.ske, Mecsea Inquelra (Hook, cl Tayl.) Angstr., Mnium einclidioides (lilytt) Ilu])., M. punc.talum Hedw., M. ruyicum Laur., Riccardia pinguis (L.) Gray, R. sinuata (Dicks.) Trev., Sphagnum magellanicum Brid. et S. obtusum Wrnst. Comme deja indique, les Mousses des fonds de lacs different sensible- incnt comme formes et sont ainsi souvent sujettes a des erreurs dans la determination dc 1especc cl du genre. La ladle varie aussi beaucoup et, comme exemple, je pourrais citer le Callicrgon megalophylliun qui se presente, on general, en formes assez grosses, mais qu’on rencontre ici parfois comme fo. micropluylla. La forme des feuilles varie aussi enor- mement chez plusieurs especes et le Callicrgon dont j’ai parle ci-dessus pent avoir des feuilles qui, pratiquenient parlant, pour avoir ete circu- laires, vont a la forme lanceolee ovale ; il ressemble alors beaucoup au C. cordifolium (Hedw.) Kindb. et est souvent pris pour celui-ci. Comme deja connu et constate par des essais de culture, les variations sont assez typiques, en certains points du moins, pour la plupart des especes qu’on rencontre au fond des lacs. Tiges et Louffes deviennent ainsi allonge.es, les feuilles etalees et memo saillantcs, parfois squarreuses. De nombreux details morphologiques sont plus ou moins effaces. Denticules ct marges opaisses disparaissent, le tissu foliaire devient plus uni et non differencie, etc. II faut enfin rerriarquer la sterilile absolue qui distingue cos Mousses, car non settlement on n’y trouve jamais de fruits, mais le plus souvent on n’y rencontre pas de fleurs. Peu de Mousses de fonds de lacs sont reslreintes a ces stations exclu- sivement, mais la plus grande partie d’entre elles croit aussi dans des rivieres, sur les rives, etc. Elies sont pechees au moyen de dragues confec- tionnees de diverses fa?ons, sans qu'il y ail eu possibility de se rendre compte de leur aspect sur place, el il est done permis de se demander si ces .Mousses n auraient pas etc amenees des rives et rivieres au fond des lacs par le courant. J’ai pu constater qu’en effet ces transplantations se produisent, mais, :i part quelques rares exceptions, ceci n’a cju’une importance minime et la construction morphologique memo fournit presque toujours des renseignemenls precis a cet egard. D’un autre cote, il peut bien etre considere comme forL probable que les Mousses des fonds de lacs proviennent de pareilles stations par la dispersion des spores, des touffes, etc., et sans doute aussi par des animaux tels que les oiseaux, etc. loute la presentation des Mousses de fonds de lacs nous parait assez capricicuse, mais ceci tient probablement beaucoup & ce que nous n’avons pas etudie sullisammenL les conditions exigees de leur existence et de leur prosperity ct il nous reste enormement a faire a ce sujet. Des recherches approfondies dans la nature ainsi que des essais de culture s’imposent. •Maints facteurs jouent ici. Les conditions du fond doivent exercer une. inlluence decisive et l’examen de cos derniers au point de vue morpho- logique et chunique devient necessaire. Dans mon pays, le Suedois Lund- yvisx (1927, etc.) a effeclue un travail remarquable dans ce domaine l ’t public plusieui's ouvrages importants. HERMAN PERSSON Bibliographie Arnele (H. w.). — Bryologiska notiser frjn Vesternorrlands lan (Bot. Not., Camion (G. W. F.). — Om vegetationen i niigra smftlandska, sjadr (Bih. t. K. Sv. Vet.-Akad. Handl., Bd. 28, Afd. Ill, n. 5, 1902). Lohammar (G.). — Wassercliemie und hokere Vegetation sckwedischer Seen (Symb. Bot. Upsal, III, 1. 1938). Lunuqvist (G.). — Bodeuablagerungen und Entwicklungstypen der Seen {Die Binncngewdsser, Bd. II). — Sjosediment fr&n omr&det Abisko-Kebnekaise {Svenges Geol. Unders., Ser C, n. 423, 1939). Persson (H.). — Bryopliytes from the bottom of some lakes ii (Bot. Not., 1942). Schnetzler (J. B.). — Vorlaufige Notiz uber ein Moos des Genfersees (Bot. Centralbl., Bd. 23). , „ Tuomikoski (R.). — Vorliiufige Mitteilung iiber die Revision des Calliergon giganteum-Materials sowie einiger Plagiothecium-Arten im Herbarium Musei Fennici (Ann. Bot. Soc. Zool.-Bot. Fenn. Vanamo, 9, n. 7). — Calliergon megalopliyllum Mikut. und Drepanocladus capillifolius (Warnst.) Warnst. in Finnland (Ibid., 15, n. 3). i north Sweden Das mediterrane Element in der Moosflora Westfalens von Fritz Koppe (Bielefeld) Der BegrilT « Element » wird hier nach dem Vorschlag von Braun- Blanquet (1923) geographisch, nicht genetisch Oder noch andersartig aufgefasst. Auch beschranke ich mich auf die Beachtung der europaischen \ erbreitung der Moose, da die Behandlung der aussereuropaischen Areale Fragen aufwerfen miisste, die auf knappem Raume nicht besprochen werden konnten. Die mediterranen Moose sind im Schrifttum Mittel- europas bisher nicht so eingehend behandelt worden wie beispielsweise die atlantischen. Auf die Lebermoose geht K. Muller (1906/16) ein, Herzog (1926) erwahnt einc Anzahl charakteristischer Arten, die Deuts¬ chland und teilweise auch noch das siidliche Skandinavien erreicht haben, und deutet kurz ihre Wanderwege an, ohne im Rahmen seines Werkes auf Einzelheiten eingehen zu konncn. Amann (1928) bringt fiir die Schweiz zwei Listen von Arten, die zu unserem Element gerechnet werden konncn : die mediterrane und die siideuropaische Gruppe. Zur ersten zahlt er solche Arten, die ihr Verbreitungszentrum im Mittelmeergebiet haben ; in der Schweiz besiedeln sie gewohnlich trocken-warme Boden, die kalkhaltig bis indifferent sind. Zur siideuropaischen Gruppe werden solche Moose gezogen, die den sudlichen Teilen Europas eigentiimlich sind, in den nordlichen Gegenden sind sie selten und meist steril. Da sich nun die Angaben « im Mittelmeergebiet » und « in den sudlichen Teilen Europas » iiberschneiden, ist eine scharfere Trennung der beiden Gruppen kaum moglich, und so ist es verstandlich, dass Herzog und andere Autoren manche Moose als mediterran bezeichnen, die Amann zu den siideuro- paischen zieht. Wesentlich ist jedenfalls, dass beide Gruppen im Mittel- meergebiet verbreitet und haufig sind und nach Mitteleuropa hin mehr Oder weniger schnell selten werden und verschwinden. Deshalb erscheint es mir zweckmassiger, die beiden Gruppen als « mediterranes Element » zusammenzufassen, wie auch Walter (1927) von mediterranen oder siideuropaischen Pflanzen sprieht. Analog der Untertcilung des « ozeanis- chen Elementes » (vgl. daruber die Ausfiihrungen von Degelius 1935), kann dann die mediterrane Gruppe unterteilt werden in 1) eumedilerrane Arten, die auf das engere Mittelmeergebiet beschrankt sind. 90 FRITZ KOPPE 2) submcditerrane Arten, die in klimatisch giinstigen Gebieten. bis Mitteleuropa vorstossen, bier aber selten sind ; nur in Ausnahmefallen erreichen sie noch das sudliche Skandinavien. 3) eurymedilerrane Arten, die ihre grosstc Haufigkeit im Mittelmeer- gebiet erreichen, aber auch in Mitteleuropa eine weitere Verbrcitung erlangt haben. Sie erreichen fast alle auch noch Skandinavien, sind dort aber selten und auf die siidlichen Gebiete beschrankt. Innerhalb dieser Untergruppen lassen sich dann weitere Verbreitungs- typen erlcennen, auf die ich aber nicht eingehen will. Hingewiesen sei nur darauf, dass mehrere Arten innerhalb der atlantischen Gegenden recht weit nach Norden vorstossen, z. B. nach Grossbritannien und Noi- wegen. Das diirfte der Grund sein, weshalb Podpera (1902) die medi- terrane und die atlantische Verbreitungsgruppe nicht scharf auseinander- halt. Tatsachlich kann man in manchen Fallen im Zweifel sein, zu welchem dieser beiden Elemente man eine bestimmte Art ziehen soli. So ist der im Schrifttum mehrfach gebrauchte Ausdruck « mediterran- atlantisch » fur einige Moose durchaus angebracht. Da Westfalen vom Mittelmeergebiet ziemlich weit entfernt, durch den Wall del Alpen und durch Mittelgebirge davon recht scharf getrennt ist und wesentlich andere Klimaverhaltnisse aufweist, ist die Zahl der mediterranen Moose nicht sehr bedeutend. Eumediterrane Typen fehlen ganzlich. Submediterrane Arten a) im engeren Sinne Hymenostomum tortile var. crisp alum (Weisia crispata). Trichostomum paUidisetum. Pleurochmte squarrosa. (Barbula eordala). Barbula revoluta. (Crossulium squamigerum). Acaidon triquetrum. b) mediterran-atlantiseli Cololejeunea Rosettianu. Pottia recta. P. etespitosa. Epliemeruui minutissimum. Funaria obtusa. Pottia Starkeana var. brachypoda (P. mutica). Cinclidotus aquaticus. Cvndidotus riparim. Grimmia orbicularis. Funaria dentala. Bryum torquescens. Rhynchostegium rotundi/oUum. Cryph.ra heteromalla. Plerogonium gracile. Scleropodium illecebrum. Rhynchostcgiella curviseta. Eurymediterrane Arten Riccia ciliata. Astomum crispum. (symnostom um calcareum. Gyroweisia tenuis. Eucladium verticillatum. Triclwstomum crispulum. Tortella wclinata. Barbula lurida. B. tophacea. B. gracilis. Source: MNHN, Paris DA.8 MEDITERRANE ELEMENT IN HER MODSFLORA WE8TFALENS 91 B. Hornschuchiana. B. vinealis. Synlrichia montana. Aloina aloides. A. eridfolia. Pterygoneuron p uts iliu m . Acaulon muticum. Poltia rufescens. Grimmia campeslris. Mniobryum carneum. Bryum bicolor. Philonolis marchiea. B rackytlieciu m eampeslre. Oirriphyllurn crassinervium. C. Vaucheri. Phynchostegiella algiriana. Bhynchostegium conjerlum. llh. megapolitcmum. Entodon orthoga/mus. An submediterranen Arten sind 1 Lebermoos und 20 Laubmoose aus der Provinz bekannt, dazu kommen 2 Varietaten, die oft als besondere Arten aufgefasst werden, ferner 2 Arten, die in unmittelbarer Nahe unseres Gebietes gefunden wurden, diese sind in der Aufzahlung in Klam- mern gesetzl. Das sind bei 13(i Leber- und 530 Laubmoosen, die insges- amt in Westfalen vorkommen, 0,73 % der Leber- und 3,77 % der Laub¬ moose. Von eurymediterranen Arten sind 1 Leber- und 28 Laubmoose aufgefiihrt, das sind 0,19 und 5,28 %. Verbreitung der mcditerrancn Moose in Westfalen Die medilerranen Moose sind in Westfalen sehr ungleichmassig ver- teilt. Die grosste Artenanhaufung treffen wir in der Umgebung von Hoxter. Mier tritt die Weser dicht an die Hoxtersche Muschelkalkplatte und schaITt steil abfallende Hange. Diese sind teilweise slid- oder siid- ostgerichtet, so dass warme, sonnige und relativ trockene Standorte entstehen, die nur mil lichlem Gebiiscli orMf- sparlichem Rasen bedeckt sind. Die nackten, besonnten Felsen tragen von unseren Arten Grimmia orbicularis, Pleuroduclc squarrosa, Crossidium squamigerum, Didymodon cordatus, Bnjum torquescens. An beschatteten Felsen gedeihen : Barbula lurida, B. vinealis, Cirriphyllum Vaucheri, Rhynchostegiella algiriana. Auch die humoscn Kalkfelsritzen sind bevorzugte Standorte unserer Arten ; wir treffen bier : Trichostomum pallidiselum, T. crispulum, Potlia nespilosa, Aloina aloides, A. eridfolia. An anderen Stellen sind die Hange llacher und mit lehmigem oder mergeligem Verwitterungsboden bedeckt, der gleichfalls nur lichtes Gebiisch oder eine lockere Grasnarbe tragt. Hier finden sich auch zahlreiche warmeliebendc Phanerogamen, z. B. Aceras anlhropopiwra. Von unseren Moosen gedeihen dazwischen : Potlia Starkeana, P. rufescens, Astomum crispum, Pterygoneuron pusillum, Bar¬ bula gracilis, Acaulon muticum, Ricc.ia dliata. In nassen Kalkfelsritzen oder auf feuchten Kalkblocken wachst Eudadium vcrtidllalum, auf feuchtem Lehmboden Mniobryum carneum, Barbula tophacea ; auch Cirriphyllum crassinervium und Entodon orthncarpus lieben schatlige, ziemlich feuchte Kalkfclsen oder Mergelboden. Buntsandstein ist bei Hoxter nur in geringerem Umfange aufgedc.ckt; auf ihm gedeihen an 95 FRITZ PPI3 schattig-feuchten Stellen Rhynchostegium rotundifolium (sehr selten) und R. conferlum, an trocknen Fclsen Rhynchoslegiella algiriana. Auf Steinen in der Weser findct sich Cinclidotus riparius. Ausserhalb des engslen Wesergebietes fehlen der Hoxterschen Mus- chelkalkplatte Lrotz vorhandenen Muschelkalkes und trotz vieler stark besonnter Felsen und Triften alle submediterrancn Arten bis auf Barbula revoluta und Pollia Starkeana. Von eurymediterranen finden sich noch Gyrnnostomum calcareum, Eudadium vertidllalum, Trichostomum cris- pulum, Tortella indinala, Barbula tophacea, B. vinealis, Plerygoneuron pusillum, Mniobryum carneum, Cirriphyllum crassinervium und Entodon orthocarpus. Westlich der Hoxterschen Muschelkalkplatte erstreckt sich der Teuto- burger Wald. Er hat eine Lange von etwa 150 km. und eine grosste Hohe von 468 m. Er bildet im allgemeinen drei parallele Bergzuge. Der nordliche Zug besteht aus Muschelkalk, der Mittelzug aus Neokom-Sandstein, der Siidzug aus Kreidekalk, besonders Cenoman und Turon. Kalk ist also in grosser Menge vorhanden, vielfach finden sich besonnte Felsen und diirre Grastriften, trotzdem fehlen die meisten mediterranen Moose, die bci Hoxter vorkommen. Nur Ephemerum minulissimum und Barbula revoluta sind davon vorhanden, dazu kommen 2 Arten, die bei Hoxter fehlen : Cryphwa heleromalla und Plerogonium gradle. Von eurymedi¬ terranen Arten wurden beobachtet: Astomum crispum, Trichostomum crispulum, Tortella indinala, Barbula Hornschuchiana, B. gracilis, B. vinealis, B. lurida, B. tophacea, Aloina aliodes, A. eridfolia, Plerygoneuron pusillum, Acaulon muticum, Mniobryum carneum, Bryum bicolor, Philo- notis marchica, Cirriphyllum crassinervium, C. Vaucheri, Rhynchostegiella algiriana, Rhynchostegium conferlum, Entodon orthocarpus. Haufig ist im Teilgebiet keine dieser Arten. An den 'I'eutoburger Wald schliessen sich nordwarts das Ravensberger Hugelland und das Lippische Bergland. Im Ravensberger Hugelland finden sich Jurakalke, haufig uberdeckt von diluvialen Lehmen, z. T. Losslehm ; bei Biinde ist ein kleines Vorkommen von kalkreichen oligo- zanen Meeresablagerungen. Sudlich von Vlotho bieten harte KalktulTe, die « Horststeinc » giinstige Moosstandorte. Auch im Lippischen Berg- lande finden wir gelegentlich noch Jura-, meist aber Keuperablagerungen. Diese sind entweder lehmig und tonig, odcr in den hoheren Erhebungen (250 bis fast 500 m.) als Quarzite entwickelt. Vielfach treten diluviale Ucberlagerungen auf. Von unseren Moosen sind aus dem Lippischen Bergland nur Mniobryum carneum, Cirrhiphyllum crassinervium und Rhynchostegiella algiriana < als Seltenheiten bekannt. Auch das Ravens¬ berger Hugelland ist arm daran ; beobachtet wurden Barbula revoluta, Eudadium vertidllalum, Tortella indinala, Aloina aloides, Acaulon muti¬ cum, Pottia rufescens, Bryum bicolor und Rhynchoslegiella algiriana, Source: MNHN, Paris DAS MKDITERRANI! ELEMENT IN DER MOOSl'LOHA WESTFAI.ENS 93 Nach Norden werden diese beiden Hiigellander vom Wesergebirge (rechts) und vom Wiehengebirge (links der Weser) begrenzt. Kalke, Tone und Sandsteine setzen die niedrigen Bergzuge (grdsste Hohe 320 m.) zusammen. Aus dem Wiehengebirge, das weit in das nordwestdeutsche Tiefland vorgeschoben ist, ist keine der mediterranen Arten bekannt, aus dem Wesergebirge : Hymenoslomum tortile var. crispatum, Barbula vinealis, Aloina abides und Rhynchostegiella algiriana. Sudlich vom Teutoburger Wald, zwischen diesem Gebirge im Norden, dem Eggegebirge im Osten und dem Haarstrang im Siiden, debut sicli die Munstersche Tieflandsbucht aus. Im Westen ist sie weit nach dem Nordwestdeutschen und Hollandischen Tieflande geSfinet. Den Unter- grund der Tieflandsbucht bilden senone Kreideablagerungen. Diese erreichen in den Beckumer Bergen und in den Baumbergen westlich Munster die Oberflache, wahrend sie sonst von diluvialen Sanden und Lehmen uberdeckt werden. Von submediterranen Moosen kommen im Tiefland vor : Funaria obtusa, Cryphtea heleromalla, Scleropodium illece- brum (nur bei Handorf) und Rhynchostegiella curviseta (in Brunnen bei Handorf). Von eurymediterranen Arten wurden festgestellt: Astomum crispum, Tortella inclinala (selten auf Sand), Barbula lurida, B. Hornschu- chiana, Aloina abides, A. ericifolia, Acaulon muliciun, Poltia rufescens, Mniobryum carneum, Bryum bicolor, Philonotis marchica, Brachythecium campestre, Rhynchostegium megapolilanum, R. conferlum (Mauern), Rhyn- choslegiella algiriana (Mauern) und Entodon orthocarpus (selten auf Sand). Die aus dem Lehmund Sand emporragenden Kalkhiigel haben : Tri- chostomum crispulum, Aloina ericifolia, Mniobryum carneum, Pterogonium gracile (Stromberg), Rhynchostegiella algiriana und Rhynchostegium confertum. Das Munstersche Tiefland wird im Siiden, wie erwahnt, vom Haar¬ strang begrenzt. Dieser ist ein schmaler Streifen von Kalkablagerungen, namlich von Kalken des Cenomans und von Griinsandsteinen des Turons. Vielfach werden sie oberflachlich von Losslehm uberlagert, der frucht- baren Ackerboden bildet. Nur die eingeschnittenen Bach taler erreichen die Kreideablagerungen ; der Grunsandstein wird bei Buthen u. a. Orten durch grosse Steinbriiche erschlossen. Weiter westlich setzt sich der Haarstrang im Ardeygebirge fort, dieses besteht im wesentlichen aus karbonischen Sandsteinen. Von submediterranen Moosen finden sich im Haarstrang nur Poltia Slarkeana und Rhynchostegium rotundifolium (Grunsandstein bei Riithen). Reichlich treten eurymediterrane Arten auf: Riccia ciliata, Astomum crispum (Acker gemein), Barbula lurida, B. gracilis, B. tophacea, B. vinealis, B. Hornschuchiana, Syntrichia mon- tana, Aloina abides, A. ericifolia, Pterygoneuron pusillum, Acaulon muti- cum, Poltia rufescens, Mniobryum carneum, Bryum bicolor, Cirriphyllum crassincruium, C. Vaucheri, Rhynchostegiella algiriana, Entodon ortho- Source: MNHN, Paris carpus. Im Ardey bei Hohensyburg wurde Pterogonium gracile beobachtet, bei Witten Funaria denlata : auch diirfle in dieser Gegend Pollia recta « an der Ruhr » (Hiibener) gefunden Worden sein. Der siidliche Teil Westfalcns wird von dern Sauerland eingenommen. Dieses hdchste Bergland der Provinz (Kahler Asten 840 m.) besteht fast ganz aus Ablagerungen der Devonzeit, vor allem aus Tonscliiefer. Im Nordteil des Sauerlandes treiTen wir einen viclfach unterbrochenen Zug von Massenkalk. Gut entwickelt ist dieser l)ei Padberg, Messing- hausen, urn Brilon, hier besonders schdn im oberen Almetal ; zwischen Callenhardt und Hirschberg, besonders an der Bilslcinliohle; im Hdnnetal; um Iserlohn, besonders; am Fclsenmeer, und am Weissenstein bei Hohen- limburg. Von hier aus setzt er sich dann westlich in der Rhein provinz fort, z. B. in dem bekannten Neandertal bei Dusseldorf. Im mittleren Sauerland tritt er noch einmal im Kr. OIpe zwischen Grevenbriick, Heggen und Attendorn auf. Der Tonscliiefer wird vielfach von vulka- nischen Massen devonischen Alters unterbrochen. Bei Brilon-Wald liegen die Porphyre der Bruchhauser Steine (756 m.); im Hoppecketal und im oberen Ruhrtal und seinen Nebentalcrn haufen sich Durchbriiche kalk- reicher Diabase und ahnlicher Gesteine. Eine weitere Gruppe devonischer Vulkane liegt im Gcbiet- der oberen und mittleren Lenne ; hier handclt es sich um kalkarme Keratophyre. Die svidlichste Spitze Westfalens gehort schon zum Westerwald und hat Anteil an seinen Basaltvulkanen. Auf den Massenkalkbergen, aber auch auf den zwischen ihnen liegenden Diabas- und Tonschieferhangen kommt eine bedeutende Zahl mediter- raner Moose vor. Eine Anhaufung dieser Arten trelfen wir aber nur zwischen Niedermarsberg und Messinghausen. Die zur Weser fliessende Diemel und ihr Nebenlluss, die Hoppecke, haben hier ein tief eingesch- nittenes Tal gebildet, an dessen Hangen Tonscliiefer, bei Messinghausen auch Massenkalk und Diabas mehrfach besonders warme und trockene SLandorte schaffen. In diesem Gebiet linden sich von submediterranen Arten : Hymenoslomum tortile var. crispalum, Trichostomurn pallidisetum, Barbulu revolula, Pollia Starkcana var. brachypoda, Grimmia orbicularis, Funaria oblusa und Pterogonium gracile ; die eurymediterranen sind fast vollzahlig vertreten, darunter die seltenen Gyroweisia tenuis, Grimmia campeslris und Brachylhecium campestre. Weiter westlich treten alle submediterranen Formen selten und verein- zelt auf: im Almetal Funaria dentata, bei Warstein Cinclidolus aquaticus ; auf Diabas bei Ostwig und auf Massenkalk bei Sundwig : Cololejeunea Rosetliana ; im Hdnnetal Grimmia orbicularis, Hymenoslomum tortile und Funaria dentata ; bei Hohenlimburg Pollia ciespitosa, auf einCm lehmigem Acker siidlich Meschede Acaulon triquetrum, bei Meschede auf Diabas Pterogonium gracile, an einer Buche bei den Bruchhauser Steinen Cryphaui. Einige eurymediterrane Arten sind hier recht verbreitet; DAS MEDITERRANE ELEMENT IN DER MOOSFLORA WESTFAI.ENS 95 namlicli Gymnostomum calcareum, Eucladium verticillatum, Trichoslomum crispulum, Torlclla indinala, Syntrichia montana, Barbula lurida, Cirri¬ phyllum crassineruium, C. Vaucheri, Rhynchostegiella algiriana und Enlo- don orthocarpus ; selten sind dagegen Barbula lophacca, B. gracilis, B. vinealis, B. Hornschuchiana, Aloina aloides, A. ericifolia, Poltia rufescens, Mniobryum carneum, Bryum bicolor und Philonolis marchica. Uas sudliche Massenkalkgebiet zwischen Grevenbruck und Atiendorn hat noch aufzuweisen : Aslomum crispum, Trichoslomum crispulum, Tor- tclla indinala, Barbula revoluta , B. lurida, Syntrichia montana, Aloina ericifolia, Rhynchoslegiclla algiriana, Enlodon orthocarpus. Auf trocknen Tonschieferfelsen bei Kirchhundem, in der Nahe dieses Gebietes, gedeiht Bryum torquescens. Aus den hoheren Sauerlandbergen sind nur noch wenige Arten als Seltenheiten bekannt geworden : Potlia rufescens, Pterygoneuron pusillum, Mniobryum carneiun, Bryum bicolor, Cirriphyllum crassineruium, C. Vou¬ ched und Rhynchostegium conferlum. Auf dem Westerwald findet sich nur noch Cirriphyllum crassineruium. Griinde der Moosverbreitung. Es sei nun kurz angedeutet, wie weit klimatische, edaphische und historische Griinde fur die heulige Verbreitung der mediterranen Moose in Westfalen anzufiihren sind. Westfalen liegt innerhalb des atlantischen Klimagebietes Deutschlands. Es hat infolgedessen milde Winter und relativ kiihle Sommer. In den niederen Hohenlagen betrjigt das Januarmittel iiberall etwas mehr als 0 Grad, im hohen Sauerland etwa — 3 Grad. Die mittlere Jahrestem- peratur liegt im grdssten Teile Westfalens und auch in den meistcn Gebieten, die eine reichere mediterrane Moosvegetation haben, zwischen 8 und 9 Grad ; nur im Lippegebiet steigt sie etwas dariiber. Der Teuto- burger Wald und das Gebiet an der Diemel und Hoppecke haben nur '-.). — Das ozeanischo Element der Strauch- und Laubflechten- flora von Skandinavien. Uppsala, 1936. S ME) ERRANE ELEMENT IN DER MOOSFLORA WESTFALENS 97 Lucken (W.). — Die Niederscklagsverhaltnisse der Provinz Westfalen und ilirer Umgebung ( Jhrsber. Westf. Prov.-Ver. Eunst u. Wissensch., Munster 1903). Muller (K-). — Die Lebermoose Deutschlands, Osterreicbs und der Schweiz. Abt. II. Leipzig, 1912/16. Podpera (J.). — Einige Bemerkungen zur geographischen Yerbreitung der Laubmoose in Mitteleuropa (Buglers Bot. Jlirb. System, u. Pfl. aeotir., 31, 1902). Walter (H.). — Einfiihrung in die allgemeine Pflanzengeographie Deutsch- lands, Jena, 1927. Bryophytes du Val Piora par M. J.eggli (Bellinzona, Suisse) Le Val Piora, oil nous fimes les recoltes et les observations qui forment l’objet de ce modcsle expose, est situe a la limite meridionale du massif du St-Gothard, a une direction Est-Ouest et apparait comme une haute vallee suspendue au-dessus de 1.800 m., sur la rive gauche du Tessin, dans l’axe d'un synclinal forme par des schistes lustres, metamorphoses en schistes sericiteux, granitifcres, etc., et de gisements calcaires et dolo- mitiques du Trias et du Lias qui eftleurent surLout sur le versant droit de la vallee, tandis que, sur le versant de gauche, se presentent des ortho- gneiss el des micaschistes du massif du Lucomagno. Bien des savants se sont occupes, a maintes reprises, de la structure gcologique et petro- graphique du territoire et de la genese des lacs qui forment le plus superbc attrait de l’imposant paysage alpestre (1). Le plus vaste et le plus char- mant, le lac Ritom, qui a une longueur de 2.034 m. el une largeur maxi¬ male de 538 m., est surtout interessant a cause de ['utilisation de. ses eaux pour les usines electriques du chemin de fer du Gothard. Nous remarquons, tout de suite, que les travaux necessaires a la creation du bassin d’accumulation ont cause la submersion periodique d’une vaste plaine marecageuse, longue do 500 m. (palude dell’ alpe di Campo), a l’extremitc orientale du lac. La formation la plus etcndue de plantes hygrophiles a ainsi disparu. Heureusement, la plupart des especes sont encore plus ou moins representees autour des pelits lacs epars dans 1’alpestre region et que nous avons visites. Ce sont: Lago di Cadagno (1.921 m.), Lago Tom (2.023 m.), Lago Piano dei Porci (2.200 m.), Lago Taneda (2.250 m.). La flore du Val Piora, pour ce qui se rapporle surtout aux Phanero- games et aux Fougeres, au point de vue systematique, est assez bien connue. Bon nombre de botanistes (Luizet, Bqrnmuller, Favrat, Schroter, etc.) y ont herborise. Leurs trouvailles sont enregistrees dans le Catalogue des plantes vasculaires du Tessin de P. Chenevard. On ne peut en dire aulant pour les Cryptogames, a l’exception du Phytoplancton qui fut suffisammcnt etudie avant les travaux entrepris pour FuLilisation des eaux du lac Ritom. Rares, en tout cas, sont les indications sur les (1) Eautensach, Dio klein kunde, N. S), 1B14). Bachmans (H.), Der Riloi anderungon. E. Tompuraturoi: NiquXJ (l 1 .). Preisswerk, dor Tessiner Alpen zwisclicn ion Seebecken der Tossineralpon ( ZeiUchnjl msec. A. Geologische Uebersiehb. B. Morpbo n (Xcitschrijt f&r Hydrobiologie. N. 2. Aarau. (.1 RUTTER, BOSSARD, KUNDIO. Geologische Maggia- und Bleniot.al ( Beilr. zur geol. Karl ■ern, 1930). fur Gldscher- fll'li)! Bescbreibung le der Schweiz. Source: MNHN, Paris BRYOPHYTES D VAL PI ORA Bryophytes du Val Piora. Une quinzaine de Mousses, recoltees par Brkdelar, Culm an, Aman, vers la fin du siecle passe (1), est indiquee dans la Flore des Mousses de la Suisse d’AMANN. Dans ses«Beitrage zur Laubmoos- und Torfmoosflora der Schweiz » ( Hedwigia , Bd. ^1897, Dresden), J. Roll donna la liste des Sphaignes qu il a trouves au Val Piora. Ce sont : Sphagnum acutifolium, S. Schimperi, S. robustum, S. Cnrgensohnii, S. leres, S. compactum, S. cymbifolium avec plusieurs varietes. Nous devons la meilleure contribution a la connaissance botanique du Val Piora a M. le D r Walo Koch (2) qui a, pour la premiere fois, explore et etudic diligemment, selon les principes modernes de la socio- logie vegetale, les formations marecageuses le long des lacs de noire territoire. Ce qui nous interesse ici, c’est que, dans son travail, il mentionne, outre les Phanerogames des marais, une trenlaine de Mousses hygrophiles pas encore connues pour la region et cinq especes de Sphaignes (.S', platy- phyllum, S. subsecundum, S. subbicolor, S. magellanicum, S. Russowii) pas encore signalees par RoLLet quclques Hepaliques. La plus belle trou¬ vaille de Koch, c’est Paludella squarrosa, rare en Suisse, nouvelle pour le Tessin. Tout compris, on avait enregistre, jusqu’a nos jours, au Val Piora, soixante especes de Bryophytes. Dans le cadre des recherches que nous poursuivons pour le recensement des Mousses du canton du Tessin, nous avons, pendant plus d’une semaine, parcouru le Val Piora sur une longueur de 5 km. et dans les limites d’altitude entre 1.800 a 2..500 m. Quoique 1'exploration soit bien loin d'etre epuisee, nous voulons quand meme resumer ci-dessous toutes les connaissances actuelles sur les Bryophytes du Val Piora, puisque la liste s’est enrichie de plus de 100 autres especes, et nous ne sommes pas surs de pouvoir continuer les herborisations dans la paisible contree. Pour une rapide orientation sur la ilore bryologique du territoire explore, nous estimons qu’il convient de distinguer trois secteurs : les deux versants et les marecages, qui sont pour la plupart autour des lacs et au fond de la vallee. Le versant droit Par rapport aux Mousses, les deux llancs de la vallee offrent des condi¬ tions de vie bien difTerentes. La pente droite, nettement exposee au Sud, a un substratum presque entierement calcaire, permeable et, sauf dans les depressions oil reposcnt les petits lacs, une forte inclinaison. La seche- resse du terrain revetu, pour la plupart, d'une couche herbeuse, le manque absolu de vegetation arborescente, ne favorisent evidemment pas le developpement des Muscinees. Meme les rochers tres aridcs qui efllcurent et la du gazon vert n’abritent qu'un petit nombre d’especes rupicoles. Sur la terre, entre les souches de la prairie et du paturage, on ren¬ contre des Mousses assez communes et repandues. Telles sont: «r subalpinen Seen und Moorge mg, Heft 3 und 4. SauerlAnder, chance do rctrouver : Mnium 'hi oblusifolia, Campylopus Moorgebiete des Val lander, Aarati, 1928). Source: MNHN, Paris 100 Ceratodon purpureus (1). Barbula unguiculata. Tortella tortuosa. Bryuvi ciespilicium. Moins frequentes : Dicranella DwHcliium montawum. Bryum pollens. Polytrichum piliferum. Poly trichum j uniperinum. subulala et D. crispa, sur la terre de temps en temps humide. Relativement pauvre est la florule bryologique des rochers calcaires cnsoleilles de ce versant entrc 1.800 et 2.000 metres. Pas de peuplements eontinus, mais de maigres colonies, surtout dans les fissures, et dans des niches oil l’on rencontre quelquefois Timmia bavarica, Orlhothecium inlricatum et parfois Gijmnoslomwn rupestre. Parmi d'autres especes rupicoles nous notons : Ditrichum flexicaule. Erytrophyllum rubellum. Barbula gracilis versus var. icmado- pliila. Tortula muralis var. mstiva. Syntrichia ruralis var. norvegica. Leslcea catenulata. Lescurxa alrovirens. Homaloihedum sericeum. Encalypta contorta. « rhabdocarpa. Grimmia apocarpa var. conferla. Bnrtramia (Eden. Thuidium abietinum. Hypnum Vaucheri, rare. Sur ces pentes fortement exposees au soleil et calcaires, on rencontre en gazons asscz denses Grimmia alpestris sur les pierres, acalciques des¬ cends des sommets oh efileurent des rochers siliceux. D'abondantes touffes de Mousses prosperent sculement le long des torrents et. des ruisseaux qui descendent aux lacs de Tom, Cadagno, Ritom, etc. Mais il s’agit d’un nombre tres limite d’especes. Oh les eaux sont relativement riches en sels dissous, a reaction alcalinc, domme le Craloneuron comnmlalum var. falcalum et les Phanerogames : Saxifraga slellaris, Epilobium alsinifolium, Cardamine amara, e t, oh les eaux sont plus rapides, la var. irrigatum et le Hygrohypnum dilatalum. Ces Mousses y torment de vraies associations avec les Phanerogames caracleristiques . Arabis bcllidifolia, Saxifraga amides, Carex [erruginea. La oh les eaux sont faiblement mineralisecs, a reaction neutre ou acide, domme Bryum Schleicheri avec B. ventricosum et Philonolis seriala. Cette association (Bryelum Schleicheri) est, au Val Piora, bien moins difTusee que la prece- dente du Craloneuron commutaium. Les rivages des lacs C’est le secteur qui fut explore par W. Koch et qu'il a illustre dans la monographic a laquelle nous renvoyons le lecteur qui desire des renseigne- ments detailles a ce propos. Nous nous bornons a renumeration des Mousses qui font partie des associations marecageuses comprises par Koch, sur l’exemple de Braun, sous le nom de Caricion fusex et qui est, au Val Piora, surtout represente par le Caricetum fusex alpinum et le Trichophorelum exspitosi alpinum avec leurs diverses variantes. Le Caricetum fusex, qui s’installe frequemment sur l’association ou du Bryelum Schleicheri ou du Caricetum in flat x ou sur des gazons serres de Drepanocladus sp., est a son tour ordinairement substitue par le 2ri- chophoretum exspitosi. (1) Pour la nomenclature, nous suivons l’ouvrage de W. MO.nKEHEYER, Die Laub- moose Duropas, Leipzig, 1927. Source: MNHN, Paris BRYOPHYTES Dl' VAL PIORA 101 Les especes caracteristiques du groupe (Verbandscharakterarten au sens de Braun) seraient, scion Koch (1): Drepanocladus intermedius*. » exannulatus et var. purpurascens*. Colliergon trifarius*. ii sarmentosum*. Paludella squarrosa*. Especes concomitantes (Begleiter): Blindia acuta*. Dieranum Bonjeani. Bryum pollens*. Mniurn Seligeri*. Aulocomium paluslre. Pkilonotis fontana*. Pkilonotis tomentella*. Oligotrichum hercynum. Camptothecium miens *. Scorpidium seorpioides*. Calliergon gyganteum*. Calliergon stramineum*. Drepanocladus uncinatus*. Climacium dendroides. A crocladium cuspid alum. Chrysohypnum stellatum*. Gymnocolea inflata*. Scapania irrigua*. » subalpina. » uliginosa. Comme nous l’avons deja dit, la plaine. de l’alpe de Campo, longue d’envirpn 500 metres a l’extremite Est du lac Ritom, etait constitute par des peuplcments du Caricion (uscae. Apres 1’elevation du niveau du lac, ils sont disparus presque entierement, mais deux seules especes (Splachnum sphxricum et Calliergon cordifolium) que nous avons trouvees en 1916, avant la creation du bassin d’accumulaLion, nc se rencontrent plus ailleurs. Aujourd'hui les associations martcageuses occupent surtoul, ii environ 100 metres plus en haut du lac Ritom, la vaste depression qui s’etend sur une longueur de 1.500 metres, de la « cappella di San Carlo »jusqu’au rivage du lac Cadagno (1.921 m.), lequel repose au milieu d'une magnifique couronne de montagnes. C’est la que le Trichophorclum ciespitosi est le plus developpe et oil Ton trouve toutes les Mousses enu- merees, y compris des Sphaignes qui preparent la transformation des marais plans en marais bombes, oil domine le Sphagnum aculifolium avec S. Schimperi , .S'. Russowii, S. Girgensohnii , S. compuctum, Aulo- comnium paluslre, Polylrichum slriclum, etc. La oil les caux sont moins acidiphiles, on rencontre plutot : Sphagnum platijphgllum, S. teres, S. cymbifolium, S. subbicolor, S. magellanicum avec Care. r pauciflora et d’autres Phanerogames (Voir Koch, op. cil.). Avec l’altitude, le nombre des Mousses hydro- et hygrophiles, autour des petits lacs, diminue sensiblement. Au lac Tom (2.023 m.), nous n’en trouvons que trois ( Drepanocladus intermedius, Calliergon Irifarium, Calliergon sarmentosum). Plus haut encore, pres du lac Taneda (2.308 m.), oil les colonies de Carex fusca vonl se dissoudre, ces Mousses disparaissent et, 5 la place du Caricetum fusex, se developpe. le tapis caracteristique des depressions a neige (Schneesalcheurasen) avec les Phanerogames bicn connues ( Carex fcelida, C. Lachenalii, Alchemilla pentaphyllea) et des Bryophytes, telles que : Gymnomitrium concinnatum, Webera commulata, W. Ludwigii, Dieranum falcatum, Polytrichum sexangulare, Olygolrichum hercynum. (1) Les espfcces signages, pour la premiere fois, par Koch sontsuivies il'un asterisque. Source: MNHN, Paris 102 rjEGGLI Le versant gauche Le versant gauche est bien autremcnt favorable au deployment de la vie bryologique que le versant oppose. L’humidite, la fraicheur y sont abondantes. De nonibreux ruisseaux parcourcnt la pente, desormais recouverte, jusqu’a 2.100 metres, par de denses formations de Rhodo¬ dendron, Alnus viridis, Vacciniurn Myrlillus. La forel des Sapins et des Melezes, parnii lesquels apparaissent quelques exemplaires de Pinus Cembra (survivants d'une association jadis prospere ?), s'eclaircit rapide- ment. Sur la pente escarpee, la vegetation des arbrisseaux et des arbres est pourlant £a et 14 interrompue par des blocs, des rochers, des pierriers presque nus, oil les gazons des Mousses, au moins pour un certain temps, sont a l'abri de la concurrence des plantes superieures. II y a, en tout cas, sur ce flanc de la vallec, une grande variete de stations qui abritent des Mousses aux exigences les plus diverses par rapport a l'humidite, a la lumiere, a la nature du terrain. Le substratum est, ici, presque entierement acalcique. Nous allons fairc suivre, d’apres l’habitat, les Bryophytes recoltees : Roches seches, decouvertes. — On y trouve surtoul : Grimmia alpes- Iris, Grimmia anomala (pas frequente), Schistidiiun apocarpum var. confertum, Synlrichia ruralis var. norvegica. Parfois, aussi, Grimmia commutata, Coseinodon cribrosus. Roches moins exposees a la lumiere. — De denses colonies de : Grim¬ mia palens, Rhacomilriam hetcroslichiim, R. sudeticiun. Pas rarement, sont dominantcs: Andriea pelrophila, Bryum alpinum et, par place, Andrrea frigida. Dans une phase successive, ce gazon peut etre envahi par : Clcnidium molluscum, Chrysohypnum stellatum, Hypnum cupressiforme, etc. Parmi les Phanerogames qui prenncnt presque toujours demeure les pre¬ mieres sur les coussinels des Mousses rupicolcs, il faut signaler les especes du genre Sedum et Sempervivum el, surtout, Sedum dasyphyllum, Sedum album, Sedum mile, Sempervivum arachnoideurn, Sempervivum monlanum. Blocs et pierres entre les Melezes. — Nous nous rapportons ici aux Mousses saxicoles relevees dans une raide formation qui se trouve au- dessus de I'Hotel Piora, a l'Ouest du lac, entre 1.800-1.950 m., sur un terrain constitue par de la dolomie et des schistes calcaires (schistes grisons). Les voici par ordre de frequence : Distichvum monlanum. Ditrichum flexicaule. Dicranoweisia crispula. Dicranum longi/olium. Tortella iortuosa. Tortilla ruralis. Grimmia Hartmanii. Pterygynandrvm filijorme. Ditrichum tortile. Leskea catenulata. Leskea nervosa. Lescurcea atrovirens. » mutabilis. Anomodon viticulosus. ('amptothecium lutesccns. Brachylheci um re/lexum. » Starkei. Ptycodium plicat u m. Brachgthecium Geheebii. Hypnum Vaucheri. Les Braehylhecium sc retrouvent meme sur la terre. A signaler parti- culicrement, pour 1’altitude exceptionnclle de la station, Anomodon viticulosus et Braehylhecium Irntum. Source: MNHN, Paris BRYOPHYTES DU VAL PIORA 103 Cette vegetation muscinale, assez riche et vaviee, est fortement menacee par la flore phanerogamique qui, se rejouissant au sol de la foret des Melezes d’une lumiere abondante, est bien plus prospere et envahissante que celle des Sapins. Parmi les Anthophytes qui, accompagnees de Mousses humicoles (Rhyliadelphus Iriquetrus, Hylocomium prolifcrum, Eniodon Schrcberi, Potytrichum sp.), occupent volontiers les coussinets des Mousses saxicoles, nous signalons : Sempervivum arachnoideum, Alchemilla Hop- peana, Dryas odopelala, Salix retusa, Saxifraga oppositi folia, Saxifraga aizoon. Thymus Serpyllum, Bellidiastrum Michelii, suivies, a leur tour, par des Graminees et enfin par des arbrisseaux du Rhododendron et Alnus viridis avec Vaccinium. Rochers humides et pierres, la long des ruisseaux plus ou moins ombra- ges. — Dans les fissures des parois plus ou moins verticales, c’est VAmphidium Mougeotii, qui est caracteristique. Dans les memes stations on rencontre : Rarlramia ilhgphylla, B. (Ederi, B. norvegica. Plus rare- menl, Anacectangium compadum. Sur la surface massive du gneiss, on trouve, plus frequente, Blindia acuta. Sur les pierres des eaux ruisselantes croissent Brachythecium plumosum, B. riwulare, B. rutabulurn, Chrysohypnum stellatum, Scapania imdulata, Marsupdla sphacelala. La oil elles sont moins touchees par l’eau courante, les pierres sc recou- vrent, & et la, d’une mince couche d'Hepaliques, parmi lesquelles nous avons note la rare espece Haplozia cxspiticia avec : Gymnomitrium concinnatum. Blepharostoma trichophyllum. Sphendlobus minutus. liadula complanata. Marsupella emarginata. Calypogeia Neesuma. Lejeunia camfolia. Dans une phase successive de developpement, nous avons constate des Mousses ( Dicranum falcatum, Grimmia palens, Tortdla lorluosa), puis des Phancrogames ( Primula viscosa, Saxifraga steltaris, Valeriana mon- tana, Sernpervivum monlanum, etc.) et enfin le Vaccinietum. Terrain humicole frais. — C’est la station dominante du versant dont nous parlons, et qui est peuplee, en grande partie, par des brousses de Alnus viridis, Rhododendron, Vaccinium sp. el des exemplaires dissemines de Larix, Picea, Pinus Cembra. Ou les arbrisseaux sont moins denses, il y a une foulc d’especes communes silvicoles, telles quo Hylocomium prolifenun, Rhyliadelphus Iriquetrus, Eniodon Schreberi, Polytrichum alpinum, P. altenuatum, P. juniperinum. En moins grande quantite : Hylocomium pyrenaicum, H. umbratum, Dicranum scoparium, D. conges- lum, D. albidum, Leucobryum albidum, Hypnum cupressiforme, H. calli- chroum. Sur la terre non encore envahie par la vegetation superieure, on peut noter : Brachythecium. reflexum. » collinum. » velutimim. Plagiolhecium striaiellum. diversi- « silesiacum. a Rmseanum. Pohlia cruda. » nutans. Meesea Iridiodes. Mymella julacea. Burhynchium slrigosum var. 104 JJEGGLT A ces Mousses vont parfois s'aj outer des Hepatiques, telles que : Lophosia lycopodioides. Cephalozia bicuspidata. » Morkei. Leptoscyphus anomcdus. » gracilis. Lophosia longiflora. » incisa. Meme ces peuplements finissent, dans la majorite des cas, par etre submerges par les Rhododendron et les Vaccinium. Sur le versant frais, dont il est question ici, on observe aussi, pas rarement, des etangs de proportion reduite avec quelques-unes des especes des rivages marccageux dont nous avons deja parle ( Drepanocladus exannulalus dans les varietes brachydidns et Rosae, I), fluilans, Callicrgon straminenm) et, aux marges de ces petits bassins d’eau : Alicularia geo- scypha, A. scalaris, Cephalozia connivcns). Des Sphaignes sont groupes aussi, ?a et la, sur la pente, surtout au voisinage du lac Piora, dans les endroits plus humides, entre les arbrisseaux (Sphagnum Girgensohnii, S. teres, S. subsecundam). Nous avons fait une revue, rapide, d'apres les stations plus importantes, des Bryopliytes observecs au Val Piora. II nous reste a indiquer les especes arboricoles et des murs. Les premieres sont, a cause de l'altitude et de la pauvrete de la vegetation arborescente, en petit nombre. Nous n’avons vu que : Orlhotrichum striatum, 0. rupestre, 0. leucomitrium, Hypnum cupressiforme var. filiforme, Pterygynandrum filiforme. Sur les troncs pourris, tres dissemines, Georgia pellucida, Dicranum monlanum, Lepi- dozia replans, Tritomaria execla, Blepharostoma trichophyllum. On ne trouve de murailles, dans notre territoire, qu’a certains points de la route qui va de la partie superieure du funiculaire qui relie la plaine du Tessin au Val Piora. II s’agit d’une station qui n'existe que depuis une vingtaine d'annees et qui abrite un nombre limite de Mousses et de peu d’exemplaires. Nous y avons remarque : Brijum avspiticium var. Kunzei, B. pollens, B. capillare, Barbula gracilis, Schistidium apocarpum, Lescurxa alrovirens, Ceralodon purpureus var. breuifolius, Polytrichum pilifenun, Barlramia ilhyphylla, Torlula ruralis. Parmi les Fougeres et les Phanerogames : Asplenium trichomanes, Aspidium lonchilis, Campanula pusilla, Biscutella levigata, Rumex scu- talus, Cerastium arvense. Nous resumons : La florule bryologique connue jusqu’ici du Val Piora compte 180 especes, y compris les 60 deja enregistrees avant nos recher- ches. Si Ton consktere qu’elles se sont poursuivies pendant une br6ve periode de temps, sur une zone restreinte entre 1.800 et 2.300 metres d'altitude, on peut bien affirmer que lc Val Piora, assez connu par ses beautes naturellcs et tres interessant au point de vue scientifique par sa morphologic, sa gencse et sa constitution geologique, est bien digne d’attention et d’etude pour la variete et la richesse de sa vegetation bryologique. Source: MNHN, Paris La sexualite et le dimorphisme des spores des Mousses par Marthe Ernst-Schwarzenbach (Zurich) Le determinisme du scxe des Mousses s’exprime le plus clairement par la sexualite de leurs spores. Le gametophyte entier : spore, protonema et tige feuillee, constitue la generation sexu<5e, tandis que le sporophyte est normalcment asexue (les experiences de E. et Em, Marchai, ont prouve que le sporophyte est en realite genetiquement bisexue). La reduction chromatique, lors de la formation des spores, marque le commencement de la phase haploide sexuee, la fecondation la termine. C’est done dans le gametophyte quo la morphosexualisation a lieu d'apres le mode soit genotypique, soit phenotypique de determinisme du sexe. Quand le determinisme est genotypique , le scxe de l’individu est fixe de.j& a l’etat de spore. Les tendances bisexuees des cellules-meres des spores sont reparties sur les 4 spores de maniere a ce que deux spores soient mSles, deux femellcs. De ces spores unisexuees, les stades suivants du gametophyte, protonema et tige feuillee, prennent leur origine et gardent naturellement la tendance sexuee, Le gametophyte entier est done dioique. Quand le determinisme du sexe est phenotypique, les spores sont gene¬ tiquement bisexuees. Les stades du gametophyte issus de ces spores se comportent di(T6remment. Chez certaines especes, Ephemerum serratum par ex., les tiges feuillees sont ou males ou femellcs, mais dies proviennent du meme protonema, e’est-a-dire de la m6me spore. La disjonction tissu- laire doit avoir cu lieu tres t6t, probablement dans le protonema. Chez d’autres Mousses, certaines branches des plantes feuillees portent des archegones, d’aulres des antheridies. Un dernier groupe porte archegones et antheridies dans les memes inflorescences. Ces dilferentes categories de sexualisation sont toutes phenol ypiques, ces Mousses sont toutes monoiques, car elles remontent a des spores bisexuees. L'interet genelique de cette classification se borne aux problemes genetiques-physiologiques concernant le mecanisme de la determination au point de vue physio- logique. La sexualite de toute planle peut se manifester differemment. La polarity des sexes est en premier lieu d’ordre physiologique. Certains Basidiomycetes heterothalliques et les Algues isogames ne montrent que cette expression toute primaire de sexualite. Plus souvent, la sexualite s'exprime aussi dans la morphologie, ce qui mene a la grande variete d’organes de reproduction sexuelle connus dans le regne vegetal. Ces differences des organes reproducteurs constituent les caracteres sexuels primaires. Dans certains organismes, le dimorphisme sexuel peut embrasscr, en MARTHF. ERNST-SCH W ARZENBACH plus des organes de reproduction, les individus entiers, c’est-a-dire leurs parties vegetativcs. II s’agit dans ces cas de caracteres sexuels dits secon¬ daires. Ceux-ci sont rares chez les plantes et ne se trouvent chez les Pha- nerogames guere autrement qu’en differences quantitatives si minimes qu’on ne les reconnait que par les methodes de la biometric. Des carac¬ teres sexuels secondaires ne se trouvent d'une maniere plus evidente que chez certaines Mousses et Hepaliques (Sphierocarpus !). Bon nombre de Mousses europcennes portent leurs antheridies sur des tiges plus petites et a feuilles rcduites en comparaison de celles qui portent les archegones et les sporogones. Cette difference est independante du mode de deter- la feuiUe Fig. 1. — .Miles nt minisme du sexe, les caracteres sexuels secondaires peuvent se trouver aussi bien chez des especes monoiques que chez des especes dioiques. 11s peuvent etre limites a la plante feuill^e ou comprendre protonema et spores. Dans les Mousses du genre Macromilrium, repandues dans les regions tropicales du monde enticr, ce diinorphisme est specialement prononce. On sait depuis les etudes de Max Fleischer (1920) que, dans les especes dioiques, les m&mes sporogones ferment des spores de taille differente. Ces especes presentent, en plus, un diinorphisme des plantes feuillees tres prononce : les tiges feuillees males sont naines et vivent, issues des spores tombees sur les feuilles des plantes femelles, sur celles-ci meme Source. MNHN, Paris SEXUALITE ET DIMORPH13ME DES SPt 1USSES 107 qui sont beaucoup plus grandes que les plantes males (fig. 1). Les especes monoiques ne montrent pas de differences entre leurs spores. II s’agissait done de chcrcher s'il y a des relations entre le dimorphisme des spores el c.clui des plantes feuilUes dio'iques. A Java, pendant un sejour en hiver 1931/32, il nous fut possible de recolter plusieurs especes et d’en faire des cultures pares soit a Buitcnzorg, soil de retour a Zurich. Petites et grandes spores ont montre la faculte de germer (fig. 2). II nous fut possible de demontrer aussi que les petites spores donnent naissance aux plantes males naines, les grandes spores aux grandes plantes portant les archegones et sont purement fcmelles (fig. 3). Les petites spores ont une determination male, les grandes sont femelles. Le dimorphisme sexuel embrasse done chez le Macromilrium la phase haploi'de entiere. La difference qui cst la plus nette dans les plantes feuillees a ete etudiec par quelques mensurations (tabl. 1). Les dimensions des organes dependent en general du nombre et de la laille des cellules qui les forment. Dans le genre Macromilrium, le nanisme des males provient exclusivement du nombre des cellules. Chez 4 plantes males et femelles, le nombre des cellules foliaires en longueur et en largeur a ete determine a l'aide du planimetre, ainsi que la surface de la projec¬ tion des cellules. Les dimensions des cellules sont a peu pres les meines ; en tout cas, les cellules des femelles ne sont pas plus grandes que celles des males. Leur nombre, par contre, differe considerablement: les feuilles des tiges males sont formees en moyenne par 33,5 cellules en longueur et 23,2 cellules en largeur, tandis que les feuilles des femelles ont 204 cellules en longueur et 74,7 en largeur. Les feuilles des plantes femelles ont done en longueur h peu pres 6 lois, en largeur a peu pres 3 fois le nombre des cellules des plantes males. Source: MNHN, Paris 108 MA RTHE F.R NST-SCHWARZENBACH Tableau 1. — Le dimorphisms du Macromitrium Sa'akanum Plantes femelles Hauteur des tiges. 20-30 nun. Longueur des feuilles.1,5-2,5 mm. Nombre des cellules foliaires en longueur. . . . 204 Nombre des cellules foliaires en largeur .... 74,7 TaiHe des cellules foliaires .. 54,7 unites Diametre des spores. 0,0365 mm. Couleur des spores. vert 0,5-0,7 mm. 0,30-0,45 mm. 33,5 23,2 61,7 unites 0,0196 mm. jaune II est probable que le protonema issu des spores est dimorphe aussi, mais aux differents stades de son developpement il est tellement soumis au milieu, que des differences genoty piques ne peuvent se manifester. Seul, le protonema secondaire, qui prend son origine des tiges feuillees, Fio. 3. — Macromitrium Satakanum, males nains portent des anth&idies et jeunes plantes femelles dans une culture issue de pctites et grandes spores. 18 x. est dimorphe : il a le caractere de rhizo'ides quand il est femelle et le caractere dit chloronema, c'est-a-dire de protonema primaire, quand il est male. Le dimorphisme des spores est d’un interet special. Bon nombre de Mousses ont des spores de variability assez large. Pour trouver l’origine de cette variation, il est n^cessaire de compter un certain nombre de spores pour voir la relation numerique entre grandes et petites spores et de determiner, s'il y en a, le nombre des spores degenerees. Un petit nombre de grandes spores unicellulaires parmi un grand nombre de petites spores non degenerees montre que la formation des spores n’est pas toujours normale. C’est le cas lorsque certaines spores sont devenues tetraploides par des irregularitcs de la meiose. Quand les deux categories de spores se trouvent & peu pres en nombre 6gal, il est probable que leur difference provient de la determination sexuee genotypique, par laquelle deux spores de la meme letrade sont males, les deux autres femelles. SEXUALITE ET DIMORPHISME DES SPORES DES MOUSSES 109 II s’agit alors de faire des cultures et de les poursuivre pendant un certain temps pour voir si la meme categoric de spores donne constamment des individus du meme sexe et dont le sexe ne change plus. Pour l'etude du dimorphisme des spores, un grand nombre de Macro- mitrium d’herbiers d’origine differente (voir publ. 1939) a complete ceux de Java. De chaque espece trois sporogones et de cliaque sporogone 200 spores furent prises pour les mesurer. Les spores furent prises des sporogones mures et mesurees dans un melange d’alcool et de glycerine avec une plaque Deniermeter d’apres Herzog. C'est un petit reseau grave sur verre avec lequel on compte le nombre de carres couvrant la coupe optique de chaque spore. La distance des lignes formant les carres est de 0,162 mm., en combinaison avec l’optique du microscope utilise, chaque carre represente une surface de 27,56 milliemes de mm 2 . Ainsi fut mesure le materiel de Java. Pour simplifier la methode en don- nant des resultats presque identiques, du materiel des herbiers seul le diametre des spores fut mesure a 1’oculaire ordinaire de mensuration. Les resultats ont et6 reproduits graphiquement par des polygones de variation (fig. 4-6). . , , Dix especes mono'iques, dont trois d’origine asiatique, ont ete etudices. Elies sont toutes isospores, leurs spores ne montrant aucune difference. Le polygone de leurs mesures n’a qu’un sommct, c’est le cas, entre autres, pour le Macromilrium Reinwardti (fig. 4). Des 28 especes dioiqu.es etudices, l’une ne montre ni heterosporie ni dimorphisme des plantes feuillees. Les 27 autres ont des plantes males naincs vivant sur les feuilles de fe- melles de grandeur normale. Sept de ces especes sont isospores, 20 hete¬ rospores. Les especes heterospores donnent des polygones de variation a deux sommets (fig. 5). Le prototype de cette categoric, est le Macro- milrium Salakanwn, qui se montra le plus apte a la culture et produit Source : MNHN, Paris 110 E ERNST-SCIIWARZENRACH de nombreux males nains et quelques plantes femelles. Ses spores different aussi par leur couleur, les petites spores males sont jaunes, les grandes spores femelles d’un vert pur. D’autres especes, le Macromitrium Bhimei par ex., ne sont qu'indis- tinctement heterospores, leur polygone ne montre ni deux sommets distincts, ni conslamment un seul sommet (fig. 6). Chez le M. Bhimei, cela pourrait etre explique par des irrcgularites dans le determinisme sexuel, observees par K. Dening (1935/36). Dans le genre. Macromitrium, la sexualite des spores est done, pour un grand nombre d’especes, etroitement liee a un dimorphisme tres prononce. La difference des dimensions des spores n’est visible qu’assez tard dans leur developpement. Apres la formation des tetrades, les jeunes spores sont toutes de la meme grandeur. Les spores de la meme tetrade se separent longtemps avant le point assez avance de la maturation oil la difference entre les spores devient visible. Ainsi, ce qui est bien regrettable, il n’est pas possible de faire de cultures pures des 4 spores issues de la meme tetrade. Dans sa Flore des Muscinees de Buitenzorg, Max Fleischer enumere 8 autres genres et specialement Schlotheimia dont certaines especes forment des spores d'assez grande variability. Des mensurations du ma¬ teriel de Schlotheimia Grevillcana Mitt, que H. N. Dixon de Northampton a eu l’amabilite de me procurer ont donne un resultat assez interessant (fig. 7); les spores de 3 sporogones de plantes du Ivaapsche Hook, Transvaal, donn^rent des polygones de variation a un seul sommet, mais de variabilite assez differente. Les spores de 3 sporogones provenant des Monts Nilghiri dans les Indes anglaises donnerent des polygones a deux sommets tres peu distincts, ressemblant a ceux de M. Blumei, tandis que les spores d'un sporogone dont l'origine est, d’apres les notes Source: MNHN, Paris SEXUALITE EX DIMORPHISMS DE$ SPORES DES MOUSSES 111 du collectionneur, dans les Palmi Hills, donnent un polygone & deux sommets tres prononces. La meme espece est done, dans une region, monomorphe, dans une autre assez eloignee, vaguement dimorphe, dans une troisieme plus pres, distinctement dimorphe. Tableau 2. — Mensurations des spores do Schlotheimia Quelques especes de Schlotheimia du Bresil, provenant de l’herbier de l’Ecole polytechnique federale (Prof. Gaumann) et recoltees par Th. Herzog, ont donne un resultal semblable. Elies portent sur leurs feuilles des nains males tout a fait semblables a ceux de Macromitrium. Le Schl. brevisela a un polygone a deux sommets distincts, le Schl. Campylopus un polygone a deux sommets tres distincts, le Schl. elata un polygone a un sommet. Le materiel etant rare, ces mensurations ctaient moins nombreuses que celles des especes de Macromitrium. En plus, dans un sporogone de Trismegislia Brauniana de Java provenant de l’herbier Boissier (Geneve) (Prof. Hochreutiner), materiel encore plus rare, il a Source: MNHN, Paris 112 MARTHE ERN8T-SCHWARZ'ENDACH pu etre constate que les spores sont dimorphes aussi, les grandes ayant un diametre a peu pres le double de celui des petites. Quant aux Mousses europeennes, des males nains ont ete decrits sou- vent : Fissidcns dccipiens, Campiothccium lutescens et Homalothecium fallax par Philibert (1883) et devaient etre revus. Pogonatum nanum, Lcucobryum glaucum ct Buxbaumia aphylla ont ete Studies plus recem- ment par divers auteurs. Chez le Pogonatum nanum, le determinisme du sexe n’est pas encore dclairci. Chez Leucobryum glaucum, A. Wcesler a montre quc le nanismc n’est pas general chez les plantes males; on trouve tous les degres depuis des plantes presque de la grandeur des femelles jusqu’ii dcs plantes tres petites. Ce nanisme semble provenir d'un manque de nourriture qui n'influence que la grandeur des males. Pour les males nains de Dicranum undulalum et D. Scoparium de M. Fleischer el Clausen, l’origine est probablement la meme, car normale- ment les plantes males ne sont qu’un peu plus petites que les femelles. Fig. 7. — Polygones do variation des spores do 3 races du Schlothcimia (Irevillcana, originaires : du Transvaal, des Monts Nilghiri, de Palmi Hilts. Chez Buxbaumia (etudie par K. Dening), il s’agit par contre d’un dimor- phisme tres prononce, tous les males sont nains. Quant aux mensurations des spores dcs Mousses europeennes, le resultat est peu encourageant. Divers auteurs (Correnz, Schratz, Dening, Wcesler) ont fait des mensurations tres exactes, mais n’ont pas reussi a trouver un dimorpliisme sexuel. Les polygones n’ont jamais deux som- mets distincts et les plantes diblques n’onl pas, en general, une variabilite plus grande que les plantes monoiques. Chez le Buxbaumia aphylla, la variabilite est mC>me specialement petite. Des confusions sur l’etendue de l’het^rosporie sont possibles par le fait, brievement note, que certains auteurs out abuse de l’expression « het£- rosporie » pour designer des spores a differents stades de leur germination (par ex. dans les Dicnemonacees) ou meme par erreur, prenant des corps etrangers aux Mousses (spores de Champignons parasites des sporogones ou restes d’animaux entres dans les sporogones) pour des spores de Mousses. Les recherches sur le dimorpliisme et la sexualite des Mousses mon- Source: MNHN, Paris SEXUALITY ET D1M0RPHISME DES SPORES DKS MOUSSES 113 trcnt done qu'unc vraie heterosporie, genotypiquement determinee, liee au sexe des plantes, n’a ete constatee jusqu’a present que dans des Mousses tropicales, specialement dans le genre Macromilrium, tres pro- bablement aussi chez Schlotheimia. La difference entre les deux sexes est visible dans les spores, le protonema secondaire et les plantes feuillees. I.es grandes spores donnent les grandes plantes femelles, les petites spores les males nains qui vivent sur les feuilles des plantes femelles. (Institut de Bolanique generate de VUniversite dc Zurich.) Bibliographie Chodat (F ). — 1942. Problemes du d6terminisme phdnotypique du sexe chez les vegetaux (Arch. d. .Julius Klaus-Stijtung, Zurich, 17 p 496-512) ( orrens (C.). — 1928 Bestimmung, VerteUung und Vererbung des Geschlechts bei den lioheren 1 flanzen (Handb. d. Vererbunqswiss. 2. 138 p ) Dening (K ). — 1935/36. Untersuehungen fiber sexuellen Dimorphismus der (liimetophyten bei heterothalliscben Laubmoosen (Flora 30 p 57-86) Ernst-Schwarzenbach (M.). — 1939. Zur Kenntnis des sexuellen Dimor- 474* mUS ^ 6r ^' au * )moose d. Julius Klaus-Stiflung, Zurich, 14, p. 361- - 1942. Weitere Mitteilungen fiber den sexuellen Dimorphismus der tropischen Laubmoosgattung Macromitrium (Arch. d. Julius Klaus-Stijtung, Zurich, Fleischer (M.). — 1900-1922. Die Musci der Flora von Buitenzorg 1-4. 1920. Ueber die Entwicklung der Zwergmiinnchen aus soxuell differenzierteu bporen bei den Laubmoosen ( Ber. d. Deutsch. Bot. Qes.. 38, p. 84-92). Maresquelle (H. J.). — 1936. La signification generate de la difference _ sexuelle. Hermann & Co, Paris, 74 p. Schratz (E.). — 1928. Beobachtungen an Pogonatum nanum (Schreb.) P. B. und Pogonatum aloides (Hedw.) P. B. ( Planta , 6, p. 192-215). Wcesler (A.). — 1935. Zur Zwergmiinnchenfragc bei Leucobryuin glaucum Schpr. I. (Planta, 24, p. 1-13). Excursion bryologique a la tourbiere de la Cailleuse (foret de Montmorency, Seine-et-Oise) par G. Bimont (Paris) Dans le but tie reinplacer le Catalogue des Sphaignes ie la Flore pan- sienne du D r Camus pare an 1903, nous avons entrepns, depuis 1929, d c s recherches methodiques anx difKrentes tourbieres des environs de Paris, dans 1'espoir d'y decouvrir des especes non encore srgnalees ou de nouvelles localites des especes les moins communes. Une de nos premitres visites a ete pour une tourbiere de la Fortt de Montmorency exploree en 1892 par le D r Camus. Sous le litre Excursion bryologique a la tourbiere ie la Fonlame iu Four (fortt ie Montmorency), le D r Camus a public, dans le Bulletin de la Sociele bolanique ie France, tome 39, le recit de trois excurs.ons qu .1 avail taites 4 cette tourbiere, sen!, les 20 mars et 4 avril 1892, en compa- anic d’Ed. Jeanpert le 31 mars de la mtme annte. Dans son recit, le D' Camus mentionnait six especes de Sphaignes; nos recberches pour- suivies jusqu'4 ce jour nous permettent d'en citer quatorze dont le rare Sphagnum Russowii Warnst., decouvert en 1933. La foret de Mont.no,eney s'etend du Sud-Est an Nord-Ouest, depuis Montmorency jusqu'4 Bessancourt, sue une superficie d'environ 3-000 ha. Sa plus grande longueur est de 9 km., sa plus grande largeur de - km La route de Domont a Montlignon la divise en deux parties mega es e bien distinctes : a l'Est, un plateau de 188 m. d'altitude maximum, riche en meuliercs, peu interessant pour le botaniste, et a l'Ouest, trois chainons paralleles s’etendant respectivement jusqu’a Chauvry-Bethemonl-Bessan- court et dont les points culminants, atteignant 182 a 185 m. d altitude, se situent a la route de Saint-Leu a Chauvry, qui traverse la fort* dans sa plus grande largeur. Cette partie Ouest est tres accidentee, coupee de vallons riches ruisseaux, ttangs, prairies humides. Les localites les plus interessantes au point de vue bryologique sont les environs du chateau de la Lhasse, Sainte-Radegondc, le ru de Corbon et, enfin, la tourbiere de la Cailleuse. On accede & la tourbiere, soit par Saint-Leu, soit par Chauvry (gare de Bouffemont), mais le premier parcours est plus profitable. 115 EXCURSION A LA TOURRIERE DE LA CAILLEUSE De la gare de Sainl-Leu-la-Foret, on gagnera, peu apres la mairie, la route de Chauvry. Cette route monte en lacets relies par des sentiers encaisses jusqu’a la route de la Croix-Jacques. Des la montee, on obser- vera sur le talus de droite quelques Mousses et Hepatiques communes : Aulacomniiun androgijnum Schwgr. avec propagules, Webera nutans Hedw., Ccralodon purpureus Brid., Diplophyllum albicans Dum., Calypogeia Tri- chomanis Corda, etc., et le rare Dicranum flagellare Hedw., abondant sur les souches des Chataigniers. Le Chataignier est 1’essence forestiere la plus repandue de la forfit; on l’emploie pour reboiser les terrains d’oii 1 on a extrait la meuliere et il progresse tres rapidement. De la route de la Croix-Jacques, la route de Chauvry s'6tend en ligne droite sur un plateau toujours plante de Chataigniers, puis, peu apres la route du Milieu, oblique a droite, descend brusquement jusqu’a la route des Fonds que nous trouvons a quelques metres du restaurant du Faisan dore. La route des Fonds, qui s’etend du sud de Bethemont a la rouLe de Domont k Andilly, conduit, a droite, au chateau de la Chasse dont les environs tres humides sont bien connus des botanistes. Nous prenons la route des Fonds, a gauche, et a 70 metres environ de la route de Chau¬ vry, nous sommes a la tourbiere. En reality nous avons affaire le long de la route des Fonds k trois petites tourbieres situees dans un vallon de peu d’etendue, s’etendant sur une longueur de 700 metres. Chaque tourbiere possede des especes caracteristiqucs, c'est ainsi que le Sphagnum Russowii est cantonne dans la deuxieme et ne se retrouve pas dans les deux autres. La premiere tourbiere, a droite de la route des Fonds, s’etend sur 150 metres environ, peu apres la route de Chauvry jusqu’au sentier des Six-Chiens. C’est dans cette partie et pres du sentier que se trouve l’etang, tr£s profond, d’oii sort le ruisseau de la Cailleuse.. La deuxieme tourbiere, separee de la premiere par le sentier des Six- Chiens, s’£tend sur une longueur de 250 metres, parallelement au ruisseau qui devient de plus en plus encaisse, et dont les environs cessent d'dtre tourbeux, mais sont riches en Muscinees des lieux humides. La troisieme tourbiere se trouve a gauche de la route des Fonds, a 500 metres de la route de Chauvry, dans un vallon tres encaisse, tres tourbeux, coup£ de fosses d’assechement. C’est ce vallon que le D r Camus designait sous le nom de vallon sud ou affluent. Les deux premieres tourbieres sont parcourues dans touLe leur longueur par un ruisseau appele ruisseau du Mont-du-Bois (1) ou ruisseau de la Cailleuse, qui se jette dans l’Oise k Mery-sur-Oise. (1) Le nom de Mont-du-Bois est une alteration de Montubois, nom port<5 par un chateau C une ancienne tone situes au-dcssus de Bessancourt, A la lisidre de la forC't. Source: MNHN, Paris 116 G. B1M0NT C’est improprement que ce ruisseau a ete appele ruisseau de la Fon- tainc-du-Four ; ce nom, qui figurait sur les anciennes cartes d’etat-major, a d’ailleurs disparu sur les nouvelles cartes, c’est pourquoi nous avons du substiluer au nom de « Fontaine-du-Four » celui de « la Cailleuse » dans le titre de cet article. En suivant la route des Fonds, depuis la route de Chauvry jusqu au sentier des Six-Chiens, le talus, a gauche de la route, procurera quelques Hepatiques des terrains siliceux : Diplophyllum albicans Dum., Scapama nemorosa Dum., Alicularia scalaris Corda, Lepidozia replans Dum., Haplozia crenulala Dum., Lophocolea bidentala Dum., Cephalozia bicus- pidala Dum., avec perianthes, Calypogeia Trichomanis Corda, Lophozia venlricosa Dum., Sphenolobus exsecliformis Steph. A droite de la route des Fonds nous penetrons dans la premiere tour- biere. Autour du petit etang l’on recoltera plusieurs especes de Sphaignes : Sphagnum inundatum Warnst., S. subsecundum (Nees) Limpr., S. rufescens (Bryol. germ.) Limpr., S. aurieulatum Sclipr., S. cymbifolium Ehrh. (1). Dans les parties humides avoisinant l'etang : Campylopus turfaceus Br. Eur., Dicranum Bonjeani De Not., Fissidens adianloides Hedw., Aulacomnium palustre Schwsgr., etc. _ , La queue de l’etang atteint le sentier des Six-Chiens. De l’autre cote du sentier, nous penetrons dans la deuxifcme tourbiere en suivant la rive droite du ruisseau de la Cailleuse. Immediatement nous trouvons en abondance le Sphagnum fimbriatum Wils. qui existe ici sous sa varietc gracile Grav., toujours tres fertile jusqu'a fin octobre. Apres avoir suivi le ruisseau pendant une quarantaine de metres, nous obliquons a droite et renconlrons un petit layon qui serpcnte a travers le marecage : c est entre le ruisseau et ce layon que l’on recoltera le rare Sphagnum Russowii Warnst. II est assez abondant et se presente sous sa forme caracteristique, c’est-a-dire teinte de rouge, mais on le trouve aussi de teinte vert pale et jaune verdatre. La plante male avec chatons rougeatres est frequente. Continuant a suivre le layon et avant d'arriver a un petit bois de Pinus silvestris L., nous recoltons Sphagnum amblyphyllum Russ., de diverses teintes : vert, jaune pale, jaunatre, S. aculifolium Ehr. et S. rubellum Wils. qui s’observe, teinte de rose ou de rouge, mais aussi completement vert. La plante male est tres commune et ses chatons sont toujours colores en rouge, meme dans les formes vertes. Depuis plusieurs annexes nous constatons, sans variation, la presence d’une forme de S. rubellum Wils. formant des touffes compactes de taille bien au-dessous de la moyenne, les tiges n’ayant pas plus de 3 a 4 cm. En se rapprochant du ruisseau, sous les arbres, le S. cymbifolium (1) Les sphagnologues ne sont pas avons adopte la nomenclature et les par Ci. Dissuer en 1927. d’accord sur la valeur de ccrtaines espece: noms de la Flore des Sphaignes de France s. Nous Source: MNHN, Paris EXCURSION LA TOURRIERE LA CAILLEUSE 117 Ehrh. cst commun sous differentes formes : brachycladum, dasycladum, compaction, laxifolium, glaucescens, glauco-virescens, fuscescens. Dans cette tourbiere Ton observera encore : Hypnum slellatum Schr., Hypnum cuspidatum L., Plagiolhecium deniiculatum Br. Eur., Campylopus turfaceus Br. Eur., Pellia epiphylla Corda, Aneura pinguis Dum., etc., et dans les parties seches, a gauche du layon : Polytrichum formosum Hedw., Hypnum purum L., H. Schreberi Wild., Tetraphis pcllucida Hedw., etc. Nous reprenons la route des Fonds qui pendant cent metres se divise en deux branches. Les talus de la branche de droite sont converts d’une forme de Pellia epiphylla a thalle de couleur violet fonce. A la descente, nous laissons la route pour penetrer, a gauche, par un petit layon tr6s humide, dans la troisieme tourbiere. En suivant ce layon sur une cin- quantaine de metres, nous arrivons h un petit bois coupe dc fosses. Sur les talus, une jolie fougere : Blcchnum Spicant Sw. est abondante. Autour des arbres, lc Sphagnum fimbrialum Wils. var. gracile Grav. est commun et forme des bombements compacts et tres profonds. En penetrant plus avant dans la tourbiere, Ton recoltera Sphagnum plumulosum Roll., S. recurvum P. de B., S. amblyphyllum Russ., S. squarrosum Pers. et sa variete imbricaium Schpr., S. rubellum Wils., S. cymbifolium Ehrh. sous differentes formes ou varietes, principalement la variete brachycladum Warnst., bien typique. En 1892, le docteur Camus avait recueilli a cet endroit le Sphagnum Girgensohnii Russ, a qui il donnait peu de temps h vivre, vu sa rarete et son etouffement par les autres Sphaignes qui l’entouraient. Le 13 no- vembre 1932, nous avons pu en recolter deux ou trois tiges ; depuis, nous ne l’avons pas revu, mais il n’est pas prouve qu’il n’cxiste plus. En contournant la tourbiere pour revenir a la route des Fonds, nous recolterons Sphagnum fimbrialum var. robuslum Braithw., S. acutifolium, bien typique, et plusieurs des especes de Sphaignes dej& signaldes. Nous reprenons la route des Fonds dans la direction du carrefour des Six-Routes, en notant, h gauche, dans les fosses et sur les talus : Mnium punclatum L., Ms homum L., M. undulatum Neck., Pellia epiphylla Corda, & thalle entierement violet fonce, Marchantia polymorpha L. et enfin, formant d’abondantes touffes, Trichocolea tomentella Dum. L’exploration des tourbieres se termine au carrefour des Six-Routes, d'oii nous regagnons Saint-Leu en prenant, h gauche du carrefour, le chemin de l’lsle-Adam, puis la route de Chauvry. Source: MNHN, Paris Plantes rares ou nouvelles pour la France du Val d’Isere et de Peisey par M. Guillaumot (Limanton, Nievre) Cette annee 1938, abandonnant le val de Peisey, nous avons herborise au pittoresque village de la Gura de Sainle-Foy dans le Val d'Iserc. Nous y avons deco uvert: Slylostegium aespiticiwn Schp. C'est. la premiere fois, a notre connais- sance, que cette espece est signalee en France. Nous l'avons recoltee au fond d'une petite grotte suintante, dans la region de la cascade qui descend du glacier de la Savine, un peu au-dessus du sentier. Elle etait entourte de touffes dcnses de Gymnostomum calcareum. Elle n’etait pas abondante, mais cn bon etat et robuste. Le substratum etait ce gres dur et feuillete tendant au schiste, si commun dans ces regions. L’aspect exterieur est a peu pres celui de Blindia acuta; mais la touffe est plus dense, moins soyeuse et tournant au jaune, Landis que Blindia , dans les stations simi- laires, est vert. Dans le sujet que nous avons examine, le tissu est celui decrit dans les flores, mais le sommet des feuilles est aigu et decolore. La fructification est abondante mais peu visible, la capsule, tres petite etant enfouie dans les feuilles perichetiales. Nous l’avons retrouve en abondance a Nangroix dans une station semblable. Tayloria serrata Br. eur. Recolte sur des debris vegetaux cn petite quantite. Cette espece est beaucoup plus rare que Tayloria splachnoides Hook. La frequence des Tayloria me semble d’ailleurs tres capricieuse. En 1932, nous avons rencontre frequemment Tayloria splachnoides. Les annees suivantes, aux mSmes stations, nous ne l’avons pas retrouvee. C’est pourquoi nous accucillons avec circonspection les reflexions de la Br. eur. rapportecs par Boulay et nous pensons que cette plante est rare. Quant a la serrata, elle est tres rare. Scopelophila ligulata Spr. C’est la premiere fois, a notre connaissance, que cette plante est signalee dans les Alpes frangaises. Boulay et Husnot ne l'indiquent que dans les Pyrenees, et encore rarissime. Je l’avais prise pour une Gyroweisia tenuis. C’est M. Ch. Meylan qui a rectifie ma deter¬ mination en faisant remarquer que cet exemplaire etait plus petit que le type. Je l’ai recoltee dans l'anfractuosite d’une roche humide sur une argile sablonneuse rouge, le long de la petite rouLe qui monte a la Gura. Husnot n’en indique qu'une station dans le Tyrol suisse. Sen imper egalement qui le nomme Merceya ligulata. Webera gracilis de Not. Sous deux formes differentes. L’une en touffes tres denses et assez etendues se presentant comme un tapis vert gai, l'autre en brins allonges et greles faisant penser h quelquc Philonotis, mais la couleur est d’un vert tres pale. La premiere espece tend vers PLANTES RARES OU NOUVELLES DU VAL D’lSF.RE 1 19 commutata, ce qui confirme cette remarque de Dixon : « It is undoubtedly closely allied to it (commutata), and the characteristic growth and habit may be occasionally seen in that species ; have thought it, therefore, more satisfactory to consider it a sub-species of W. commutata. » Le Webera commutata est beaucoup plus frequent. C’est evidemment une plante d’altitude, mais je l’ai trouvee abondamment en allant au col du Palet entre le lac de Plagne et le col, au-dessus de la plaine de la Grasse, a c6te du Gymnomitrium varians. Elle forme des plaques vert- brun sombre, presque noir comme la plupart des especes qui demeurent longtemps enfouies sous la neige. A signaler encore sur la petite route de la Gura de belles touffes fruc- tifiees de Webera albicans sous une forme gracile, elancee, a feuilles etalees et nullement glauques, mais d'un beau vert. A Plagne de Peisey, le Meesea uliginosa var. minor Schmp., qui parait Stre plus qu’une variete, mais une sous-espece. Les feuilles sont aigues ou subaigues. Le tissu est plus ferme. L’aspect general de la plante bien different de Meesea uliginosa Hedw. La capsule est plus arquee et plus enflee. Aucun intermediate avec la plante-type qui croit a c6te. Source: MNHN, Paris Peuplement bryologique des bois pourrissants et rochers ombrages des environs de Samoens (Haute-Savoie) par Suzanne et Paul Jovet (Paris) Au cours des etes de 1936 et 1937, l’un de nous sejourna a Samoens, la deuxieme fois au Laboratoire ecologique de la Jaysinia. Plutot que de dresser une liste aussi longue que possible des Muscinees de la region, l’attention se fixa surtout sur le peuplement muscinal de quelques stalions precises de localites restreintes. II ne sera question que de stations ombragecs : bois pourrissants, parois et blocs rocheux des environs immediats de Samoens, surtout: partie inferieure du vallon du Clevieux (affluent de droite du Giffre) jusqu’a la Grotte de l’Ermoy, et, dans la vallee. du GifTre, les Vieilles Gorges des Tines. Ces dernieres constituent l’ancien cours du Giffre, avant qu'il ait entaille sa gorge actuclle aux parois verticales et inaccessibles : e’est presqu’exclusivement le long du sentier (avec echelles) qui permet de parcourir les Vieilles Gorges que les observations furent faites. Quelques recoltes interessent un petit nombre d’autres stations de la vallee du GifTre, notamment les environs de la Cascade du Nant Dant. Toutes ces localites sont a basse altitude : entre 760 et 800 m. environ. Au Laboratoire de Cryptogamie du Museum furent determinees unc partie des Musciu6es, et les pH evalues eii avril 1942 (echantillons conserves dans les papiers de recolte). Nomenclature adoptPe i Mousses. — Brotiierus, Musci (Laubmoose) (iu Die naturlichen Pflanzen- fanvilien de A. Engler et K. Prantl, 10 et 11. 1924-192.1, Leipzig). Hepatiques. — Buck (H.), Evans (Al. W.) and Verdoorn (Fr.), A preliminary check list of the Hepaticif of Europe and America (North of Mexico) ( Annales Bryologici, 10. 1937 (1938), pp. 3-8). Lichens. — 11 arm and (Abbe), Lichens de France, I, 1905, Epiual ; 111, 1907 ; IV, 1909, Paris. Fougferes et Phanfirogames. — Fournier (P.), Les quatre flores de la France, 1934-1940, Poinson-les-Grancey (Haute-Marne). I. — Bois pourrissants a Noweiiia curvifolia (Dicks.) Mitt. 61 Stepiaros'.oma trichophyllum L. Dum. Les bois pourrissants gisent dans des vallons encaisses oh coulent des torrents, done dans une atmosphere toujours fraiche ; la foret mixte les ombrage (les feuillus dominent au Clevieux et au-dessus du village des Vallons, les Epiceas dans les gorges des Tines); leurs belles teintes vertes sont dues a une quarantaine d’especes qui les recouvrcnt entiere- ment. 121 I 1 |2|3|4 ,5,G| 7 |. 8 | 9 |,0|n|, 2 |, 3 ItSfe Tf SSSSSslSs:;. Total des esftces . 4 p.H (voir tableau 11). . < i/o/ioles Clfimb ~ 5 14 4.7 5.7 'W-P yr„^ 2, trono brisd, tom bo. assez 3. — Vieilles Gorges ties Tines. Epictia. I sieves concernent des troncs d’arbres brisks, done dPta- e du Clevieux. Feuillus * —^ 1, D = 10 cm., trono tres Source: MNHN, Paris 122 SUZANNE KT PAUL JOVET Cinq bases enracinfies (d’arbres tronyoimds), done dressees et. ayant, a 1’inverse des precedents, un large contact avec le sol, ont permis d’ctablir les releves 4. —- Rive gauche du Clevieux. Feuillu ou resineux I H = 40 cm.; D = 60 cm. Dans le voisinage immediat d’un torrent, sous foret (Frenes, Hetres, Epicdas. etc...). Ombre epaisse. Atmosphere trfes liumide. 5 - - Au-dessus des Vallons. Resineux. Ombragee par la foret mixte. 6 — Gorges des Tines, rive gauche du Giffre vers la passerclle du monument. Epieea. H = 30-40 cm. ; D - 80 cm. Ombragde par de grands Epiceas. 7. — Partie superieure des Vieilles Gorges des Tines. Epicda. II = 40 cm.; D = env 50 cm. au sol, 30 cm. au sommet. Ombragee par Epiceas et Hetres. 8. — Rive gauche du Giffre, au-dessus du pout de Samoens. Vieille souche encore debout, sous foret mixte sur pente boisee. Aioutons encore la vegetation eu coussinet dense qui recouvrait, au niveau du sol, remplacenient d’une vieille souche disparue ombragee par la foret mixte (9. - Au-dessus des Vallons); deux notations d une seule espece cha- cune (10. _ Souche dans un chemin creux pres de Samoens. 11. — Gorges des Tines. Morceau de hois pourrissant detaclie a l’intdrieur d’une vieille souche (•reuse) • et deux observations concernant des branches mortes tombees (12. - Rive gauche du Clevieux, branches a terre sur pente forte. 13. — Bnndilles pourrissantes suspendues entre les blocs du fond du vallon du Clevieux). Les especes se repartissent assez irregulierement : telle peut abonder sur un support et manquer absolument sur les autres, Ditrichum flcxicaule par exemple ; Tetraphis pellucida couvre entierement les morceaux de bois detaches contenus a l’interieur d’une vieille souche (n° 11). Ces irregularites s’expliquent en partie par le hasard des trouvailles, mais aussi de la dissemination des especes. Les especes les plus frequentes ne figurent que dans 5 releves, c cst-a- dire mcme pas la moitie du maximum possible. Les deux premieres carac- teristiques, veritables exclusives des bois pourrissants, ne sont notees que deux fois et n’existent pas dans les releves 4 et 7 qui possedent cepen- dant la population la plus variee : 14 et 19 especes ; ces derniers nombres n’egalent cependant ni le 1/3, ni la moitie du total des especes recen- sees (44). Le peuplement anterieur des ecorces vivantes ne rctentit que faible- ment sur celui des bois pourrissants. Dans les exemples etudies, aucune parcelle d’ecorce n’a pu etre decelee. 11 faut que les especes corticoles puissent subsister en depit des modifications du bois et de la concurrence des mieux adaptees au bois pourrissant. Parmi le petit lot d’especes corticoles mentionnees, les unes se tiennent, sur les arbres vivants, assez loin du sol ( Isothecium viviparum, Homaliu. trichomanoides, Radula complanala, Leskeella nervosa ), d’autres hantent piutot la base des troncs ( Plagiothecium silvalicum, Peltigera, Plagiochila asplenioides) ou la terre du voisinage immediat ( Thuidium , Mnium, Hylocomium, etc.). Toutes ces especes vigoureuses sont, sauf Dicranum scoparium, plus ou moins couclices, a tiges rampantes et rameaux plus ou moins dresses, quelques-unes ayant de veritables stolons. Elies rcsis- tent victorieusement a la concurrence, ou en maintenant une occupation lotale qui empeche les immixtions ulterieures, ou en tolerant l’intro- duction d’etrangeres & l’interieur de leurs touffes. Cependant, presque toutes les vraies corticoles (1) manquent sur les es au peuplument bryologiqne (le 1'ecorcc d'acbres Sur un Sapin (8-10 cm. do I)) : au-dessus du village foret mixte : I'rullania dilatata (L.) bum., Radula brmant pas plaquettcs, et ddpiirissant.; Orthotrichum Source: MNHN, Paris PKUPI.F.MENT BRYOLOGIOI E bois pourrissants, sauf Isothecium viviparum et Radula comptanata qui sont aussi des saxicoles, et, la derniere, accidentellement terricole. Les nouvelles arrivdes prccxistaient sur les bois deja pourrissants du voisi- nage; leurs spores, propagules, rameaux-marcottes, sont transposes par le vent, l'eau, les pelits animaux ; leur developpement est lie a leurs facultes d’extension vegetative plus ou moins rapide. Exposition. — Sur les troncs horizontaux (ou presque), les Muscinees n’occupent que la face superieure qui rec/oit la pluie : elles sont presque toutes terricoles ou saxicoles (rel. 1, 2). La meme influence de la pluie explique I’emplacemcnt d'especes de grande taille (Hypnacees, Dicranum scoparivm) au sommet et a mi-flanc des souches tronconiques (rel. 7, 4), mais ne se fait plus senlir sur les parois verticales du Lronc n° 3 ou des bases restees cylindriques. Humidite. — L’etendue de la surface de contact avec le sol agit sur la composition du peuplement. La presence de quelques calcicoles (rel. 1, 2) est a la fois attribuable a 1’humidite plus faible due au contact reduit avec le sol et a l'environnement calcaire ; celle du Campylium protensum, plutot heliophile calcicole, correspond a l’cclairement plus fort du tronc n° 2. Au contraire, les bases trongonnees enracinees, ayant un large contact avec le sol, en pompent facilement V humidite, de plus, la pluie ne ruisselle pas rapidement du sommet et s’infiltrc ; aussi, leur masse, maintenue humide, pourrit, devient spongieuse et nettement acide, d'oii presence et souvent dominance d’especes reputees calcifuges (rel. 4 a 8). Sauf Nowellia curvifolia et Isopaches Hclkrianus, les autres caracteris- tiques et le premier lot de compagnes sont des silicicoles exclusives ou preferantes (rochers, talus, et meme tourbicres des terrains siliceux). L’ombre, l’humidite, la transformation du bois en humus cxpliquent la presence de terricoles silvatiques a quelque distance du sol (rel. 4, 7, 9). Acidite. — Des mesures d’acidite ont ete effectuees par la methode colorimetrique (appareil Helige). Quand plusieurs essais ont ete faits, ils peuvent concerner le meme echantillon laisse dans le tube de verre neutre et soumis a une nouvelle maceration, ou bien un echantillon reparti en 2 lots soumis & des macerations de duree differente. Le pH est celui du liquide surnageant, tres exceptionnellcment du liquide obtenu par legere pression. Tableau II Rhytidome rouge brun de Sapin vivant, 4 essais.5.6, 5.7, 5.6, 5.7 Souches dressees : N° 4. Particules ligneuses tri'S friables, 3 essais. 5.0, 5.0, 5.0 Particules terreuses pour les 3/4 du volume, ligueuses pour le 1 /4, 2 essais. 5.0, 4.7 N“ 5. Parcelles de bois, 4 essais.4.3, 4.5, 4.3, 4.4 Gros fragment ligneux. 4.5 Source: MNHN, Paris PAUL JO VET SUZANNE ET 1 N° 7. Parcelles de .. Parcelles de bois 4- debris muscinaux. N° 8. Parcelles de bois, 2 essais. Coussinet au niveau du sol n° 9 : Ddbris noiratres avee aiguilles de Picea, 3 essais . ..... Bris de bois n° 11 avec. debris organiques (foliaires, ligneux, muscinaux, buiniques), 2 essais. Brindilles n° 13. Debris ligneux spongieux, mais consistants. Memo milieu + aiguilles de Picea et particules huimques . . Si le rhytidome de Sapin vivant se montre deja acide (pH 5.7), les bois pourrissants le sont davantage (pH de 5.0 k 4.3). Le pH de la souche n° 4 (de 4.7 a 5.0) differe nettement de celui de l’environnement.: humus des rochers moussus assez elcves au-dessus du sol 6.0 ; particules terreuses detachees des Mousses des rochers has 6.8, alors que cclui des pierres elles-memes est 6.0-7.2. L’acidite s’attenue quand la decrepitude de la souche est complete, mais 1’influence de celle-ci est encore manifesto (n° 9, pH 5.7), tandis que le pH des debris de bois contend# dans une vieille souche s’approche de la neutrality (n° 11, pH 6.5). Les brindilles n° 13 suspendues entre les rochers du fond du vallon ont exactement la mcme acidite que l’humus detache des Mousses de ces rochers, pH 6.0. Seuls, avec HC1 dilue, 11 et 13 ont fait, sur plusieurs essais, chacun une fois, legere effervescence (audible, non visible) qu'on pout evaluer 1, si Ton convient de noter 1'effervescence de 0 a 5. Ces echantillons etaient au contact du sol. L’absence presque complete des calcicoles-basiphiles, la frequence et l'abondance des especes reputees silicicoles-acidiphiles concordent avec les mesures d’acidite reportees sur le tableau 1. Evolution. — Ii faut se garder des generality concernant revolution du peuplcment. Signalons une lacune tres importante : il faudrait con- naitre les elements fongiques et algaux libres ou associes : certains desa- gregent le bois, d’autres attaquent et detruisent les colonies muscinales deja installees (tres petits Nostocs spheriques et Cyanophycees formanl, a sec, des pellicules translucides). 11 serait evidemment desirable de suivre revolution du peuplement a partir de la chute des arbres jusqu’a la dis- parition complete de la souche : on y obvie par l’observation sur place des bois pourrissants d’ages divers, puis par l’examen detaille des echan¬ tillons recoltes. La base tron?onnee n° 4 comporte plusieurs petites stations. Un cha¬ peau la coiffe (grandes Hypnacees : Thuidiuin recognitum, Rhytidiadelphus triguetrus, melees de quelques Oxalis Acctosclla). Le I huidium , par ses tiges couch6es garnies de minuscules chevelures de rhizoi'des penetrant jusqu’h 3 mm. dans le bois, possede un grand pouvoir recouvrant: sous ses touffes aplaties se voit la litiere des Ditrichum flexicaule, presque tous morts : quelques-uns seulement, deperissanls, percent avec peine le reseau de l’Hypnacee. Ce chapeau deborde legerement la plate-forme culminale abritant un peu les parties superieures des flancs presque verticaux formes de bois non decompose ou, au contraire, tres spongieux. De toute evidence, localement, pionniers sur le bois encore compact, Blepharostoma tricho- phyllum et Lepidozia replans ne penetrent pas dans le substrat ferme et etaient leurs ramifications en stolons; sur d'autres surfaces & population melee coexistent, avec les deux precedents: Pedinophyllum inlerruplum Source: MNHN, Paris PEUPI-EMENT BRYOLOGIQUE DES BOIS P0URR1SSANTS 125 (pa), Ditrichum flexicaulc (ta), Telraphis pellucida (pa), ainsi que de tres menus Plagiothecium silvaticum et Mnium affine. Sur le bois deja spongieux, Tetraphis pellucida, favorise par ses moyens de propagation rapide (spores et propagules), domine tout de suite et peut meme former un peuplement pur. Mais le bois spongieux se desa- grcge vitc : superficiellement les particules humiques se melent aux ligneuses, creanl un milieu complexe que maintient le laris des tiges et rameaux du Ditrichum. Ces deux Acrocarpes, portant a leur base de courts rhizoides, semblent implantees dans le substrat. Dans le gazon du Ditri¬ chum, les Lepidozia reptans et Blepharostoma s’infiltrcnt en se ramifiant beaucoup : ils ont tot fait d’escalader, de recouvrir et d’etoufTer le pre¬ mier occupant dont on retrouvc les nombreux cadavres. Le Lepidozia replans (fig. 2 et 4) se montre remarquablement doue pour l’extcnsion vegetative : ses extremites peuvent s’effiler boaucoup, se decolorant et se garnissant de feuilles de plus en plus petites a mesure qu’elles penetrent dans la masse du Ditrichum ; quand les rameaux en ressortent, les feuilles reprennent la taille normale. Ces stolons-drageons, Ires nombreux et blancs, s’enfoncent obliquement. dans la masse spongieuse oil lls ne portent que de minuscules ecailles et des rhizoldes. L’evolution du bois spongieux-terreux semble rapide. Parnn le gazon haut de 7 a 8 mm. des Telraphis et Ditrichum detruil plus ou moins par les Lepidozia replans et Blepharostoma, et oil Pedinophyllum domine parfois, se piquent les Eurhynchium striatum, Mnium affine (qui se mar- cottent par les rameaux « penetrants » garnis de petites feuilles-ecailles) et, surtout, Plagiothecium silvaticum. Ce dernier etend a profondeur constante (2 h 8 mm.) dans le bois pourrissant un reseau de ventables rhizomes a petites feuilles-ecailles et nombreux rhizoldes; ses rameaux aeriens se transformed aussi en s’effilant (les feuilles s’espacent, de- viennent etroites, se dressent plus ou moins conlre la tige); les rhizoldes apparaissent sur les rameaux penetrant dans le substral, les feuilles tres reduites s’accolent a la lige (fig. 1). Derniers venus, quelques Cladonia squamosa vivaient en epiphytes sur les Ditrichum. Void les observations concernant la base tron?onnee n° 7. Sur le bois consistant : Lepidozia replans, Calypogeia Trichomanis (r.), Lophozia vcntricosa, rampent en pionniers ainsi que Riccardia palmata ; ce dernier applique les ramifications extrememenl droites de ses thalles sur le bois dans lequel ne penetrent pas ses courts rhizoldes, puis, ses thalles se superposant, il pent remporter, dans sa lulte avec Lepidozia et Blepha¬ rostoma, des victoires temporaires, mais il linit par succomber sous l’aclion de ces Hepatiques auxquelles se joint Cephalozia media (fig. 2). PEUPl.IJMENT BHYOLOGIQUE DES BOIS. POURR1SSANTS 127 L’ Eurhynchium striatum (fig. 4) et VIsothecium viviparum vivent au contact immediat du bois pourrissant et cnvoient dans ce substrat friable leurs rameaux modifies qui atteignent 5 4 6 cm. de longueur, ceux de VIsothecium viviparum ressemblent a s’y meprendre aux « rhizomes » du Plagiothecium silvalicum, mais les feuilles different a fort grossisse- ment (fig. 3). Les precedentes especes disparaissent k leur Lour : on les retrouve mortes ou mourantes sous les Jungermannia lanceolata aux rhizo'ides longs et ramifies ; par contre, Dicranum scoparium , egalement lignicole direct, mais vigoureux, survit en traversant la masse des Hepatiques. Toute Cette couche vivante reste mince : 2 mm. d'epaisseur, et peut succomber sur de grandes surfaces sous l’attaque de filaments algaux blanc-verdatres en nappe mince mais dense. Nowellia curvifolia et Cephalozia media ne penetrent pas non plus dans le bois. Sous le Nowellia, qui semble en profiter (sa vigueur en te- moigne), un enduit fonce brillant sans epaisseur recouvre la surface du bois oil court un reseau lache de filaments bruns. Ces deux Hepatiques ne modifient nullemenl leurs rameaux en filaments plongeurs. Les quel- ques rameaux a minuscules ecailles ou a rhizoi'des 3 fois plus longs que Source: MNHN, Paris SUZANNE El PAUL JOVKT 128 les feuilles reduites du Cephalozia media ne font que cheminer en surface dans les creux du bois (fig. 4). La couche vivante de ce Cephalozia prospere sur un feutrage de ses propres filaments morts, mais recouvre aussi Riccardia palmala et Noiuellia ; quelques brins de ce dernier traversent cependant 1'ensemble et, atteignant la surface, s’y etalent. Les Isopaches et Tritomaria sont aussi des lignicoles directs. Sur les troncs d’arbrc, revolution differe. En 2, toutes les especes sont directement lignicoles : survivantes probables de l’ecorce comme Radula complanala ou Leskeella nervosa, ou provenant du voisinage du sol calcaire comme Leiocolea Muelleri et Pedinophyllum interruption. La iutte n’appa- rait pas encore. Au cours du vieillissement, Mousses et Hepatiques s’en- chevelrent (releve n° 1): Thuidium recognitum rampe sur le bois comme les tiges primaires de VIsolhecium viviparum. Les Plagiolhecium silvaticum et Hgpnum cupressiforme emettent des rameaux fiucts a feuilles minus¬ cules. La masse vivante recele des ecailles de bourgeons de HStres, des feuilles mortes, de menues brindilles, etc.; s’y trouvent aussi les Ne- phromium et Peltigera qui, epiphytes sur les premiers occupants, les detruisent ou, tout au moins, diminuent leur vitalite. Parmi les derniers arrives, citons : Trichocolea lomentella (sur Eurhyn- Source: MNHN, Paris PEUPLEMENT BRYOLOGIQUE DES BOlS POURRISSANTS 129 chium striatum et Dicranum scoparium) et Oxalis Aceiosella dont les feuilles se montrent eparses au milieu des grandcs Mousses et Lichens. Quelques Lichens epiphytes ont ete deja sign ales. L'Icmadophita s’etale directement sur le bois nu, mais recouvre aussi les Mousses el Hepatiques pionmers dont il epouse exactement la forme : dies succombent tres vite, mais les Tetraphis percent quelque temps encore sa croute meurtricre A mesure que la matiere ligneuse disparait, la souche s’affaisse sous le convert forestier. Les silvatiques neutrophiles el acidiphiles, quelques- unes ncttement hygrophiles, prosperent sur le milieu humique touiours irais. Le nombre des Muscinees se reduit par suite de 1'extension des plus vigoureuses (surtout des plagiotropes): Rhylidiadelphus triquetrus, R. squarrosus( L.) Warnst., Hylocomium prolife-rum, Polylrichum attenua- lum Menz., Tnchocolea tomentella, etc. Phanerogames et Fougeres se multiphent -. Oxalis Aceiosella L. (toujours present), Vaccinium Myrtillus L., Dryoplens Linnxana Chrsn., D. Phegopteris (L.) Chrsn., etc. (Vieilles Gorges des fines) (1). Beaucoup plus tard, quand il ne restera plus aucune partie saillante au-dessus du sol, on pourra retrouver quelques debris ligneux sous le coussinet dense et surbaisse forme par des Muscinees silvatiques plus vigoureuses et plus groupees qu’au voisinage (n-> 9). Les branches et bnndilles tombees sur le sol disparaissent plus vite : des le debut, les Hypnacees de l’environnement se fixent sur dies (n°s 12, 13). En se souvenant qu’un certain nombre d’cspeces peuvent coexister parfois presque des le debut, et en ne tenant compte que des plus impor- antes, on peut ainsi resumer revolution du peuplement des bois pour- nssants: 1 ^ (1) La vegetation difterait ^arie haut d’l m. se cUessan 1 Ermoy : Selaginella Helvetic phaneroganiique, dont : Festu L., Oxalis Aceiosella L., Vero ncttement de ce qu’elle est sous le couvcrt sur un trono it dans un lieu plus degagd aux environs de la Grotto de a (L.) Link rampait parmi les Muscinees, et une florule tea silvalica Vill., Saxifraga rotundifolia L„ Fragariavesca idea latifolia L., Campanula rhomboidalis L., ... 130 SUZANNE ET PA JOVET Ainsi, le bois maintenu humide se pourrit sous Taction des organismes fongiques et algaux, puis muscinaux. Le milieu s’acidiFie. La formation d’humus, augmentee par les debris tombes de la voute (aiguilles de Resi- neux, feuilles et ecaillcs de bourgeons de feuillus), est activee par la destruc¬ tion des Muscinees due aux Algues, Lichens, petils Gasteropodes, larves d'insectes. Podurides, Finterieur de la masse est sillonnt 1 de galeries minus¬ cules oil les larves laissent les produits de leur digestion... Finalement., les Muscinees de grande taille, Phanerogames et Fougeres, en meme temps qu’agissent ruissellement et pesanteur, conduisent a l’incorporation au sol forestier. 11. -— Rochers ombrages a Tortella tortuosa ( L .) Limpr. et Ctenidium molluscum ( Hedw .) Mitt. Situcs presque tous aux memes localites que les bois pourrissants, les rochers ombrages par la foret mixte varient de formes et de dimensions. Dans les Vieilles Gorges des Tines, les parois verticales hautes de plu- sieurs metres ombragent elles-memes leurs bases. Deux releves proviennent des environs de la Cascade du Nant Dant. Les releves 1 a 5 concernent des blocs de faibles dimensions ou des parois proches du sol. I et 2. — Rive gauche du Clevieux. 1, rocher tendre. 2, petit bloc depassant le sol de 7 a 8 cm. 3 , 4 , 5 . _ Vieilles Gorges des Tines. 3, petit bloc en haut de la grande echelle. 4, paroi presque verticale, vegetation jusqu’a 20-30 cm. du sol, vers le haut du sentier. 5, bloc de 40 X 80 cm., en haut de la grande echelle. 6 a 10 : parois verticales. 6 h 8 . — Sentier des Vieilles Gorges des Tines. Bases ombrag 6 es par les parties supdrieures. 6 , le long de la grande echelle. 7 , derriere la petite echelle. 8 , en haut de la dcrniere echelle, eclairement oblique. 9 . — Un peu en aval de la Cascade du Nant Dant. Gros blocs calcaires tres ombrages par la foret.. 10 . — Sentier des Vieilles Gorges, presque en haut. Paroi haute d’l m. s’arrondissant superieurement en croupe, tres inclinee. Sous Hetres et Epiceas. N 08 11 a 21, sous couvert forestier, done eclairement modere, cependant quelque peu variable. II a 16. — Gorges des Tines. Rochers. 11 a 13. — Vers le haut du sentier un peu encaisse des Vieilles Gorges ; ombrages surtout par Hetres et Epiceas, portent de nombreuses Phanerogames. 14 . _ Partie moyenne de la pente amont. Rocher en saillie avec vege¬ tation en pendeloque. Sous Epiceas. 15 et 16. — Rochers de la partie superieure. 15, en amont. 16, en aval. 17 . __ Chemin au-dessus de la Cascade du Nant Dant. Parois verticales assez ombragees. 18. — Vallon du Clevieux. Blocs tres moussus sur pente a 45°. Sous Fagus, Corglus, jeunes Picea, etc. 19. — Au-dessus de Fcntree aval du tunnel du tram. Sous taillis. Bord du sentier. 20 a 24. — Vallon du Clevieux. 20. Environs de la Grotte de FErmoy. Abondante vegetation phanerogamique arbustive et herbacee. Source; MNHN, Paris JPLEMENT BBYOl.C ICII HISS A NTS 131 99 ’ oV mitC de * a pente de la rive gauche et de l’Aulnaie. — et -3. — Sous 1'Aulnaie (Alnus incana, Epicca Frene etc \ 22, petits blocs. 23, gros blocs. P ’ ’ etc ->* 24. — Rocher. Base de la pente droite, sous foret 2o. — Plantes observers en dehors des releves precedents Sur le tableau III (1), les relevds groupent souvcnt la population de plusieurs rochers, alors cju’un seul presente presque toniours plusieurs stations elementaires a microclimats different*. Les vegetaux superieurs ne hgurent pas toujours au complet, leur total pent done exceder le “7?; ^ UX \ asards des cccoltes, on pent imputer des inexacti¬ tudes de distribution. Le nombre assez eleve des observations (24) pallie en par tie a ces inconvenients. ' " Sur notre tableau ne figurent pas les especes suivantes signalees par C. Sarrassat (2): Lophocolea minor Nees, environs de Samoens ; Barfoda pa/udosa Schw., rochers calcaires humides ou suintants, Gorges des Tines • Orthothecmm intricatum Br. Eur., Gorges des Tines ; Hypnum uncinatum Hedw. var. plwriulosum Sell., vallee du ClevieuX (non trouvees dans 110 s notre^tude 1 “ “ ^ ^ ^ A1Iamands 9 ui n ' est P as comprise dans des L MusTn^p?i C T CWri f iq ^V at,;eint P resc I ue le 1 /5 du nombre total des Musances et Lichens ; deux d entre elles sont presentes dans la moitie Ce soItT ’ V d f. S I 6 ^ ° U Vantage, du nombre des relevS U sont toutes des calcicoles decidces : nous verrons pourquoi 1 epithete « calcaire » n est pas ajoutee a « rochers ombrages ». tn .H S “ ascin ees du groupe 11 (qui englobe un peu moins du 1/3 du nombre total) bien que preferantes des roches calcaires ombragees, peuvent vivre (plus de la moitie d'entre elles) sur roches siliceuses; Clenidium molluscum, Dichodonhum pellucidum , etc., d'autres, sur ecorces souches bois pournssants (Neckera crispa, Ditrichum flcxicaule, ...), sols argilo- calcaires (Brachythecium glareosum, Barbula acuta) 011 varies (Mnium 1CS5 ter6es de “ urs (Hraro ' w "“ m pa,mlK - Presque toutes presentes tine ou deux Ms (3 seuleraent se voient dans t' 1 des releves), les Muscinees du groupe III habitant assez indiffc- remment les roehers, ecorces, vicilles souches, sol forestier. Peut-etre duT.a “ nS ‘ lie , re , r ? mme «*** preferante la var. HamsknecUii du Caaor ( ra“ uniulpfa. La plupart de ees especes tolerent un eclairemcnt moyen, parfots relativement fort (Mrtzgena [unala, Thuiiimt) Le deuxieme sous-groupe compreud une douzaine d'especes hygrophiles mill, J' grei d ™ rS ’ calclco11 -' 5 : Conocephalum, Prussia, Cratoneuron manarn, ... inihlterente au sol: Mnium pimclalim. Les Brawn pallens et Climacuim lrequentent aussi des stations non franchement calciques ct se dessechant beaucoup. 1 ConsidMes comme accessoires du point de vue < rochers calcaires umbrages ,, Muscinees et Lichens du'groupe IV sent, plus ou tlK! silvatiques terncoles. Certaines, vivant en epiphytes, echappent en Source: MNHN, Paris 11121314 1517161S19 llO| 11112| 132 SUZANNE ET PAUL JOVET Source: MNHN, Paris PEUPLEMF.NT BRYOLOGIQUE DES BOIS POURRISSANTS 133 134 ET PAUL JOVET Source: MNHN, Paris PriUPLEMENT BRYOLOGIQUE DES BOIS POURRJSSANTS Source: MNHN, Paris 136 SUZANNE ET PAUL JOVET % partie a l'influence du substrat ( Trichocolea tomenlella, Lejeunea cavifolia). Si une dizaine se montrent indifferentes a la nature chimique du sol ( Plagiochila, Mnium, Eurhynchium striatum, Rhylidiadelphus triquetrus, etc.), d’autres fuient le calcaire ( Dicranum scoparium, Scapania nemorosa, Pleurozium Schreberi, Polytrichum allenuatum, etc.). Quelques-unes peuvent supporter un eclairement variable : Lepidozia replans, Pelligera, tandis que prosperent parfois en pleine lumiere Brachythecium rulabulum, Eurhynchium prielongum, Hypnum cupressiforme, Cladonia squamosa. Le Plagiochila asplenioides est present dans la moitie, et trois especes dans le 1 /3 du nombre des releves. Mais les 5/6 ne figurent qu’un tres petit nombre de fois. On a essaye, sur ce tableau III, de disposer les releves de maniere a donner une idee de 1'evolution de la vegetation des rochers ombrages, tout en groupant Muscinees et Lichens suivant leurs preferences vis-a-vis du calcaire. Parmi les caracteristiques calcicoles, plusieurs manquent ou sont tres rares sur les releves 11, 12, 15, 16, 20, 24. Les saxicoles pre- ferantes, en majority a la fois calcicoles et silicicoles, assez bien reparties, dominent cependant nettement dans la moitie gauche du tableau. Alors que les hygrophytes se distribuent un peu dans toute la largeur du tableau, les Muscinees silvatiques indifferentes au substrat ou calcifuges sc mon¬ trent surtout a parlir du releve n° 10. De meme, les vegetaux superieurs, absents des premiers releves, sont abondants et varies dans le releve 11. Ainsi, on note, en allant de la gauche vers la droite, des modifications tres nettes du peuplement global des rochers ombrages. Si toutes ces stations relativement proches subissent les memes condi¬ tions climatiques generates, elles different cependant les uncs des autres. Comparons les bases dc murailles verticales du sentier des Vieilles Gorges (n 08 6, 7) aux parois hautes d’l a 2 m. du rocher n° 19 sur pente assez faible exposee au SW et couverte par la hetraie. De toute evidence, les ecarts de temperature sont plus grands pour le rocher n° 19, l’ombre et l’humidite, plus elevees pour les releves 6-7, y varient moins. La nature physique differe : roche tendre et permeable localement, recevant plus aiscment la pluie (n° 19); substrat dur, moins permeable, sur lequel l’eau peut ruisseler apres avoir ete collectee par la paroi verticale (n os 6, 7), etc. Bien qu’en dehors du pH et des notations de 1’efTervescence aucune mesure n’ait ete faite, quelques remarques dues a la simple obser¬ vation s’imposent. Le tres petit nombre d’especes (2 et 5 pour les pierrailles n os 1 et 2, 8 pour le rocher n° 24) peut s’expliquer par l’Sge du peuplement: stade tres jeune sur surface tres reduite pour les deux premiers, stade tres avance oil les Muscinees sociales tres recouvrantes occupent toute la place pour le n° 24. L’eclairement varie d’une station & une autre ; ainsi, le n° 19 comporte des especes tolerant une lumiere assez vivo : Isothecium viviparum, Metzgeria furcala, Thuidium Philiberti, les Peltigera, et meme une vraie heliophile : Orthotrichum anomalum. La permeabilite, en meme temps que la verticalite (tout au moins locale), explique aussi la pauvrete du n° 19 en silvatiques accessoires ; mais l’etat anterieur du peuplement joue egalement: ce dernier rocher a du etre, au moins en partie, decouvert. Presque tous les rochers re?oivent, parfois seulement pendant un tres court laps de temps, une lumiere tamisee, mais directe et oblique ; ainsi peut s’expliquer le nombre reduit de caracteristiques du n° 8 beaucoup Source: MNHN, Paris PEUPLEMENT BRYOI.06IMUE DES BOIS POURRISSANTS 137 moins riche que le n° 10, peu eloigne mais plus encaisse (et de surface un peu plus grande). L’eclairement tres attenue varie peu pour 6, 7 (ou il est indirect, reverberation par les parois) et pour 9 (sous couvert tres epais). Partout 1’atmosphere reste fraiche (couvert forestier, bas de parois verticales). L’action de l’eclairement direct une partie de la journee sur la pente a Ptilium (n° 21) ou les rochers h Selaginelle (n° 22) se combine a l’evaporation de l'eau du Clevieux. Le comportement des especes est, bien entendu, primordial. Les plus exigeantes trouvent moins souvent la place favorable et risquent d'etre eliminees par celles qui possedent une grande amplitude ecologique. Ainsi, les stations n° 11, 12, 15, 16 manquent de caracteristiques calcicoles et possedent un faible contingent de saxicoles preferantes : le substrat (gres luteticns ?), impermeable aux rhizoi'des et a l’eau, se montre inhospitalier aux lithophytes, mais leur surface plus ou moins arrondie ou plane permet la facile installation des grandes silvatiques sociales qui s'imbibent facilement de pluie. Les lithophytes vraies \Seligera, Fissidens minululus) ne craignent pas, en general, les parois verticales ou fortement de dives, pourvu que leurs rhizoi'des puissent s'y cramponner et y trouver l’humidite necessaire. Plagiopus Gsde.ri et quelques autres peuvent egale- ment vivrc a meme le roc, mais evitent, en general, les stations stricte- ment verticales. Tous ces rochers n’offrent que de rares fentes, d’oii l'absence presque complete de Chasmophytes (le n° 19 en heberge quel- ques-unes). La plupart des Phanerogames et des Fougeres vivent en exochomophytes. Le peuplement depend aussi de nombreux facteurs : surface favorable, duree de l'cnneigement et quantite d’eau de fusion, retention de l’eau par le substrat, modifications de l’dclairement et des conditions ther- miques au cours de l’annee, actions des organismes entre eux et sur le rochcr (modifications superficielles, formation d’humus), etc. Les quel¬ ques exemples resumes ci-dessus ne donnent qu’une faible idee de la multiplicite des facteurs qui conditionnent la vie sur ces rochers. Quelques- uns d’entre eux nous retiendront davantage. Substrat. — Relativement au substrat, la carte geologique indique aux Gorges des Tines la presence de Cretace superieur, de calcaires num- muliliques, de calcaire et gres du Lutetien. Ces notations concordent avec la presence d’especes calcicoles caracteristiques et preferantes et l’absence de silicicoles (rel. 4-8, 10, 19). La partie etudiee du vallon du Clevieux se trouve dans la bande d’eboulis (qui peuvent provenir des memes etages que ci-dessus, et de l’Urgonicn constituant la masse du Criou qui domine la rive gauche), aussi la nature lithologique y varie- l-elle beaucoup : si certaines roches sont calcaires (1, 2), l'acide acetique dilue ne cause aucunt? effervescence ou une tres faible sur les petits cailloux inclus dans la couverture muscinale des n oa 18 et 24, ce qui a motive la non adjonction de l’epithete « calcaires » a la designation « rochers ombrages ». Ce ne sont la que des indications... Apres identification de chacune des roches, on devrait etudier son comportement vis-a-vis des agents atmos- pheriques et de l’eau qu’elle re?oit (pluie, ruissellement) ou absorbe par capillarite : quels sont les elements qu’elle cede aux organismes ? Les blocs k Pliliiun (n° 18) h effervescence tres faible, et plus souvent nulle, hebergent cependant un nornbre eleve de caracteristiques : situes IBS SUZANNE E'f PAUL JOVE 1 ; a la base du Criou (Urgonien), sont-ils arroses par une eau calcique ? Rappelons qu’un rocher est un complexe de stations elementaires souvent intriquees : une inesure faitc on un point donne peut perdre sa valour a courte distance. De plus, le revetemont muscinal cree son propre milieu en incorporant a ses morts les debris tombes de la voute (brindilles, debris d'Epicea, ecailles de bourgeons de Hetre, fragments foliaires de Hetre, Sorbus aria, Salix grandifolia, etc...). D’autre part, si les lithophytes vraies peuvent etre considdrees comme des exclusives, un grand nombre de caracteristiques capables de vivre au contact du rocher subsistent et prosperent sur milieu organique, quelques-unes mdmc en veritables epiphytes, ce qui n’empeche pas Cololejeunea calcarea de mdriter son nom specifique. Acidile. — On a employe la meme technique que pour les mesures de pH des hois pourrissants (1). Dune maniere generate, les echantillons sont mis a macerer dans un poids d’eau 5 ou 10 fois plus grand. L effer¬ vescence, evaluee de 0 a 5, est produite par HC.1 ou CH 5 COOH ddues. Quand ltechantillon dont le pH a etc mesure a fait 1 objet, apres mace¬ ration, d’une appreciation de l’effervescence, les chiffres de cellc-ci figurent sur la meme ligne que le pH. Dimension des petits cailloux, en milli¬ metres : 6-8 a 10-12 x 4-6 a 12 X 1 a 4. Tableau IV N os des relevds 3. Humus grossier noir • • ....• 4. Particules calcaires et liuiuiques sons Jungermanma atrovirens .. 5 . Particules terreuses noires grumeleuses, avec tres petit caillou, 3 essais de durdes diffdrentes . . ■ • 6. Terre gris clair, poussidre 4- grumeaux, 2 eclian- tillous diff. 7. Part icules rocheuscs. Particules humiques, grameleuscs, noires, retenncs par rhizoides.. . 8. Petit caillou + particules ligneuses (pulverisation facile).. Particulesnoiratres fines i- quelq. aiguilles d Epicea. Particules noirfttres lign. et terreuses + quelq. aiguil. d’Epicda... • ■ ■ • Humus terreux se detachant facilement des Fissulens . i0. Particules noires (et en petite quantity, bruncs) f pous8ifere. Humus sdpare de rdcliantillon prdeedent. . . . . • Particules noires + etc. (ci-dessus) - parcelles d’Ho- patiques.. Humus separd de l’dohantillojl precedent. 12. Petits cailloux gris ... Particules orgauiques grossidres (ccaill. bourg. de Hetre, f. uiortes, aig. d'Epicea., rliiz. de Muse., bois decomposd pr. les 8/10 du vol.) detachdes de Pla- yiotheciwm silvaticum . 13. Feutre organique brun noir&tre + particules fines en proportions vaxides, 2 dchantillons differents . . • pH Efferv. 6.8-7.3-7.5 2,5 7.6-7.7 4-4,75 4 4 6.7 3,5 6.6 3,5 6.7 3,5 1 6.7 1,5-2 0 6,6 1,5 0 7.0 4,75 6,5 0 6.3-6.3 2-2,6 ( 1 ) Un commontaire plus ddtailU aurait quelque intdrfit, inais ne peut trouver place icl. Source: MNHN, Paris IKS HOIS POUHRISSA PEUPLEMENT HRYOLOGIOL'K n 139 15. Humus brun rougefttre (pulverisation facile), sous Plagiothecium sttvaticwm, 3 essais do dulses (lift'd - reutes. Petits cailloux gris pale. 18. Humus grumcleux (pulverisation difficile), poudre Debris muscinaux + aiguilles d’Epieea -) partic. bumiques. 5 defiant. : 2 petits cailloux ; particules bumiques uoires; particules terrcuses ; terre brun fonoe, lcs 5 essais . 19. Particules rocheuses tres friables blanch&tres, sous Muscindes. Caillou gris. Terre brun-rougeatre adber. aux Hypnacdes (ss. Orthot. ru/escens) .'. Particules bumiques. 24. 2 dchant. : caillou gris foncd ; part, bumiques, 2 essais. 22. Pierraille grise, 3 essais de durees differentes .... Particules terrcuses grises (pulverisation facile) . . . Bone grisiltre tres fine, detaebee de Fissidens crislatus. 23. Humus grossier, pulvdrisat. diff.. poudre brun foncd, 2 essais . (°) = tres localeroenfc. 5.0-5.2-5.3 0-0,5 7.8 4,75 6.0 0 6.2 1 (o) 0 3,5 3 0,5 0 6.9-7.0-7.2 4,5 3 6.8 3 6.0-6.0 0,5-1 Si ces chiffres ne permettent pas de fixer ^amplitude ecologique indi- viduelle des especes, void cependant quelques deductions. Quand des particules calcaires se trouvent incluses dans l’humus, le pH varie avcc la duree de maceration (n° 5), les premiers resultats eorrespondant & l’humus. Pour les parcelles rocheuses seules, la variation cesse apres une maceration de 30 a 40 minutes. En milieu humique homo- gfcne (n° 15), le pH varie a peine pour des durees superieures a 20 minutes. Pour les particules organiques identifiables et l'humus grossier, le pH est acidc : 6.5 a 5.0, avec effervescence de 0 a 1. Melange de ces m£mes particules avec de la poussiere terreuse ou de la terre : pH voisin de la neutrality : 6.6 a 6.8 avec effervescence de 1.5 a 3.5. Pierrailles et terre poussiereuse faisant effervescence de 3 k 5, pH : 6.8 & 7.7. II existe done une concordance nette entre l’effervescence, me me grossidement appre- ciee, et le pH; les melanges donnent des chiffres intermediaires. Les stations n oa 5, 6 (pH 6.8, 7.7) possedent. un lot important d’especes calcicoles, mais aussi les rochers n° 18 (pH 6:2-6.0) : une l^gere acidity (sous reserve d’un ruissellemcnt calcique probable) n’est done pas un obstacle absolu au devcloppement des calciphiles, ceci Confirmc maintes observations de telles especes sur des substrats faiblement calcaires. Par contre, les n os 13, 23 et les memes rochers n° 18 (pH 6.3, 6.0) montrent , 10), les pionniers sont des Hepatiques et Ilypnacees adnees : Campyloplujllum Halleri, Clenidium molluscum tressant un reseau assez dense oil s'etalent : Grimmia apocarpa, Fissidens cristalus, Jungermannia atrovirens, et, en petites colonies epi¬ phytes, Cololejeunea calcarea. J. alrovirens vit egalement sur Orthothecium rufescens (mort) et retient un mince humus grassier oil s’entremelenl les nombreux stolons, longs de 10 cm., de Mnium affine var. rugicum. Sur J. atrovirens et Leiocolea Muelleri sont litteralement codes, avec Cololejeunea, de tres petits Fissidens cristalus, des rosettes de Tortella iortuosa, Dichodonlium pellucidum, Gymnostomum rupcslre. Ailleurs on observe Preissia quadrala (mort) dans un gazon de Mnium undulalum avec Scapania aspera et de nombreuses autres Muscinees. Ce ne sont la que quelques exemplcs de ce stade de peuplement. Tres souvent, quand le placage vivant n’a encore que 2-3 mm., il est severement altaque. Les Collemaces, Nostocacees, surtouL Cyanophycees, detruisent presque entieremenl les feuilles : de la masse, cngluee recou- vrant le lads de rameaux noiratres emergent de rares feuilles bien vertes. Cololejeunea, epiphyte sur de nombreuses especes, reste vivant sous le reseau d'Algues filamenteuses vert jaunatre ; il reoccupe les rameaux encore englues. Apres cette destruction, Fissidens cristalus et Tortella Iortuosa prospered a nouveau. Solorina saccala, qui s’installe aussi sur les cadavres, meurt rapidcment, mais revit tout a cdte. Les notations ci-dessus ne donnent qu’une idee incomplete de l'enche- vdrement des organismes dans le stade auquel nous sommes parvenus et auquel on pourrait donner le nom de deux especes toujours presentes : Tortella Iortuosa et Fissidens cristatus. Ce dernier, rapprochant ses frondes, constitue, sur humus noir, comme Dichodonlium, un gazon epais de 2 mm. ; Cratoneuron filicinum, Eurhynchiwn striatum et E. pndongum tissent un reseau lache de rameaux souvent tres ddies. Mnium affine accroit beaucoup le nombre de ses stolons, Orthothecium rufescens et Dichodonlium emettent des tiges pendantes au pourtour des plaques. Les rameaux d' Orthothecium portant des rhizoldes a l’extremitd se rccour- bent, peuvent penetrer a nouveau dans la masse, ressortir 2-3 cm. plus loin (fig. 5). A l'interieur de la couche vivante (maintenant epaisse dc 1 cm.) ou sous elle, contre le roc, s’allongent les tiges vert pale a feuilles courtes et espac6es de Ctenidium molluscum. Les Hypnacees s’enehe- vetrent, leurs rameaux, colies a la paroi, se dirigent souvent vers le haul, vcrticalement. Tres vives apparaissent les competitions : Riccardia pinguis recouvre Tortella tortuosa, Dichodonlium, mais les Hepatiques le « sub¬ merged » a leur tour; Collema granosum mulliplie ses thalles sur Jun¬ germannia atrovirens, Campylophyllimi Halleri, Clenidium molluscum, mais celui-ci, aide de Tortella tortuosa, Unit par l’emporter, a moins que ce ne soit J. atrovirens, Scapiwia cequiloba et S. nemorosa. Conoccphalum et Leiocolea Muelleri ont alternativemenL 1'avanlage. Preissia escalade atrovirens, etc. N’oubljons pas Cololejeunea qui festonne sur des hotes varies. Et, toujours, veillcnt les petits Nostocs el les Algues... Toutes ces peripeties s’observent sur parois verlicales ou presque ver- ticales, L’cvolution est arretee par la pcsanteur ; le placage, par son propre poids, se decode et tombe, parfois en s’enroulant, masse vivante a l’interieur de la volute. Source: MNHN, Paris PEUPLEMENT BRYOLOGIOUE DES DOIS POURRISSANTS 143 Sur les parois fortcment inclinecs s’observe le slade a HypnaceeS adnees, d’abord de petite taille et en reseau, puis Orthothecium rufescens et Pla- giopus (Ederi (dont nous avons vu l’importance dans la constitution de la vegetation pendante aerienne). Sur les bourrelets muscinaux et hu- miques epais de 3 cm., on note de grandes Mousses : Dicranum scoparium, Hylocomiwn proliferum, Neckera crispa. Mais ces bourrelets ne sauraient Orf Hotheeium ruf.scens (Dick^Bn/ot. our s’accroitre sur ces surfaces lisses : revolution qui s’accomplit tres rapide- ment s’arrete par manque d’adherencc. Sur les rochers a meplals, ou arrondis en croupe, ne se decele aucune trace d'un slade pionnier a Bryacees. Quoique des Muscinees de grande taille se trouvent au contact de la rochc (d’ou possibilite de leur installa¬ tion directe), il semble bien que Involution dcbute normalement par une vegetation basse appliquee, mais on ne peut remonter a des stades ante- rieurs a celui des plaques peu epaisses (2-3 mm.) auxquelles participent: iMocolea Muelleri, Scapania aspera, Fissidens cristatus, Tortella tortuosa (n° 13); Hygrohypnum palastre, Eurhynchium murale, Mnium punc- tatum (tres stolonifere) (n" 1(5); Amblystegium serpens var. knur, Grimmia opocarpa ssp. vulgare fo. epilosa, Mnium rostralum, Plagiochila aspic - 144 SUZANNE ET PAUL JOVET nioiies (n» 17); CaUiergtmdla cmpiiala, Neckera complanata, Hyloa- m ium nrdifcrum, FMrhynchium striatum, Cirnphyllum Voucher! (n 23). Ces Ensembles corespondent a pe„ pres a la M ia stade a Ft mdem cristalus et Tortella lortuosa. Quelques-unes des Muscmees prfcedrntis subsistent vivaatcs sous les pcuplements qui se superposent d elies et qu’elles percent encore un certain temps. L epa.sscnr attaint cm. (C e- nidiurn mdluscum, Mnium marginatum, et nombreuses autres), purs '•-3 cm tantot Encalypla contorto et Tortella abondent, tantot C. mol- luscum forme soul des coussins, on encore (n" 23) les deuxdemitos CB^ servant de support a une douzaine d autres ; les toufles de Mnium margi F, “' vi .vssss, * travera la eouche inuaeinale, pm. vit au cralatt Uu .oclur, liut. WM iri'Sgule'lvmcnt, pta. long. ,t abo.rfante ™ D, EDJ.B. . tS-xt S2S * qsssn minuscules ; cette sorte de vegetation sympodique s’obscrvo aussi en JJ, u, w. natum penvent etre profondes de 5 cm., Dimmum scoparium alteindre IS cm etc Des Hypnacees (C. mdluscum, Campylmm sldlalum, Cirn- pbplta Vunrtari) serpentent dans cet ensemble dense ; Cotorta ct Lejeunea covifolia s’installent en epiphytes. L evolution se montrc done friquemment raccourcie, brusquee. La formation d humus s augmc par la « sedimentation • souvent importante des debris silvatiques et Taction des larves (grumeaux, galcries). Lcs Iittt.es do recouvremcnt sont meurtrieres. Scapania wquilobu, capable de s'epaissir (3 mm.) et de s’etcndre rapidertient, tue ses predecesseurs molluscam, Orlholhecium rufescens, P'issidem, etc.), tandis qu'Eurhynchium pnelongurn continue a vivre «souterrainemcnt»par ses ramcaux a feuilles modifiees qui cOurent sous la masse contre le roc (lig. 0); Men tot lcs Hypnaeees reprendront T a vantage eL elimineront le Scapania (n° 20). Autre succession : Pelligera aphlhosa nicurt sous l’ccran de feuilles mortes quo rccouvre Neckera c-rispa ; cclui-ci, a son tour, succombe presque complelement sous Pla- giothecium silvaticum ; enfin Trichocolea tomentella domino le tout (oil s’obserVent 7 autres Muscinecs) (n° 12). Sur le rochcr n° 13, les dominances furent ephemeres, car la litiere se compose, sur 1 cm. settlement, des strates suivantes : feutrage brun rougealre avec fragments foliaires (feuillus et Epicea), ramcaux normaux morts, mais filaments modifies vivants des C.. molluscum ; Trichocolea mort; C. molluscam vivant; Conocephalum vivant; Trichocolea vivant; sur lc tout, 8 autres Muscinees, Mcehringia muscosa et quelques Phanerogames. D’autres successions pourraient etre donnees en exemple ; ici, Scapania nemorosa servit de fond ; ailleurs, les Milium, etc. Le nombre des especes en melange depasse sou vent 10. Quand les parodies de bois decompose abondent dans le revetement muscinal (n° 18), avec Torlella lortuosa comme soubassement, on note, en particular, Dilrichum flexicaale et Rhodobryum roseum. Les Rhodo- brijum, Mnium cuspidalum, M. affine, se font remarquer par leurs longs stolons, alors quo les Hypnaeees elfdent beaucoup leurs tiges et rameaux aeriens: Eurhynchium pradongwn, Cirriphyllum Vaucheri, Thuidium Philibcrti, etc. D’autres utilisent les aiguilles d’Epicea comme support, forment des touffes profondes et des peuplemenls epais (15-20 cm.): Calharinea, Polylhricum allenualum, Plagiochila dsplenioides var. major, Uylocommm proliferum a rameaux julaces, etc. (n° 21). Mais cetlc vigoureuse vegetation, peu adherente, pent etre arrachee; des especes de grande Laille s’installent sur les places denudees de la roche. Ajoutons a cclles dejii mentionnees les Anomodon, Dicranum scoparium, Madotheca leevigata, Anlitrichid curlipendula, etc. Dans les stades tres evolues, le nombre des Museinee's diminue, alors (jue le recouvrement des especes restantes augmenle (n° 24); les epiphytes sont variees (Metzgeria furcala, M. pubescens, Pelligera, Collemaces), ainsi que les Fougeres et les Phanerogames ( Oxalis Acelosclla et Mcehringia muscosa souvent presents). Sur la penle forte aboutissant au Clevieux, dans le taillis clair (Coudrier, Sorbus aucuparia, Rosa pendulina L., Aruncus silvesler Kostel...) que dominent les Metres, quelques grandes Hypnaeees ( Rhytidiadelphus triquetrus, Hylocomium proliferum, Plilium Crista-caslrensis ) en tapis tres epais et conlinu ; les herbacees (Care.v montana L., C. digitata, Pirola secunda L., P. minor L., Veronica latifolia...) sont eparses et beaucoup moins abondantes que dans la proche aulnaie a Senecio cordatus Koch. Dans celle-ci, tres ombragee (n° 21), sur les roches moussues, oh, parmi beaucoup d'autres, abonde Climaciiim dendroides, les Phanerogames lont courir leurs tiges, stolons et drageons (Viola biflora L., Mcehringia muscosa, Oxalis Acctosclla, Asarum europeeum, Circeea alpina, etc.); la Myrtille est presente, ainsi que Saxifraga rolundifolia et quelques autres, Source: MNHN, Paris mais surtout des Fougercs : Dryopleris Phegopteris (L.) Chrstn. Pohjsli- clmm Filiv-nws (L.) Roth., P- dilatation HoiTm. et un grand nombrc. siiivanLcs ciui peuvcnt vivre sur sol pierreux, avec ou sans humus mprSlle :Dr„:Urh Linneumi Chrstn., U. RobeMana (Hoflm.j Chrstn., CiKtopIme frnjiiis, Asplmium Trithomams, A. inntlr, A. fonlanum. /SZ lJLL (Huds.) Sw. Rappelons, pres dr la Grotte de 1 Ermoy, kLa de MM hr mica (a" 20) airr les rochers moussus ou le nombre d’especes est ileve, et qui portent one vegetation nrbustive at lierbacee a la tois saxicole et hnimoole silvulique. Aux Gorges des Tines, a pen de distance du rooher aux pendeloques (n» H), sou’s la Pessiere, sur sol penteux, Ires rocailleux, pourvu d un peu de terra et dTiumus grossier, parrni les Mniwn punclatum , M. cuspt- L>, Dicranum scoparim,, Ptagwlhedm, Man Cfemdium molius- „u m EmhpncMum Smartrii (Turn,) Hoik., Plagiochlla ahplmmitt,, Ble- pharosloma IrichophijUwv, on remarque i Cystoplens frajilu. Park guadn- Min L., Mcrcurinlis perenn is, Saxifraga amnfdm. Mahnngui musmea, Valeriana tripteris, Clrciea intermedia Ehrh. (et a pen de distance, C. cl/pilia et C. Lutetiana L.), Oralis Acet.mlla, etc. Si 1 miluenee des resnicux aiigniente (abondance des aiguilles), la vegetation muscmale s efface. Enbas de Cette pente, de gros blocs torment chaos. La vegetation musci- nale, tres epaisse, eomprend seulement «n petit nombre d especes, avec, entre les blocs, dans les depressions, un epais lapis de bphaigncs (Sap- passat y cite seulement S. oculifolium Ehrh.). Void on ment • Ronccs, Myrtille, Rhamnm alpma L... Samfraga amnfolm.Lgco- podium Sclago L.( L. annolirmm L., OmtUmidpIme tnquelrus, Mmam undulatnm, etc. Ces rochers mcritent, au point do vue ecologique, une C \1nsi!Tmesure que Am se forme, lc substrat agit de moins en moins. l'acidite augments el. encore davantage s ll s ajonte des parcel cs ligneuses ou des aiguilles d'Epicea, revolution sur rochers aboutll aux ■groupements silvatiqnes sur sol humique ou pierreux. On pent aussl observer sur les inuretles de soulien le passage aux groupements anthro- popbiles parietaux liclaires : (irimmia apacarpa ssp. iiiilsorf. Tar ala muralis, Trichoslomum rigidulum van densum Bry. eur. (tr.), Brachylhc c ium rutabulum, Radula complanata, etc. i dont les cristalus) sont deja plus Dan, les premiers Btades. les Bryacees null qu un role edificateur modeste, sauf TorkUa lortuasa, et a moindre degre Didwilontmm prllu- ciiillm; cellos qui oouchent leurs tiges (Plagiopm (Eden) feuillcs sont conligues et disliques (Fisslden. li!1 Les^lhpotiqiies 1) pclites feuillcs et les Hypnaoees etalent rnpidonient lours ramoaux cl, capables de former des plaquettes denses, agissent activement ; destrucleur, vis-a-vis de ceux qui les precedent, ils servent de support et crecnl un taible humus ii leurs successeurs. Mais les Hypna- cees surtout. on pnrticulier dans les stades d'age moyen, sont efficients, insistons a nouveau sur lent faculte d'allonger tiges et ramcaux oenens ou d'emettre des organon soulerrains (porteurs dc feuilles modiliccsentre- melees de rhizoides) qui, quoique cheminant sous une hliere epaisse tie plusieurs millimetres, voire plusieurs centimetres, sont vert clair. On peut YuLUGiyu * HOIS POURUISS/ 147 parin' lei tie rhizomes, stolons, tnarcoltcs. Lcs Bryacees, donees normale- "K'Ut tie stolons, » elendent aussi avec faeilite (Mnium, Rhodobniwn ™ ™ ) - D ? ns , k ' s slades I*. Is* Bryacees capaljles tie formc/dcs »»; i pe„ pr it:„s 5perent ***““ < P ° ¥mm «- Les epiphytes Its miens P ““ ‘ “■ HdP “' d,Sh"»V-»‘ >““•'* 4 BrU “ k *“*“■ 3 “ e4 ' 1924, Ilf,™? 0 ?”)” - aSi |i« galliea. Acrom r V „, 1884-1890, Ikta •* P»*> togamen-Flora...IV, 1927, Leipzig. Key to Hue’s Aspicilia by A. H. Magnusson (Goteborg) During my work on the paper : Studies of the Aspicilia — group in the genus Lecanora —- which is to be published in Acta Royal Swedish Academy of Science — I examined many of the species treated by Hue in his extensive work on Aspicilia in Nouv. Arch. Mus. Paris, ser. 5, II (1910). As several of them were cotypes to his new species and others were well known species I had an opportunity of studying his methods, his terminology and the results of his research : his arrangement of the species, which probably is meant to be a systematic one. Long ago I heard an eminent lichenologist complain of the impossi¬ bility of conceiving Hue’s species in spite of, or perhaps rather on account of, his long descriptions, as much more as his system was founded upon subtile anatomical characters taken from microtome sections. And the whole exhaustive work seems not to have furthered the knowledge of this undoubtedly difficult group but on the contrary frightened licheno¬ logist from every attempt of extricating this section. The most important matter, the thourough knowledge of the authentic specimens of old species — preserved mainly in Helsingfors, Uppsala and Stockholm — has gained practically nothing by Hue’s work. Therefore 1 had myself to start from the bottom and have had little or no use of his examination, as much more as mine was based on a les subtile method. The results and the differences of our opinions on the species will not lie treated here. But as I think I have gained a conception concerning the leading systematic characters in the section I have tried to group Hue’s species according to my poinls of vue — as much as this has been possible from the descriptions only. But thanks to my on researches 1 have been able to interpret many of Hue’s expressions which I did not understand formerly. Thus « articulis sphaericis et triplice D rls Gueguen reagente rubentibus » means that the medulla, at least its lower part, contains oil — a stuff of common and often abundant occurrence in Aspicilia. Perithecium in Hue’s work seems to comprise as well the basal stratum usually named hypothecium as the often distinct cup¬ like stratum from the upper margin round the hymenium and below the hypothecium. It is often very distinct in sections and sometimes assumes a dark blue colour well limited from that of the hypothecium. But I can still not understand how Hue has obtained his measures of the thickness of the paraphyses, 4-12 u. And he seems not to have made due distinction between the different nubilations in the thallus : if from oxalate crystals, particles from the substratum and perhaps air. I too have noted a difference in the form of the paraphysal cells but I do not think that this difference which is somewhat difficult to state with certainly and somewhat varying according to tile employed reagent, has the importance given to it by Hoc. I have no conception ot the importance ot the different branching ol the cortical hyp!* because this difference can only be studied on thinner sections than I have had the possibility ol making. At all events these facts can certainly not lie used for the every day work of determining species. I made it evident in my monograph of the genus Acarospom that Hue had described the. same species several times because he laid so much stress upon the anatomical details that he lorgot — or probably had no eye for — the habitus of the examined species. The same seems to be the case in his research on Aspiciliu, I will give the following preli¬ minary notes from my studies on the Aspic-ilia gibbosa group. 1[ seems me likely that L, Candida and rosacea is one species and — though I have not studied them in detail - L. adunans, lap pa men and Murini 1 have proved that Hue’s (and Arnold's) A. lacvala v. albicans is L. superlegens, that Hue’s A. lacvala (KOH -) is not that of Acharuis (KOI I + yellow), that L, cuproeogrisca produces rusty crystals in KUli (Hue • KOH - ), that his A. gibbosa ( caesiocinerca) and subdepressa arc not the real ones ; that A. lobulala is synonymous to L. verrnculosa Krmpli (KOH r yellow). A. amphibola Hue is L. aqualica Hepp which curiously enough is not treated, and A. clula is only a form of L. aqualica, In order to facilitate the survey of Hue’s system I have quoted the species in his own arrangement with the group characters established 1 >v him. When his descriptions are rounded on exsiccatas 1 have given their name and number (according to Lyngc's Index). They are all pre¬ served at Paris like most of the other described species. When the species is known from several countries I haye given no note of its distribution. I have brought the species under the generic name of Lccanora in my key but I have quoted only the first author of the name in order to save space. In Hue’s arrangement they remain under the genus Aspicilia, but there I have also quoted the author combination for the species in the genus Lecanora, if placed there before the publication of Zalil- bruckner’s Catalogus. Notes to the key : Ap. several means that there are several apotnecia in ope areola, ap. 0,5 mm. broad means the breadth of the disc, K+ red means the formation of rusty needles in sections under the microscope on addition of KOH, exc. quite blue (according Lo Hue) probably means that both liypolhecium and excipulum (parathecium acc. Lo Frey) slam blue in iodine. Key A. Tliallus effuse (not distinctly radiate or effigurate). la. Med. P -f red. lipitli. black. Con. unknown. 2a. Tli. sorediate, verrneose, pale brown. Sp. 16-20 x 9-12 p 686. Bockii (Rodig.). Source: MNHN, Paris ASI'ICIL! • 151 2h. Th. non-soredlate, ar. plane, dark brown. Sp. 10-16 x 8-11 y 687. eantracta Th. Fr. lb. Th. I + blue. 3a. Th. ocliraceous. Ap. often several, 0.3-0.5 mm., black. Sp. 9-14 x 5-7 y Con. 4-5 y. 604. r.inereorufeseens v. diamarta (Ach.) 3b. Th. brown, ar. white marginated. 4a. Th. pale brown to white. Ap. 0.2-0.5 mm., pruinose. Sp. 16-24 x 9-14 y 508. umbrinella (Hue). 4b. Th. dark red brown. 5a. Th. shiny. Ap. solitary, 0.5-1 mm., ± red brown. Sp. 10-12 x 5-7 y 606. olivacea Bagl. & Car. 5b. Ar. dark castaneous, margin often violet (or white). Ap. black, pruinose. Sp. 12-17 x 6.5-8 y 653. psoroides Anzi 3c. Th. gray to white. 6a. Th. K -f- red (see below lc). 6b. Th. K —. 7a. Sp. 14-20 x 10-14 y. Ar. 0.4-0.6 mm. on blackish hypothallus. Disc dark red, margin of ar. narrow 605. sanguined (Knnph.) 71). Sp. 12-16 x 5-7 y. Ar. 1-2 mm., ± contiguous 604. cinereorufescem (Ach.) 7c. Sp. 10-12 x 5-6 y. Th. white, shiny. Ap. 0.4-1 mm., solitary or 2-3 663. eremicolor (Hue) lc. Th. K 4 yellow or red. Ha. Th. 1\ 4 yellow to red without crystals, pale yellow, dark from black dots. Sp. 8-14 X 5-8 y 607. aterrimg (Fde) 8b. Th. K 4 rusty crystals. 9a. Med. I 4 intensely blue. Sp. 5-7 y broad. 10a. Th. gray to whitish. Ap. 0.5-0.8 mm. Sp. 8-17 y long. Con. 4-6 g 603. alpina (Smrft.). 101). Th. pale, gray, shiny. Ap. one to several, 0.3-0.5 mm. Sp. 16-20 g long. Con. absent. Ilym. and exc. I 4 blue 662. stenospom (Hue). 9b. Med. I 4 bluish or I — ?. Con. short. Hym. I 4 blue. Sp. 12-20 y 11a. Cortical hyphae rarely simple mostly branched. Th. yellowish white, 1-2 mm. thick. Ap. 0.3-0.6 mm. Con. 5-7 y 650. Myrvni (Fr.) lib. Cortical hyphae always branched. Ap. 0.5-1 mm. 12a. Th. white to pale ocliraceous, 0.5-2 mm. thick, Ap. levej with thallus Sp. 8-10 y broad. Con. 5-7 u 679. adunans (Nyl.) 12b. Th. bluish gray, 0.4-0.5 mm. thick. Ap. emergent. Sp, 5-9 y broad. Con. 4-6 g 680. lapponica (Hue) 9c. Med. I —. 13a. Th. sterile, scantily sorediate. gray, thin 693. grisea (Arn.) 13b. Th. fertile. 14a. Sp. large, generally above 24 y long. Hyp). 1 4 blue. 15a. Con. 19-25 g. Th. white, ar. plane. Ap. 2-4, dark brown red, 0.7-1 mm. Sp. (18) 24-28 x 12-16 y 595. Myssalongii (Hue) 15b. Con. short. 16a. Ap. pruinose, Th. pale reddish yellow to white, smooth. Ap. 0.5- 0.7 mm. Sp. 26-28 x 13-14 u-. Con. 6-10 g 597. amiyotropha (Hue) 16b. Ap. naked, 0.3-0.6 mm. 17a. Th. thin, white to bluish gray. Sp. 22-28 X 12-14 y. Con. 7-9 y 630. inlermutans Nyl. 17b. Tb. + thick, whitish gray. Sp. 20-22 x 12-16 g. Con. 6-7 y. Exc. I 4 blue. 594. cupreogrisea Th. Fr. 14h. Sp. small, generally below 14 u long or below 8 y broad. Source: MNHN, Paris 18 a. Tb. gray, thick. Ap. 0.5-0.8 mm. g mm Sp . 12 -18 ]9a. Hvm. 1 + blue. '1 b. pale gray. Ap. seveial, 0.5 0.8 m -F , 6-7 p. Con. absent. 634. lecideotdea (Nyl.) 19 h Hvttf. 1 4 red. Th. bluish gray, vermcose in centre. Sp. K.-18 X ' 4.5 it 612. dimnrphodes (Hue) 18b. Tb. very pale to whitish. n , H m 20a. Sp. 17-20 X 7-8 y. Th. greenish white, smooth Ap. 0.5-1.5 jl [ L r ,,(i ('on. absent 631. lewcera (Hue) 20b. Sp. shorter. Th. white or yellowish ^ite ^mooth^ 21a. Ap. 0 .1-0.3 nun., several confluent Sp 10- 3 X 6 7.5 y. tly ] 4 - blue. Con. 18-22 y 655. nigntella (*Ge) 21b. Ap. 0.4-1 mm. 56 Con . 10-12 y 22a. Th. tlvm. Ap. partly convex. Sp. 8 10 x 0.0 Exe. 1 + blue. 661. »* eras pore a (Hue). 22b Th. 1 mm. thick. Sp. 10-13 x 5-6 u. Con. absent Exc. I » ' K + yellow 608. subimmersa (We) 14c. Sp. generally 15-25 y long, above 8 ft broad 33 a. TJ, tanm olfy. gray. thin. JE». 1 + H . 1 +,'“L 24 a Con 10-12 a. Th. brownish gray, plane. Ap. m swelling .u., rare, 0.4-1 nun. Sp. 12-10 x 7-11 P 618. lumens (Hue) 24b Con 18-24 u. Th. olive, shiny, non-contmuous. Ap. 0 2-0.4 mm., concave. Sp. 12-22 x 9-12 y 671. silvaticav. docellensis ( Hue) 23b. Th. gray to dark gray. . , , _ 25a Con 10-12 a. Th. determinate, indistinctly radiate. Ap. 0.3-0.O nun., often pniinose. Sp. 19-24 x li-lip 875 Fmnaa (Si>«) 25b. Con. 12-16 ft. Th. often ± verrueose. Ap. 1-4. mam. Sp. 12-20 x 8-10 y 615. cinerea (L.) 25e. foil. 1.-20 ’ 2,8,1 Cm‘"2 24'o.Ap.'2irtary, 0.8-1 m,4 Sp- 20-24 x 12-14 u. Epitli. rugose. ' 591. epigli/pta, Nyl. 23c. Th. yellow- or reddish-gray, thin. Ap. 0.7-1 mm. s l l - l4 '. l8 | < !l ‘ 14 •“ Con. 15-27 it. Exc. I i quite blue 668. gerdemis (Hue) 23d. Th. pale gray or whitish, llym. I J red. 26a. Exc. 1 1 quite blue. Th. thick, L shiny, uiu vei • P- 0.4-0.5 mm. Sp. 19-20 x 8-12 y. Con. absent • 676. mwquatula (Hue) 26b. Exc. x- blue. Ax. plane, rngulose. Ap. 0.5-0.7 mm. Sp. 14-20 X 8-10 a. Con. 8-12 y 623- tephroda (Hue) 26c. Exc. I - . 27a. Sp. 16-22 > 12-14 ft. Th. tliii ■acky. Con. 14-16 y. Ap. 0.2-1 mm. 617. adamanticola (Hue) 27b. Sp. 15-24 X 10-12 u. Th. thin, plane. K + yellow ! Ap. 0.2- 0.3 mm., in convex ar. Con. absent 619. tofacea, (Hue) 23e. Th. yellowish white to whitish. Hym I -I red. 28a. Ap.' less than 0.5 mm. diam., immersed. 29a. Th. thick, sordid white. Ap. several. 0.3-0.o mm. Sp. I* lb 9- 10 ft. Con. absent 667. tyrohama (Hue) 29h. Th. thin, smooth, yellowish gray. Ap. 0.2-0.6 mm. Sp. 16-24 x 10- 12 ft. Con. 15-16 y 673. Arnold 4 (Hue) 28b. Ap. mostly 0.5 mm. diam. or more. 30a. Th. thin, dirty white, ar. plane- Ap. 0.4-0.8 mm. bp. 16— x 8 lOu Exc I— Con. absent 592. chwnampoana (line) 30h. Th. 0.4-0.6 mm. thick, whitish. _ „„ .. rl „„ KEY TO ASPICILIA 153 311). Ar. plane. Ap. 0.5-1.5 mm., emergent. Sp. 15-20 x 9-10 a. Exc. 1 + blue. Con. absent 036. exserta (Hue) 8c. Th. K. -f yellow. 32a. Tli. brownish, white pruinose, tliiok. Ap. 0.2-0.4 mm. Sp. 13-16 x 8-9 p Exc. I T blue. Con. absent 633. Owaniana (Hue) 32b. Th. pale to dark gray. 33a. Exc. quite blue. Th. thin, pale reddish gray. Ap. 0.2 mm. Sp. 20-30 x 14-18 y. Con. absent 682. prolula (Nyl.) 33b. Exc. I + blue. Th. verrucose. Ap. 0.3-0.4 mm. Sp. 14-22 x 8-11 p Con. 15-22 u 626. verrucigera (Hue) 33c. Exc. I -. Th. olive gray, shiny. Ap. 0.3-0.6 mm. Sp. 14-22 x 9-12 p Coil. 18-22 u. 671. silvatica (Zw.) 32c. Th. whitish. 34a. Hym. I | blue. Th. zonate. Ap. 0.2-0.5 mm. Sp. 10-12 < 5-6 p. Con. 6-7.5 u. Exc. I — 660. geographica (Hue) 34b. Hym. 1 + red. 35a, Ap. 0.4-1 mm. Th. thick, smooth. Sp. 10-13 X 5-6 y 608. subimmersa (Fee) 35b. Ap. 0.5-0.8 mm. Th. white. Sp. 12-16 x 8-10 p- Con. 6-7 p. Med. partly It ! orange, white-granular 641. eireummunita (Nyl.) 35c. Ap. 0.2-0.4 mm. Con. absent. 36a, Exc, I T . Th. yellowish gray to white, thick. Sp. 16-20 X 10-15 y Ap. one to several 635. straminella (Hue) 36b. Exc. I - -. Th. white to gray, thin. Sp. 15-24 x 10-12 y. Med. K + yellow, -+- ferrugineous 619. tofacea (Hue) Id. Th. K —. 37a. Med. granular. 38a. Sp. unknown. Hym. I + red. Con. absent. 39a. Th. yellowish ochraceous, rimose. Ap. 0.3-0.5 mm. Exc. I —. On granite 632. oreinoma (Hue) 39b. Th. bluish white, thick, smooth. Ap. 0.4-1 min. Exc. I + blue 683. pyrenaica (Hue) 38b. Sp. 10-12 x 3-4 u. Th. white, very thin. Ap. 0.2-0.3 mm, reddish. Con. absent 654. laclea (Mass.) 38c. Sp. usually between 12 and 20 y long. 40a, Epitheeium bright blue green. Th. yellowish gray, very thin. Ap. 0.2- 0.3 min. Sp. 14-16 x 8-10 ft. Con. Chroolepus ? 688. flavida Hepp 40b. Epitheeium olivaceous to brownish. 41a. Ar. blackish brown, white marginated. Ap. 0.3-0.4 mm, pruinose. Sp. 12-22 x 9-14 y■ Con. absent. On volcanic rock 593. albomargmata (B. de Lesd.) 41b. Th. pale, yellowish or grayish, uneven. Ap. 0.5-0.8 mm. Sp. 15-18 X 8-10 y. Con. 16-20 p. Exc, I + blue, hym. red 629. polychroma (Nyl.) 41c. Th. 4; white, ± effigurate. 42a. Ap. 0.2-0.3 mm, oblong. Th. bluish white, calcicolous. Sp. 12-14 x 8-10 y. Con. absent. Hym. I + red. Exc. I + blue 644. lobulala (Anzi) 42b. Ap. larger. 43a, Th. ± thick, K + ? Ap. 0.5-0.8 mm. Sp. ,12-16 x 8-10 y. Con. 6-7 y Exc. I + blue, hym. red. Calcicolous 641. circAimmunita (Nyl.) 43b. K —. 44a. Hym. I -f blue. Ap. 0.4-0.6 mm. Sp. 14-16 x 9-12 p. Exc. I —. Calcicolous 643. Candida (Anzi) Source: MNHN, Paris 154 A. H. 44b Hym. I 4= red. Th. Indistinctly lobate. 45a. Exc. below (= hyp. t) I + blue. Th. whitish gray, verrucose. Ap. several, 0.5-1 mm, Sp. 14-22 x 8-16 t 638. ctesioalba ( LePrev.) white. Ap. 0.3-1 mm., pruinose. Sp. 11-16 lalcicolous 640. farinosa (Plk.) xc . i + blue. Hym. I + red. Ap. 0.5-1 n 45b. Oxc. I t blue. Th. X 7-10 (a- Con. 5-6 ja. 1 38d. Sp. usually 20-80 p long. 46a. On wood, th. verrucose. E n „ V? n *' , f . -20.25 u 589. lundensis (Ft.) 47a. Th. bluish white, bp, 4-7, 18-.iu x v .... 47b. Th. white, thick- Ap, urceolate. Sp. 8. 18-22 >- I* 627. lignicola (Anzi) 46b. Ou stone. 48a, Th. + distinctly gray. (In Europe). 49a. Cortex translucid. Th. with a bluish shade. Sp. 18-24 X 10-44 p Ap. 0.5-2 mm., level with th. Con. 10-12 P Exc, I + quite bl y e 632. rolleana (Hue) 49b. Cortex opaque. Th. with a violet shade. Sp. 18-22 x 12 -‘4 4- Al>- o.s-o.5 mm. Con. 22-40 f. Km. t dr. Mr*. 6T0. < A ”-> 48b. Th. white to whitish. n a 50a. Sp. narrow, 22-25 X 8-12 (i. Th. thick, uniform- Ap. 0 4-0.8 mm. Con. 6-6 p. Hym. I + blue 656. entypia (Krmpli.) 50b. Sp. broader. 51a, C'alcicolous. 52a. Sp. 4-8, often subglobose. Con. 7-11 p. Ap. pruinose. 53a. Ar. often dispersed. Sp. 20-30 18-20 p. Ap 0.2-0.6 mm.. immersed 628. contorUi (Hoffm.) 53b.T areolate, often effigurate. Ap. 0.3-0.6 mm often oblong. Sp. 20-28 x 18-26 p. 639. calcana (L.) 52b. Sp. 8, not subglobose. . , „ T . llvm 54a. Ap. 0.5=1 mm., pruinose. Th. determinate. Exc, \ + blue, hym. 5oa U Th. grayish white. Ap.-margin farinose. Sp. 20-25 x 17-20 p Con. absent 620. premadina ( Huc > . , 55b. Th. bluish white. Ap. several, margin black. Sp, 20-24 x 12-16 p Con. 21-22 p 645. rosacea (Hue) 54b. Ap. smaller, 0.2-0.5 mm- Th. verrucose. Con. absent. 56a. Th. grayish white, thick. Ap. pruinose. Sp. 22-24 X 16-1. p Exc, I + blue 584. niphetoda (Hue) 56b- Th. white, tlijn, Sp= 2Q-24 K 12-15 H 665. verruculosa (Ei'inpu.) 51b. Non-caleicolous. 57a, Hym. I .+ blue, Ap, pruinose, 28 58a. Th. gray to grayish white, smooth. Ap- 2-4, O.o-l mi i. P- x 12-14 p Con 6-7 p 596. pavimcnUms (Nyl.) 58b. Th. reddish white, Ap. 0.4-0.8 mm-, immersed. Sp. 18-28 X 12- 16 p. Con. 16-24 p 651. helveticfi (Hue) 5 59a.^pm ahint ed Th. effigurate, white, farinose. Ap. 0.2-0.6 mm., pruinose. Sp. 20-24 x 14-18 p 649. virgmea (Hue) 59b- Con, «-7 P- Th. whitish gray, Ap- ".4-0.6 mm., irregular, Sp. 20- 22 x 12-16 p. Exc. I + blue 594. cupreqgnsea 1 li. Jr. 59c. Con. 17-25 p- Tli. grayish white, thick. Ap. 0.5-1 mm. bp. ■ X 14-16 p (= supertegens i.) 669. Ixvaki v. albicans (Am.) 38e. Sp. above 30 p long. , . . 60a. On earth etc, Sp. 30-50 X 21-30 p. Exc. ± brownish blackish at surface. Hym. I + dark blue 647. verrucosa (Acli.) Source: MNHN, Paris 60b. On cortex or wood. Sp. 40-54 x 24-30 p. Th. yelowiah sordid white. Exc. I 4- blue 648. mutabilis (Aoh.) 37b. Med. not granular, translucid or air-filled. 61a. Sp. below 15 (17) p long. 62a. Ap. -j- yellowish red. Th. oohmoeous. Sp. 13-18 p. Ilyin. I + red. Exo. I + blue 624. lamstris (With.) 62b. Disc, brown to black. 63a. Hypothecium dark brown. Ilyin. I + blue. Sp. 12-17 p. Ap. 0.3- 0.5 min. 609. plumps (Nyl.) 63b. Hypothecium colourless. 64a. Th. blackish, shiny. Sp. 7-9 a long. Hym. I + blue 659. morioiiles (Blomb.) 64b. Th. ochraceous, pale. Ap. 0.2-0.3mm. Sp, 10-14 X 7-10 p. Con. 3.5 p. Hym. and exc. I + blue 678. rivularia Ny. 64e. Th. -|- gray. 65a. Con. 18-22 a. Th. reddish gray. Ap. 0.3-0.8 mm. Sp. 9-13 x 5-6 p Hym. 1 blue. Exc. 1 -. Asci 40 p long. 657. romplanata Klir. 65b. Con. 10-15 p. Th. bluish gray. Ap. 0.3-0.6 mm. Sp. 14-16 x 6-7 p Hym. I -f- red. Exc. I —. Asci 65-70p 666. aomoriana (Hue) 65c. Con. 3-5 p. Hym. I + red. Exc. I -f blue. Th. gray. 66a, Th. pruinose. Ap. 0.3-0.7 mm., (lark red. Sp. 12-i4 x 7-8 p Asci 70 p 646. Ilarmandiana (Hue) 66b. Ap. 0.5-1 mm., dense. Sp. 10-14 X 9 p. Th. thick, cracky 590. recedem (Tayl.) 61b. Sp. about 17-20 p long. 67a, Th. dark, ± olivaceous. Hym. I + red. 68a. Ap. 0.5-1 mm. Th. blackish olive. Sp. 16-20 X 9-10 p. Con. 12 p ! Exc. below I -f- blue 664. obscurata (IT.) 68b. A].. 0.2-0.4 mm. Exc. 1 —. Th. olive, shiny (Europe). 69a. Con. 18-22 p. Th. olive, shiny, thin. Sp. 14-20 x 9-10 p. 671. silvatica v. lusva (Nyl.) 69b. Con. 20-32 p ?. Tb. K — ?. Sp. 16-22 x 9-13 p 669. hvvata (Ach.) 67b. Tb. pale. 70a. Th. n; thick, olivaceous yellow. Ap. 0.5-0.8 nun. Sp. 15-18 X 8-10 u Con. 10-20 p, Exc. 1 4- blue, hym. red 629. poli/chroma (Anzi) 70b. Th. very thin, gray. Ap. 0.2-0.5 mm. Hym. 1 + blue. Gonidia Ohroo- lepus. 71a. Th. reddish gray. Sp. 14-20 (24) • 10-12 (18) p, Exc. I I- quite blue. Con. absent 691. niteUina (Hire) 71b, Exc, I Sp. 17-20 > 7-10 p. Con. absent 090. mdranica (Hue) 71c. Exc, I 4- bine, Sp. 18-21 x 11-12 p, Con. 4 p. Par. Iv + violet. Calcioolous 689, lwmalomorplui Nyl. 61c. Sp. 20-25 p. 72a, Ap. very pale. Th. pale, very thin. Sp. 14-24 x 8-12 p. Exs. I -f quite blue, bym. red 602. ceracea Arn. 72b. Ap. blackish. 73a. Th. olive, shiny, thin. Ap. 0.3-0.6 mm. Sp. 19-25 X 10-18 p. Con. 10-12 u. Exc. 1 - , hym. red 681. Flagei v. palyophthalma (Hue) 73b. Th. grav to white. 74a. Hym. I + blue. Th. white. Ap. 0.4-0.8 mm. Sp. 22-25 x 6-12 p .Con. 5-6 u. Exc, 1 4- quite blue 656. enlypta (Krmpli.) 741). Hym. I 4 red. 75a, Exc. I . Th. dirty grayish white, thin. Ap. 0.3-0.5 nun. Sp. 20-26 X 10-18 p. Con. 8-9 p 674. inornata Arn, 75b. Exc. I 4- blue. 76a. Th. gray. Ap. 0.5-1 mm., 4- emergent. Sp. 20-24 X 9-12 a. Con- 9-14 a ? 614. subdepressa (Nyl.) 156 MAGNUSSON 76b. Th. bluish- to whitish-gray. Ap. 0.5-2 mm., ± confluent. Sp. 18- 24 x 10-14 p. Con. 10-12 p 632. roUeana (Hue) 76c. Th. reddish white, thicli. Ap. 0.4-0.6 mm. Sp. 18-28 X 12-16 p Con. 15-24 p 651. hdvetica (Hue) 61d. Sp. often surpassing 25 p in length. 77a. Con. unknown. Th. whitish, partly verrucose. Ap. 0.3-0.8 mm., margin prominent. Sp. 24-30 X 15-20 a. Exe. 1 ± blue, hym. red 601. eluta (Nyl.) 77b. Con. 6-10 u. 78a. Th. olive, very thin, Ap. 0.2-0.3 mm., circumseissed. Sp. 30 X 14 p Con. 8-10 p 681. Piaget (Hue) 78b. Th. gray to white. 79a. Th. bluish gray, verrucose. Ap. 0.4-1 mm. Sp. 20-30 x 11-16 p Con. 6-10 p. Exe. I d: blue 611. uesiocimcrea (Nyl.) 79b. Th. pale gray, verrucose. Ap. 0.3-0.6 mm., crenulate. Sp. 23-30 X 18-24 u. Coil. 7-10 P- Exc. 1 rX blue 610. gibbosa (Ach.) 79c. Th. white, K 4- rose-coloured. Ap. punctiform to 1 mm. Sp. 20-34 X 14-17 p. Con. 6-10 u. Exc. I + blue 600. arvernica (Hue) 77c. Con. 9-15 p. _ 80a. Hym. 1 + blue. Th. pale bluish gray, smooth. Ap. 0.5-0.6 mm. Sp. 22-36 x 11-16 p. Con. 11-15 p. Exc. I -!- blue 652. bricvonensis (Hue) 80b. Hym. I -+- red. Exc. I —. 81a. Th. yellowish gray, shiny, smooth. Ap. 0.5-0.8 mm., reddish. Sp. 20-30 X 17-21 p. Con. 10-12 p 625. submersa (Lamy) 81b. Th. bluish olive, -+- verrucose. Ap. 0.3-0.5 mm., urceolate. Sp. 20- 30 x 16-20 p. Con. 9-12 p 599. amphibola (Ach.) B. Th. distinctly radiate or etfigurate. la. Th. with distinct lobes. 2a. Th. K -+- red. 3a. Sterile. Th. dark gray, granular, radiate, lobes 5-7 mm. long, 0.2 mm. broad 692. mastrucata v. pseudoradiata (Am.) 3b. Fertile. Hym. I + red. 4a. Corticolous. Th. gray, very thin, lobes long. Ap. 0.3-0.6 mm. Sp. 13-20 X 9-11 p. Con. absent 672. teplira (Hue) 4b. Saxicolous. 5a. Th. bluish gray, laciniate-squamulose, granular. Ap. 0.3-1 mm. Sp. 11-15 x 8-12 p. Con. 4-5 p. Silicicolous 677. squamulala (Hue) 5b. Th. whitish. 6a. Th. shiny. Ap. 0.3-0.5 mm., immersed. Sp. 14-24 x 8-9 p. Cortex 10-20 p thick. Exc. I + bine 658. stellata (Hue) 6b. Th. yellowish white, subfarinose, smooth. Ap. emergent, 0.6-0.8 nun. pruinose. Sp. 11-14 x 6-8 p. Calcicolous 642. endoleuca (Hue) 2 b. Th. K —. 7a. Th. bluish gray, med. granular. Ap. 0.2-0.5 mm. Sp. 16-20 X 10-14 p Con. 11-14 p 616. asteria (Hue) 7b. Th. x white. Ap. pruinose. Hym. I + red. 8a. Ap. 0.5-1 mm. Sp. 20-24 X 12-16 p. Con. 21-22 p. Calcicolous. Exc. 1 + blue 645. rosacea (Hue) 8b. Ap. 0.2-0.6 mm. Sp. 20-24 x 14-18 p. Con. absent. Exc. I — 649. virginea (Hue) 8c. Ap. 0.2-0.3 mm. Sp. 12-14 X 8-9 p. Con. absent. Exc. I + quite blue 644. lobulata (Anzi) lb. Th. zonate. 9a. Th. K + yellow. Ap. 0.2-0.5 mm. Sp. 10-12 X 5-6 p. Con. 6-7.5 p 660. (jeographiia (Hue) 9b. Th. K —, med. granular. Source: MNHN, Paris AS1MCILIA 10a. Silicicolous. Tli. bluish gray. Sp. 18-22 x 12-14 y. Con. 22-40 y 670. supertegens (Arn.) 10b. Calcicolous. Th. white, 11a. Sp. 4-8, 20-28 x 18-26 u, subglobose. Ap. 0.3-0.6 (1.7) mm. C< lib. 7-11 y Sp. less than 20 y long, llym. 1 + blue. Ap. 0.4-0.6 i 630. calca x(L.) i. Sp. 14-16 X 9-12 y. Exc. I — 643. Candida (Anzi) 12b. Hym. I -[- red. Ap. 0.3-1 mm. Sp. 11-16 x 7-10 y. Con. 5-6 y. Exc. I + blue 640. farinosa (Plk.) Hue's arrangement of the treated species I. Hypliae cortieis superioris simplices vel parce ramosae. A. I’araphvses summae moniliformiter articulatae. 1. Cortex lateralis praesens. 589. A. lundensis Hue ; L. ealcaria f. lundensis (Fr.) Nyl. Exs. : Fr. 321. 590. A. recedens Am.; L. recedens (Tayl) Nyl. L. subcinerea Nyl. Exs.: Norrl. 244. v. griseola Iluc. L. griseola Th. Fr. 591. A. epiglypta Hue. L. epiglypta Nyl. Exs. : Norrl. 240. 592. A. chinnampoana Hue. Corea. 593. A. albomarginata B. de Lead. Mexie 594. A. cupreogrisea l. Cortex lateralis deficiens. 595. A. Massalongii Hue 596. A. pavimentans Hue 597. A. ammotropha Hue 598. .1. umbrinella " L. cupreogrisea Th. Fr. Sweden. A. cinerea v. alba Anzi. Exs. : Lang. 565. L. pavimentans Nyl. Exs. : Lojka Hung. 46. A. trachytica Flag. Exs. : Alg. 123. B. Paraphyses summae simul sphaeroideo et oblongo articulatae. 599. A. amphibola Arn.; L. amphibola Wain. Exs.: Norrl. 243. 600. A. arvemica Hue; L. calvaria v. Hoffmanni (Aoh.). France. 601. A. eluta Hue; L. caesiocinerea v. eluta Nyl. France. C. Paraphyses summae oblongo articulatae. 602. A. ceracea Arn. ; L. ceraeea Zw. Exs. : Arn. 9 ; Flag. Fr. — C. 367. D. Paraphyses summae c-lavatae. 603. A. alpina Arn. ; L. alpina Smrft. Exs. : Arn. 341 a, b. 604. A. cinereorufescens Th. Fr.; L. cinereorufcscens Nyl. Exs.: Lojka Hung. 128, Arn. 623. '.aria Th. Fr. ; L. cin. ruf. v. diamarta Nyl. Exs. : Arn. 455, 884, cheer. 128. : 1729. '.; L. cupreoatra Nyl. E: Am. 1114, Lojka L. alroflavens Vain. Exs. : 605. A. sanguinea Krnipln f. subcandida Am. Ext 606. A. olivacea Bagl. & Hung. 44. 607. A. atcrrima Hue; Lecidea aterrima Fee; Bras. 1314 b. 608. A. subimmersa Hue; LeeUlea subimmersa F6e; L. swbimmersa Vain. Brazil. 609. A. phaeops Arn. ; L. phaeops Th. Fr. Exs. : Arn. 403. II- Hypliae cortieis superioris rare simplices, saepius ramosae. A. Hypliae medullares plerutnque Bicut corticales, moniliformiter articulatae. Paraphyses summae eodem modo articulatae. a. Cortex lateralis praesens. 610. A. gibbosa Kbr. ; L. gibbosa (Ach.) Nyl. Exs. : Harm. 81. v. xyloides Hue. Finland. 611. A. caesiocinerea Hue; L. caesiocinerea Nyl. Exs.: Norrl. 242 b. 612. A. dimorphodes Hue. Corea. 613. A. MaurilH Hue; Switzerland. 614. A. subdepressa Arn.; L. subdepressa Nyl. Exs.: Arn. 1168. 615. A. cinerea Kbr ; L. cinerea (L.) Smrft. Exs. : Zw. 764, Flag. Fr.-C. 366. v. alba (Schaer.) Hue. f. tigrina (Schaer.) Hue. Source: MNHN, Paris I. MAliNUSSON ). Cortex lateralis ileficiens. 616. /I. asteria Hue. Corea. 617. A. adamanticola Hue. Corea. HIS. A. lumens Hue. Corea. 619. A. tofacea Hue. Corea. 620. A. premadiana Hue ; A. calvaria v. vi Lang. 324. A. 621. A. Hoffmanni Hue ; Lichen Hoffman, v. griseola Hue; Nyl. Exs. : Pyr. or 11 e ; A. calvaria f. ocln 622. A. orcinoma Hi 623. A. lephroda Hui 624. A. lacuslris Tli. ridula f. pruinosa Anzi. Exs.: •u Ach. Ess. : Am. Mon. 152. . 59, Harm. Loth. 695. ■acea Anzi. Exs. : Lang. 69. L. lacuslris Tli. Fr. Exs. : Fr. 328, Am. 435, Zw 766. f. diamartoides Keriist. ; L. lacuslris f. diamartoides Nyl. v. rhenana Aru. Exs. 590. 625. A. submenu Hue ; L. subdepressa v. submenu La my. B. Hypliae medullares multae oblongo, paucae sphaerico artieulatae. 1. Paraphyses sununae moniliformiter artieulatae. a. Cortex lateralis praesens. 626. .1. verrucigera Hue; L. subdepressa Hnsca Nyl. Exs.: Norrl. 241. 627. A. lignieoia Hue; A. gibbosa f. ligwicola Anzi. 628. A. conlOrta Kbr. ; Yerruvariaconlorln Hoff in. Exs. : Fr. 396. Ilepp 629. 629. A. polychroma Anzi. Exs. : Lang. 277. L. polychroma Nyl. 630. v. ochracea Anzi. Exs. : Lang. 70. v. pallesvens Anzi. Exs. : Lang. 530. 630. A. intermulans Aru. ; L. intermulans Nyl. Exs. : Pyr. or. 11 et 12, Am. 1257 b. 631. A. leucera Hue. Corea. 632. A. rolleana Hue; A. caesiocinerca Am. Exs. 1169. 633. A. owaniana line. Japan. 634. A. lecideoidea Hue; L. cinerea f. lecideoidea Nyl. Norway. 635. A. straminella Hue. Japan. b. Cortex lateralis ileficiens. 636. A. exserla Hue. Corea. 637. A. trachyUca line ; Paehyospora calvaria v. trachitica Mass. 638. A. c aesioalba Hue; Uroeoiaria cacsioalba Le Prev. Exs. : Malbr. 175. 639. A. calcaria Kbr; L. calvaria (L.) Sinrft. f. concreta (Schaer.) Kbr. Exs. : Fr. 397. Nyl. Par. 126. Ilepp 627. 640. A.jarinosa Hue ; L. jarmosa (Flic.) Nyl. Exs. : Par. 127, Flag. Alg. 244. 641. A. circummunita Flag.; L. ciroummunita Nyl. Algier. 642. A. endoleuca Hue; L. endoleuca Hue. Belgium, 643. A. Candida Hue ; L. Candida (Anzi) Nyl. Exs. : Anzi Lang. 325. 644. A. lobulata Hue ; L. calcaria f. lobulata (Anzi) Nyl. 645. A. rosacea Hue ; A. polychroma *candida Am. Exs. 999. 646. A. Harmandiana Hue : L. complanula Harm. Exs. : Loth. 688. 2. Paraphyses surnmae simul sphaerico et oblongo artieulatae. a. .Cortex lateralis praesens. 647. A. verrucosa Kbr.; L. verrucosa (Ach.) Laur. Exs.: Anzi It. 211, Ilepp. 193, Tli. Fr. 36. 648. A. mulabilis Kbr ; L. mutabilis (Ach.) Nyl. Exs. i Schaer. 134, Harm. Loth. 697. 649. A. virginea Hue. Spitsbergen. 650. A. Myrini Hue ; L. Myrini (Fr.) Nyl. b. Cortex lateralis ileficiens. 651. A. helvetica Hue. 652. A. bricconensis Hue. Exs. : Am. 1113, Zw. 834. 653. A. psoroides Anzi. Italy. 3. Paraphyses summae oblongo artieulatae. 654. A.'lactea Mass. Italy. Exs. : Anzi 52. 655. A. nigritella Hue; L. nigrilella (Fee) Zahlbr. Brazil. 656. A. entypla Hue; L. enlypta (Krinplr.) Zahlbr. Brazil. 4. Paraphyses sununae olavatae. . Cot 657. A. : lat. * pr; mplanala 1 ; L. mplanala Kin ; Aru. 496. Source: MNHN, Paris KEY TO IIU ASPICILIA 159 b. Cortex lateralis (leflciens. 658. A. siellata Hue. Corea. 659. A. morioides Blomb. Exs. : Arn. 904. 660. A. geographica Hue. Corea. 661. A. microsporeta Hue. Japan, Corea. 662. A. slenospora Hue. Corea. 663. A. cremicolor Hue. Japan. III. llyphae corticis superiors rarapsae. A. Gonidia cystococcoidea velut in precedentilms speciebus. 1. Parapbyses summae moniliformiter articulatae. a. Cortex lateralis praesens. 664. A. obscurata Arn. L. obscurata (Fr.) Nyl. Exs. : Fr. 343. 665. .4. verruculosa Krmpb. Exs. : Arn. 1728. 666. A. aomoriana Hue. Japan. 667. A. tyroliana Hue. Exs. : Arn. 1228 b. 668. A. gerdensis Hue. France. b. Cortex lateralis deficiens. 669. A. luevata Arn. ; L. laevata (Ach.) Nyl, Exs. : Fr. 367. v. albicans Arn. Exs. : Arn. 1167, 1618 ( - superteqens). 670. A. supedegem Arn. Exs.: Arn. 668. 671. A. silvatica Arn. Exs. : Arn. 7o3. 1. doceUensis Hue. L, lusca Harm. Exs. : Harm. 389; v. lusca Hue. L. lusca Nyl. Hungary. 672. A. tephra Hue. Finland. 673. A. Arnoldi Hue. Exs. : Am. 1228. 674. A. inornata Arn. Exs. : Arn. 669. 675. A. Ftturiana Hue. Corea, 676. A. inaequata Hue. Japan. 677. A. squamulala Hue. France. 678. A. rimldria Hue. L. rivulatia Nyl. France. 2. Parapbyses summae simul sphaerico et, oblongo articulatae. a. Cortex lateralis praesens. 679. A. adunans Arn. L. adunans Nyl. Exs. : Loika Hunir. 45 Z\v 938 Arn. 622 b. 8 680. A. lapponica Hue. Exs. : Norrl. 247. b. Cortex lateralis deftcicns. 681. A. Flagei Hue. Exu : Flag. Alg. 124. v. polyophlhalma Hue. Algier. 682. A. proluta Hue. L. caesiovinerea f. proluta Nyl. France. 683. A. pyrenaica Hue. France. 684. A. niphetoda Hue. W. Africa. 685. A. parinijormis Hue; L. porimformis Nyl. Exs. i Johns, 274. 3. Parapbyses summae oblongo articulatae. 686. A. Bockii Hue; L. Bockii Rodig. Exs.: Arn. 932, 1583. 687. A. conlracta llue; L. Bockii f. contrada Th. Fr. Norway. B. Gonidia cln'oolepoidea. 688. A, Ilavida Arn. ; L. flavida Hepp, Exs. : Hepp 630, Anal Lang. 278. 689. A. homalomorpha Hue; L. hvmalomorpha Nyl. France. 690. A. vulcanica tine. Corea. 691. A. nitdliiiu Hue. Japan. Thalli steriles usque modo observati. 692. .1. maslnwala f. pseudoradiata Arn. Exs.: Arn. 1043. 693. A. grisea Arn. Exs. : Arn. Mon. 36. Source: MNHN, Paris Nachtrage zum Artikel : « Uber einige interessante Lebermoose aus Ungarn » von Dr. A. Boros (Budapest) Mein Artikel (Trav. Dryologiques dedies a la Memoire dc Pierre-Tran- quillc Husnot, fasc. I, Paris, 1942) wurde vor mehr als 2 Jahren geschrie- ben. Seitdem sind in der Literatur neure Daten erehienen und ich sclbst machte weitere Funde. Auch aus der alteren Literatur stand mir damals nicht alles zur Verfiigung. Die l'olgenden Erganzungen sollen diese Mangel beseitigen. Riccia Froslii Austin land ich heuer (1942) an dem Ufer der Donau auch bei Dunaalmas im Komitat Komarom, l'erner bei Ujvidek im Ko- mitat Bacs-Bodrog und bei Erd im Komitate Fejer. Uber ihr Vorkommen "in der Umgebund von Budapest bcschaftigt sich J. Szepesfalvi in Annales Mus. Nat. Hungar. Pars Botanica, 34. 1941 : 5 eingehend. Unser Sphaerocarpus lexanus gehort nacli Lorber ( Jahrb. wiss. Bol., 80 , 1934: 065), K. Muller (Die Lebermoose, Erganzungsband, 1940: 206) wolil zu S. europaeus Lorbeer. Lophozia Baueriana ScliilTn. wurde auch aus der Tatra von V. Krajina (Beih. Bol. Centralbl., 1933 : 820-208, Veda Prirodni, 1933 : 184), aus der Kleinen und Grossen Tatra vom . 1 . Smarda ( Sbornik Idub. prirod. Brne 1936 : 43, 1939 : 12) publiziert. In der Tatra land ich sie neuerlich selbst, undwar neben dem Tarajka (gegen Kecskeko) oberhalb Otatrafiired (Stari Smokovec). Scapania aspera Bernet fanden unsere tscliechischen und polnischen Kollegen noch nordlicher als ich selbst, sic wurde namlich von J. Vilhelm (Vestnik Krai. Ces. Spol. Nauk., 1927 : 7, Preslia 1938 : 97) aus der Tatra, aus der Umgebung von Eperjes und von Ban von J. Smarda (1. c. 1939 : 17), endlich aus den Pienninen von St. Kulczynski (Bull. I Acad. Polon. des Sc. Cracouia, 1928 : 132) mitgeteilt. Ich selbst fand sie in der Schlucht Revi-zsoros bei Rev im Komitate Bihar und oberhalb dem Tale Vinkely- volgy bei Barka im Komitate Gomor. Eine neue Plagiochila-Art auf den Azoren par Th. Herzog (Iena) Plagiochila Allorgei Herz. et Perss. n. sp. (1). A. StengelstUck von tier Unterseite 10/1. — B. 2 Stengelbliltter 10/1. — C. Ventrale Blatt basis 10/1. — D. Blattzellnebz im oberen Blattteil, 132/1. — E. Bandcilie, 132/1. (1) = Plagiochila Agostinhoi P. Aixoboe in Exsicc. Bryophyla Azorica, N° 18,^1939. 162 TH. HERZOG Laxe ciespitosa, pallide viridis, mediocris. Caulis 4-5 cm. longus, cum foliis ca 3,5 mm. latus, rigidulus, parum ramosus, fuscus. Folia plano-disticha, con- tigua vcl parum legeutia, e basi late, inserta latiuscule ovata, vix 2 nun. longa et 1,6 mm. lata, mnrgine antico (dorsali) e basi vix decurrente breviter smuato, dein apicem versus curvato-arcuato, margine postico (ventrali) e basi plerumque breviter reflexa alte arcuato, apice basi parum angustiore, ubique fere longe eiliata-margine antico tamen ultra medium plerumque subnudo-eilus basin posticam versus creberrimis et saepius reflexis. ad 10 cellulas longis, tenerrimis. rectis vel liamatis ; cellulae apicales ca 36 x 36 p metientes, basin versus sub- aequales, parum longiores, ubique pellucidae, parietibus tenuibus, trigonis parvis. — Cetera desunt. Azoren : San Miguel, Furnas, pentes d'un ravin, leg. V. et P. Allorge, VI.1937. Plagiochila Allorgei diirfte die nSchsten Beziehungcn zu P. blepha- rophora (Nees) Lindb. einerseits, anderseits zu den Arten der Gruppe « Acanlhophyllae » H. Carl aufweisen, unterscheidet sich abcr von alien hierher gehdrigen Arten durch die reichlichen und sehr dunnen, oft schlafTen Blattwimpern. Mit P. blepharophora , der sie unzweifelhaft am nachsten kommt, besteht eine grosse Ahnlichkeit noch dadurch, dass der untere Blallrand an der Basis oft in Form cines kleincn bewim- perten Ohrchens zuriickgeschlagen ist, doch finden sich Anklange dieser Art auch bei einer der « Acunthophytlac ». namlich P. subpropinqua Schifln. (vgl. H. Carl, Die Art typen und die systematische Gliederung der Gattung Plagiochila. Ann. Bryol. Suppl., Vol. II, 1931, S. 196). Aus geographischen Griinden merkwurdig ist, dass diese Plagiochila viel nahere Anklange an eine Reihe ostasiatischer Arten, als an irgend eine der neotropisclien Typen zeigt. Au sujet du Sphagnum molle Sull. en Espagne et de sa variete limbatum Wst. dans les Landes par Valia Allorge (Paris) En automnc 1943, mon mari et moi avons precede a la revision des echantillons de Sphagnum molle Sull. recoltes par nous au cours de nos explorations botaniques en Espagne. La fin prematuree de Pierre Allorge ne lui a pas permis de rediger cette note qu’il se proposait de publier et je me fais un pieux devoir de terminer ce travail (1). Le S. molle Sull. est une espece atlantique nord-americaine : Table Mountain, Caroline du Nord (Gray) ; Tallulah Falls, Georgie (Lesqu- reux); Quaquer Bridge, New Jersey (James, Austin) (2), Floride, Alabama, Louisiane (Wst.). F.n Europe, cette espece n’a etc trouvee quo dans quelques regions, mais elle s'avance assez loin des cotes. Nous avons releve dans les Herbiers du Museum les localites suivantes : Suede, Bergyven (1863); Lindberg, dans le Westergotland; Allemagne : var. pulchellum Limpr. : Bassum, prov. de Hanovre (leg. Beckmann, 1833), en Baviere (leg. J. Kaulfup, 1900); pres d’Aurich, en Frise orient, (leg. V. Eiben) ; Friglitr, dans le Priegnitz (1899, Warnstorf el Jaap); Kreis Stormann, dans le Holstein (leg. G. Timm, 1905); Prussc orient. (Koppe), Breme (Folke), dans le Harz (Lceske) ; Hollande : Frise (Koopmans) ; Belgique : Calmpthout (leg. Vanderbrceck, 1884); Villerzie (Gravet, 1916) ; var. squarrosum, fiords de la Gileppe pres de Liege dans l’Hertogenvald (Vanderbrceck, 1887); Angleterre : pres de Warren, Croneborough, dans le Sussex (W. E. Nicholson, 1900). En Suisse, Ch. Meylan 1’a trouve dans plusieurs tourbieres du Haul Jura (Vraconnaz, La Thomasctte, aux Cornets 5 1.400 m. d’altitude). 11 faut remarquer que cet auteur ne considere plus le .S', molle coniine une espece aulonome, mais comme une sous-espece du S. acutifolium. Pour lui, le caractere des feuilles caulinaires Ires elargies au milieu est tres variable. « Quant aux feuilles rameales, clles sont fre- quemment absolument entieres jusqu’au sommet, memo lorsque la plante est caracterisee par les feuilles caulinaires nettement rhomboidales. » En ce qui concerne le sillon de resorption, Ch. Meylan n a pas etudie suffisamment la Constance de ce caractere qu’il croit egalement variable. Malheureuscment, nous n’avons pas pu, par suite des circonstances, examiner des echantillons de ces provenances. A ces localites il faut ajouter deux localites russes peu connues, decou- vertes par I). K. Zerov en Ukraine, dans les marais de Korosteni (marais Source: MNHN, Paris 164 VALIA ALLORGE de Gvosd pres du village Ozeriane et dans les marais de l’etang Dodove pres du village de Perg). Dans ces localites ce Sphagnum se rapproc.he de la variete molluscoides (C. Muller Wst. fo. heterophyllum) (1). En France, les premieres indications sont des Ardennes a Montherme et entre Revin et Fumay (leg. Cardot), ensuite viennent les localites tres disjointes : Finistere, Saint-Hernin, Chateaulin et Commana (Camus) ; Sarthe, Parignc-l’Eveque (Theriot el Monguillon) ; Foret de Courcelles (Richard) ; Vosges, Roehesson (Dismier) (2); Basses-Pyrenees, les Aldudes (Dismier, Bryotheca gallica, n° 109, 1925). Nous l’avons retrouve, tres abondamment fertile, en septembre 1926, aux Aldudes, vers 400 in. d'altitude, sans doute dans la localitc de G. Dismier. Comme cet auteur l’a justement remarque, le 5. molle croit tres frequemment avec le S. rigidum avec lequel on pourrait le confondre, mais il s’en distingue sur place par sa teinte legerement violacee. Dans la Peninsule Iberique, cette Sphaigne a ete citee par I. Newton pr6s de Porto. Au cours de nos voyages en Espagne, nous avons trouve le S. molle, pour la premiere fois, en 1927, dans une lande tourbeuse sur les pentes du Monte Ames, a 450 m. d’altitude, aux environs de St-Jacques-de- Compostelle. II etait accompagne de S. rigidum Schimp., S. subnilens Russ, et Wst., S. mottuscurn Bruch, S. papillosum Lindb., Odontoschisma Sphagni Dum., Campylopus brevipilus Br. eur. et Aulacomnium paluslre (L.) Schvsegr. (3). En 1933, nous avons eu la chance de rencontrer ce Sphagnum aux Asturies, dans une lande tourbeuse pres de Luarca (vallee du rio Negro), puis egalement dans une lande du meme type entre Luarca et Carroyas, a peu pres avec le meme ensemble de Sphaignes : A. rigidum, S. subnilens, S. tenellum, S. cuspidatum et S. cymbifo'lium (4). Enfin, nous l’avons r>volte, en Galice, entre Ribadeo et Fonsagrada. dans une localite dite « La Garganta », a 823 m. d’altitude, avec le S. rigidum, S. subnilens et S. Pylaei. Le S. molle peut supporter une secheresse edaphique considerable en ete sur des pentes soumises h une forte insolation (Haute vallee des Aldudes, pentes du Monte Ames). Les echantillons de Monte Ames et celui du rio Negro sont d’un vert- jaune legerement lave de rose-violet, alors que ceux des Asturies et de La Garganta sont d’un rose-violet presque sombre. Les exemplaires provenant de nos localites espagnoles ont ete soumis 5 un examen minutieux. Nous avons observe quelques variations tres legeres quant a la forme des feuilles caulinaires, variations qui portent surtout sur un plus ou moins grand elargissement de la partie moyenne de la feuille (fig. 1). Les feuilles rameales, comme le decrit G. Dismier, sont munies dans la partie superieure de cellules marginales faisant saillie sur les bords de la feuille, qui semble ainsi garnie de petites dents allongees (1) I). K. Zerov, Viznatchnik sphagnovicb (torfovich) mochiv Ukralni (Contribution a la connaissance des Sphaignes de 1'Ukraine) (Wseukrainskaia Akad. Nuuk, Kiev. 1035, p. 18). (2) Dismier (G.), Flore des Sphaignes de France (Arch, de Bot.. I, Mem. n° 1. 1927, n. 23-241. (3) Allorge (P.), Muscineas nuevas para la flora e Hist. Nat, Madrid, 27, 1927, p. 457). (1) Allorge (P.), Muscinees des provinces du Nord Bryol., 7, 1934-1935, p. 206). ianola (Bot. de la It. Soc. rs;>. du Centre de l’Espagne (Rev. Source: MNHN, Pans SPHAGNUM MOLLE EN ESPAGNE ET VAR. I.IMBATUM DANS LES LANDES 165 et espacees. Le sillon de resorption (Resorptionfurche) sur la marge externe des feuilles rameales a etc observe d’une fa?on constante sur un grand nombre de coupes transversales effectives sur plusieurs echan- tillons. II s’agit done du S. mollc typique (fig. 1, fig. 2, S. molle des Aldudes). Fig. 1. — A, Feuilles caulinaires x 35 du S. molle des Asturies ; B, Coupes transversales ’.). — Les Sphaignes do Bretagne (Bull. Soc. Sc. Nat. ile I'Ouest de la France. Nantes, 6, fast - . 1, p. 267. 294). Dismier (0.). — Une nouvelle localite fran<;aise de Sphagnum, molle Sull. (Sph, Muelleri Schp.) (Bull. Soc. bol.. 47. 1900, p. 82-83). Dismier (G.). — Le Sphagnum molle Sull. dans les Pyrenees Basques (Bull. Soc. bot., 55, 1908, p. 603). Dismier (G.). — Flore des Sphaignes de France (Arch, de Bot., 1, Memoire n° 1, 1927). Hillier (L.). — Catalogue descriptif el misonne des Sphaignes de Franche- ComtS el zones limilrophes (Be.sangon, 1943, pp. 46-48). Lid (Johannes). — Sphagnum strictum Sull. and Sphagnum americanum Wst. in Scotland (Journ. of Bot., juin 1929, p. 172). Meylan (Ch.). — Kecherches sur les Sphaignes de la section Acutifolia dans le Jura (Rev. bryol., 33 e ann., 1905, n° 2). Renauld (F.) et Cardot (J.). — Musci Ainericae septentrionalis (Rev. bryol., 1892, p. 6). Siierrin (W. R.). — Note by Mr. W. R. Sherrin (Journ. of Bot., juin 1929, p. 175). W a restore (C.). — Sphagnales-Sphagnaceie, Leipzig, 1911, p. 132. Zerov (D. K.). — Viznatchnik sphagnovich (torfovich) mochiv L'kraini (Contri¬ bution a la connaissance des Sphaignes de PUkraine) ( Wseulcrainskaia Akad. Nauk, Kiev, 1935, p. 18). (1) Sherrin (W. R.), Note by Mr. W. R. Sherrin (Journ. of Bot., Juin 1929, p. 175). Etabliasements A. BRULLIARD. impiimeurs, St-Uizicr (H.-M.). C. O. L. 31.0557. — HIM Source: MNHN, Paris TABLES DU TOME QUATORZIEME [paru sous le titre: Travaux Bryologiques didiis a la MSmoire de Pierre-Tranquille Husnot (1944).] ARTICLES Allorge (V.). — Au sujet du Sphagnum nolle Sull. en Espagne et de sa variete limbntum Wst. dans les Landes.163 Bimont (G.). — Excursion bryologique a la tourbiere de la Caiileuse (foretde Montmorency). 114 Boros (A.). — Nachtriige zum Artikel: Ueber einige interessante Leber- moose aus Ungarn. 16o Duclos (P.) et Lavergne (L.). — La vegetation bryologique de la Ck&tai- gneraie du Cantal .. gg Gams (Helmut). Beitrage zur Kenntnis der nivalen Lebermoose der Alpen. 34 Gaume (R.). - Sur quelques groupements muscinaux de la foret de Fluelgoat (Finistere). 43 Fulford (Margaret). — Vegetative reproduction in Bryopteris fruticulosa , Ta yl. 26 Guillaumot (M.). — Plantes rares ou nouvelles pour la France du Val dTsfere et de Peisey. Hg IIerzog (Tk.). — Eine neue Plagiochila-krt auf den Azoren.161 • I.eggli (M.). —Bryophytes du Val Piora. 98 Koppe (F.)- — Las mediterrane Element in der Moosflora Wetsfalens. . 89 Ernst-Schwarzenbacii (M me Marthe). — La sexuality et le dimor- pkisme des spores des Mousses.105 Jovet (Paul et Suzanne). — Peuplement bryologique des bois pourris- sants et rochers ombrages des environs de Samoens (Haute-Savoie). 120 I-e Testu (G.). — La correspondance de T. Husnot avec R. Lenormand. 1 Magnusson (A. H.). — Key to Hue’s Aspicilia .149 Persson (Herman). — Existence de Mousses au fond des lacs en Suede. 84 Foxier de la Varde (R.). — Le Fissidens intralimbatus Rutke dans les Basses-Pyrenees. 81 Sainsbury (G. 0. K.). — Nortkern Mosses in New Zealand. 30 ESPACES NOUVELLES Muscinees Bryum Samuelssoni Tker., 17. < 'innpylopas haitensis Tker., 8. Cryptoneurum Tker. et P. de la V., genre nouveau, 22. f '■ryptoneurum acuminatum Tker. et P. de la V., 23. IHdymodon planijolius P. de la V. et Tker., 11. Grimnvia antillarum Tker., 13. Macfomilrium hailense Tli4r., 15. Microihamnium Ekmani Tker., 22. Physcomitrium Ekmani Tker., 16. Plagiochila Allorgei Herz. et Perss., 161. Pogonatum Ekmani Tker., 24. Pterobryopsis dentata Tker., 18. Ptilium orthothecium Tker., 21. Tortula doiningensis Tker.. 12. Trichostomum (f) Ekmani Tker., 10. Zygodon domingensis Tker., 14.